chimiques. — Le bore cristallisé est très peu
altérable; le bore amorphe est facilement attaqué par la plupart des agents chimiques.
1° Bore amorphe. — Le bore amorphe brûle vivement dans l’oxygène, à une température peu élevée; il décompose la vapeur d’eau au rouge en dégageant de l’hydrogène : il se transforme alors en acide borique. 11 se comporte avec le soufre comme avec l’oxygène : il s’unit directement avec lui pour former un sulfure de bore correspondant à l’acide borique. Le même corps prend naissance quand on fait passer de l’acide sulfhydrique sur du bore amorphe chauffé; il se dégage en outre de l’hydrogène. Le chlore, le brome, l’iode, l’attaquent vivement et donnent des chlorures, bromures et iodures correspondant à l’acide borique ; les acides chlorhydrique, bromhydrique, donnent les mêmes produits, avec dégagement d’hydrogène; la décomposition de ces acides a lieu avec dégagement de chaleur et de lumière, à une température peu élevée.
Le bore réduit, comme le ferait un métal, les chlorures de mercure, de plomb et d’argent, ainsi que la galène (sulfure de plomb naturel) ; il se produit du chlorure de hore dans le premier cas, et du sulfure dans le second ; le métal est mis en liberté.