C4H208,2II202 = C204 + C202 + 3H
Si, dans l’opération précédente, on substituait à l’acide oxalique l’acide formique, il ne se dégagerait que de l’oxyde de carbone. L’acide sulfurique s’emparant des éléments de l’eau, on a en effet
Mais l’acide formique est d’un prix trop élevé pour qu’on puisse songer à utiliser couramment cette réaction si simple.
2° Par l'acide sulfurique et le ferrocyanure de potassium.
On obtient encore très commodément jl'oxvde de carbone en chauffant le cyanure jaune de potassium cristallisé et pulvérisé avec 8 à 10 fois son volume d’acide sulfurique concentré ; on chauffe jusqu’à liquéfaction complète du mélange, et l'on arrête les traces d’acide cyanhydrique qui se forment dans cette réaction en faisant passer le gaz à travers une dissolution de potasse.
La théorie de la réaction est la suivante : les cyanures chauffés avec l’acide sulfurique contenant une certaine quantité d’eau fixent les éléments de quatre équivalents d’eau et donnent naissance à des sul~ fates d’ammoniaque et de la base du cyanure, en même temps qu’à de l’oxyde de carbone :
2(MC3Az) + 2(S206,H202) + 2H202 = 2M0,S206 + 2AzII40,S206 + 2C.
Il en est de même du cyanure jaune, qui est un cyanure double de potassium et de fer ; il donne alors des sulfates de potasse, de fer et d’ammoniaque et de l’oxyde de carbone :
2[K2Fe(C2Az)3] + 3H202 + 6(S206,H20*) -f 3H202 = 5(2AzH40,S206) + 2FeO,S20'î+6C202.
petit fragment de potasse dans chaque éprouvette et agiter avec un peu d’eau, pour enlever tout l’acide. Le gaz qni reste après cette opération est parfaitement pur.