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LIV. I, CIIAP. X, ACIDE PERCIIL0R1QUE

distillatoire (fig. 108); l’acide perclilorique aqueux se condense dans le récipient.

Pour l’obtenir aussi concentré que possible, on le distille de nouveau avec quatre fois son poids d’acide sulfurique concentré; à 110° l’acide

monohydraté passe tout d’abord à la distillation : puis la température s’élève peu à peu jusqu’à 200° ; et l’on voit se déposer dans le col de la cornue des cristaux d’un hydrate CIO7, 110 + IPO2 résultant de la combinaison de l’acide monohydraté avec l'hydrate liquide C107,U0 4- 2H20‘2 qui bout à 200“. Dès qu’on voit apparaître ces cristaux, il faut changer le récipient.

584. Propriétés. — L’acide perclilorique, CIO7, 110, est, d’après M. Pioscoë, un liquide, incolore s’il est pur, très mobile; sa densité à 15°, 5 est 1,782. M. Berthelot a fait cristalliser ce liquide dans un mélange réfrigérant. Les cristaux séparés de l’eau mère, liquéfiés et solidifiés de nouveau ne fondent plus qu’à 15°. C’est l’acide perchlorique monobydraté, l’acide liquide de M. Roscoë renfermant encore quelques centièmes d’eau excédante. II est extrêmement avide d’humidité et répand à l’air d’épaisse fumées; aussi, quand on le met en contact avec ce liquide, il produit le bruit d’un fer rouge plongé dans l’eau. La dissolution de l’acide monohydraté liquide dans 100 fois son poids d’eau à 19° dégage H- 20cal,o, quantité de chaleur qui est plus que double de celle que dégage l’union de l’eau et de l’acide sulfurique monohydraté et sensiblement la môme que celle des acides phosphorique et sulfurique anhydres. 11 fait explosion au contact du papier, du bois, et particulièrement du charbon de bois, et se décompose spontanément au bout de quelques jours, même dans l’obscurité.

Si l’on ajoute à l’acide monohydraté 2 équivalents d’eau, la masse se prend en cristaux volumineux par refroidissement. On obtient ainsi

CHIMIE INORGANIQUE

Tliydrate CIO7, 110 -|-II202, que depuis Sérullas on considérait comme étant l’acide perclilorique monohydraté. Ces cristaux fument à l’air et y tombent en déliquescence. Ils fondent vers 50°; leur dissolution dans l’eau est accompagnée d’un dégagement sensible de chaleur. Leur action sur les matières organiques est moins énergique que celle de l’acide monohydraté, mais ils peuvent néanmoins allumer le papier et le bois, quand on les fond au contact de ces substances.

Enfin, si l’on distille de l’acide perclilorique très étendu, on voit d’abord passer de l’eau, puis des vapeurs acides et, à 200°, un acide de composition constante, mais qui ne peut être représentée par une formule simple. Celle qui s’en rapproche le plus est

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