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deux sources différentes: 10. dans la terre, 20. dans l'air. |
Dans la terre, les plantes trouvent les composés de potasse, de soude, de silice, de chaux, d'azote, etc. ; l’air leur fournit surtout le carbone ou charbon, et une certaine proportion d'azote, et, dans l'air, aussi bien que dans la terre, elles trouvent l’eau en qui, décomposée par les plantes, leur fournit la plus grande partie de l’hydrogène et de l'oxygène qui entrent dans leur composition.
ne terre fertile est donc celle qui contient en de justes proportions les composés de potasse, de soude, de chaux, de silice, d'azote, etc, nécessaires à la nutrition des plantes. Or, il est au pouvoir du cultivateur de donner à la terre ces divers éléments, quand elle en a été privée par une longue suite de récoltes.
En effet, à chaque récolte, les plantes, comme le blé, l'orge, le seigle, l’avoine, les pois, les légumes, enlèvent au sol une certaine proportion de ces composés; et lorsqu'une terre a été ainsi cultivée pendant une longue suite d'années, il vient un temps où elle ne possède plus ces éléments nécessaires à la production des plantes, et alors elle devient infertile, improductive.
La seule différence qui existe entre une terre neuve et une terre ancienne est donc la suivante : une terre neuve contient tous les sels nécessaires à la nutrition des plantes,
tandis qu'une terre qui a vieilli ne les con- | tient plus, ou ne les contient qu’en de trop!
faibles proportions.
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Le seul moyen possible de rajeunir les vieilles terres, est de leur redonner les divers composés nécessaires à la nutrition des plantes; c’est ce que l’on obtient à l’aide des engrais.
Des Engrais.
Les engrais dont on peut faire usage économiquement en Canada sont les suivants :
lo. engrais de ferme, ou fumiers ordinaires ; 20. engrais verts ; 30. terreau ; 40. chaux ; 50. plätre ; 6o. cendres.
10. ENGRAIS DE FERME.—Le fumier d'étable contient tous les sels nécessaires à lanutrition des plantes. En effet, il renferme, dans sa composition, les substances azotées en grande quantité, les sels de potasse, de chaux, de soude, la silice, etc. Le cultivateur doit donc faire tous ses efforts pour augmenter le plus possible la masse de ce précieux engrais. On parvient à ce résultat, surtout, par l'usage des litières.
LITIÈRES.—Comme litières on emploie, en premier lieu, les pailles des diverses céréales. On doit utiliser encore comme litières, les balles de grains, les mauvaises herbes provenant des sarclages, les fougères, la terre de savane, les feuilles d'arbres, et, à défaut de toutes ces substances, la terre ordinaire.
Les litières agissent de deux manières :
lo. Elles retiennent et conservent les sucs du fumier (le purin) et les urines; ces dernières sont une des parties les plus actives
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20. Les litières de paille, de terreau, de feuilles,de fougères, etc. une fois imprégnées du suc des fumiers et des urines, se putréfient aisément. En se décomposant, elles cèdent à la terre non-seulement les divers sels provenant des urines et du purin dont elles sont imprégnées, mais encore les composés de potasse, de chaux, de soude, etc.,
ui entrent dans la composition de ces litières elles-mêmes.
ENGRAIS VERTS.—On donne le nom d’engrais verts à certaines plantes que l’on sème et que l’on enfouit ensuite dans la terre par le labour, lorsqu'elles ont acquis assez de développement. Le sarrazin est un engrais vert excellent.
Il est facile de comprendre comment les engrais verts enrichissent la terre. En effet, pour se developper et s’accroître, le sarrazin, comme toutes les autres plantes, est obligé de puiser sa nourriture non-seulement dans le sol, mais encore dans l'atmosphère. Au sol il enlève les divers sels qu’il renferme ; à l'air et à l’eau il prend le carbone, l'hydro- c gène, l'oxygène et l'azote. E cha
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Le sol se trouve donc enrichi d'autant. C’est de la même manière qu’agissent les friches.
TERREAU, HUMUS.—Les feuilles qui tombent des arbres tous les ans, les plantes, les herbes, qui ne sont pas récoltées, ainsi que leurs racines, etc., se décomposent peu à peu sous l'influence de l'air et de la chaleur, et finissent par se réduire en une substance noirâtre. C’est à cette substance qu'on donne le rom de {erreau ou d’humus. Ce terreau se trouve en très-grande quantité dans certaines terres basses désignées sous le nom de savanes. On donne alors à ce terreau le nom de /erre de savane.
Nous avons déjà vu que ce terreau forme une excellente litière pour les animaux; de même, enfoui dans le sol, tel qu’il sort de la savane, et sans avoir passé par la litière, il se décompose à la longue, cède au sol les sels et les principes qu’il renferme, et l’enrichit. Le décomposition du terreau, et, par conséquent, ses bons effets, sont grandement accélérés et augmentés si on le mêle à une certaine quantité de chaux avant de le répandre sur la terre. On donne à ces mé-
| langes le nom de composts.
CHAUX.—Les effets bienfaisants de la chaux sont dus à un grand nombre de causes qu’il serait trop long d’énumérer 1ci. “ Cette substance, disent Girardin et Dubreuil, est devenue peu à peu la base de la culture dans toutes les régions de l’Europe où l’agriculture est en progrès, et son usage ne cesse de s'étendre.”
I] suffit de songer que le prix de la chaux en Canada, rendue sur les lieux, est d’une iastre à une piastre et demie la barrique ; Î suffit de se rappeler qre deux à trois barriques par arpent ont toujours pour effet de doubler et même de tripler le rendement
d'un lopin de terre, pour comprendre quels 4 services immenses la chaux est appelée à d rendre aux agriculteurs de ce pays.
PLATRE.—SNon action se fait sentir tout te spécialement sur certaines plantes, telles le: ue le trèfle, la vesce, les pois, le tabac, les Ce choux, le lin, le chanvre, le sarrazin, et va quelques autres. pri CENDRES.—Les cendres, tous les cultiva- | de
teurs le savent, sont un des meilleurs engrais
à employer. Dans la composition des cen-
dres il entre des sels de potasse, de soude, de chaux, de la silice etc. Les habitants des À campagnes qui avoisinent les villes achè- } on tent à grand prix les cendres lessivées des D Clai fabricants de savon. Les cendres lessivées | portent, en Europe, le nom de charrée. La E sti charrée contient beaucoup plus de chaux E gl que la cendre ordinaire. vu
DIVERS AUTRES ENGRAIS.—[Enfin, il est | une foule de substances, qui, utilisées à propos, ont l'effet d'enrichir la terre et d’augmenter le rendement des récoltes ; il suffira d'en énumérer quelques-unes: ce sont les excréments humains, la suie, les diverses eaux de lavage, les déchets de laine, les poils et carcasses d'animaux, le crépi de démolition, le varech, etc., etc.
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Pour qu’un sol soit fertile, il ne suffit pas u'il contienne, naturellement, ou qu'on lui ournisse tous les éléments que nous venons de passer en revue; il faut encore que la main, que le travail de l’homme prépare la terre, la façonne, par les amendements, par les labours, les hersages, l’égouttement, etc. Ces diverses opérations, cependant, doivent varier, dans certains cas, suivant les propriétés physiques du sol, suivant les qualités de la terre que l’on se propose d’ensemencer.
Variétés de terres.
Pour les besoins ordinaires de la pratique, on peut diviser les terres en deux grandes classes: 10. Terres fortes ; 20. Terres légères.
TERRES FORTES.—(Ce sont les terres constituées par des sols argileux ou glaiseux ; la glaise ou l'argile est, comme nous l'avons vu, un silicate d’alumine. Ces terres sont plus ou moins fortes, suivant qu’elles contiennent plus ou moins d'argile. Les unes en contiennent tellement, qu'elles sont tout à fait impropres à l’agriculture ; d’autres renferment, en même temps que l'argile, une plus ou moins grande quantité de sable qui diminue leur force. Lorsque le sable et l'argile sont dans de justes proportions, on dit ordinairement que la terre est franche.
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