LIV. J, CIIAP. X, ACIDE CHLORHYDRIQUE
à 60°R, d’abord dans des cuvettes spacieuses, en fer ou en plomb (si l’on veut obtenir du sulfate de soude exempt de fer) et où la réaction commence (fig. 113-114). Il se forme d’abord du bisulfate de soude qui reste mélangé avec l’excès de chlorure de sodium et forme avec lui une masse fluide que l’on fait couler dans un moufle chauffé à la flamme d’un foyer. Ce moufle doit être porté au rouge pour que la réaction du bisulfate de soude sur le sel s’achève complètement :
NaO,HO,S-0G.+ NaCl = 2Na0.S-06 4- HCI.
Au-dessus de la cuvette, et au milieu du moufle, se trouvent deux larges conduits, en communication avec la cheminée de l’usine qui appelle les
gaz et les conduit séparément dans deux appareils de condensation où l’acide chlorhydrique se dissout à peu près totalement. Ces appareils de condensation varient d’une usine à l’autre, ils ont cependant des éléments communs. En général le gaz sortant des fours traverse de grandes auges en pierre, puis une série de bonbonnes, réunies entre elles par de larges tubes qui donnent passage aux gaz, et par un tube latéral, qui permet au liquide qu’elles contiennent de passer de l’une à l’autre (fig. 415-116); enfin au sortir des bonbonnes, le gaz traverse
CHIMIE INORGANIQUE
des tours en briques goudronnées, remplies de coke constamment humide où s’absorbent les dernières traces d’acide chlorhydrique; l’air qui était entré dans les appareils, les gaz des foyers qui ont pénétré dans le moufle, vont dans la cheminée, qui doit posséder un bon tirage pour faire circuler le gaz dans tous ces appareils à la surface du liquide qu’ils contiennent.
En faisant tomber à la partie supérieure une quantité d’eau suffisante, qui se rendra dans les bonbonnes et circulera de la dernière à la première, pour s,e rendre ensuite dans les grandes auges, on peut retirer de celles-ci, d’une manière presque continue, de l’acide chlorhydrique .concentré (à 21° Beaumé).
Fig. 116.
On n’est arrivé à ce résultat que par l’emploi de fours à moufle qui séparent presque complètement le gaz chlorhydrique des gaz du foyer. Autrefois on achevait de décomposer le sel dans des fours à reverbère où "l’acide chlorhydrique se mélangeait à la fumée, mais alors la condensation devenait très difficile à cause de la présence des gaz inertes qui retardent la dissolution des gaz les plus solubles. La nécessité où se sont trouvées les usines, de ne laisser échapper aucune vapeur nuisible au dehors, a fait employer les fours à cuvette ou d’immenses tours de condensation, dont l’établissement est coûteux et où, en consommant beaucoup d’eau, on n’obtient qu’un acide dilué.
596. Impuretés de l'acide du commerce. — 11 Contient diverses