LIV. I, CIIAP. XI, ACIDE IODII VDRIQUK
remarqué que si l’on veut obtenir ainsi une solution incolore, on ne peut espérer qu’elle contienne plus de 40 à 42 pour 100 d’acide réel (H1 -t- 10II2 O2). Un excès d’iode se dissoudrait dans ce liquide en le colorant en brun sans que l’hydrogène sulfuré fût capable de le faire disparaître. L’acide iodhydrique concentré ou l’hydracide gazeux attaquent en effet le soufre avec formation d’iodures de soufre bruns de composition inconnue IS\ Et si l’on cherche, comme l’a fait M. Berlhelot, la limite à laquelle cesse la réaction entre l’acide iodhydrique et le soufre, on trouve ponr composition de cette solution limite HI H— 6FI202, composition voisine de celle à laquelle nous ont tout à l'heure conduit des considérations physiques.
426. Action de la chaleur. — L’acide iodhydrique est beaucoup moins stable, sous l’action de la chaleur, que les acides chlorhydrique et bromhydrique. Ce gaz commence en effet à se dissocier vers 180° sous la pression ordinaire; la proportion duTgaz dissocié atteint rapidement 2,6 pour 100 à 440° et 5,4 pour 100 à 700°. À une même température, la proportion de gaz dissocié paraît augmenter rapidement avec la pression. Même effet est obtenu en présence de la mousse de platine, qui se comporte en général comme si elle condensait les gaz dans ses pores. M. Ilautefeuille, qui a étudié la dissociation de l’acide iodhydrique par la chaleur, a constaté qu’en faisant passer sur de la mousse de platine maintenue à une température fixe des volumes égaux d’hydrogène et de vapeur d’iode, la combinaison n’est que partielle et que la proportion des éléments libres est égale à celle qui se sépare lorsqu’on fait passer le gaz iodhydrique à la même température sur la mousse de platine. Chacun de ces phénomènes est donc limité par la réaction inverse.
La limite de combinaison des deux gaz ou de décomposition de l’acide a été étudiée avec un grand soin par M. G. Lemoine.
Sous une même pression (2 atm.), on a obtenu en chauffant en tube scellé à
comme expression du rapport de l’hydrogène libre à l’hydrogène total. La dissociation de l’acide iodhydrique croît donc avec la température. Mais ce nombre paraît indépendant de la pression du mélange, car si à une même température (440°) on fait varier la pression, on obtient, pour ce même rapport, un nombre sensiblement constant :
CHIMIE INORGANIQUE
Pressions.
Ces réactions en tube de verre scellé sont longues à effectuer et il est à craindre que, l’attaque du verre par la vapeur d’iode et l’hydrogène venant compliquer le phénomène, les limites obtenues ne soient la résultante de réactions complexes.
4*27. Propriétés ehsaniqgics. — Un mélange de 4 volumes de gaz iodhvdrique et de 1 volume d’oxygène brûle avec une flamme rouge, à l'approche d’un corps incandescent