LIV. I, CIIAP. XVI, BICARBURE D’HYDROGÈNE
bonique solide et d’éther et d’une pression considérable. On obtient ainsi un liquide mobile et incolore, dont la vapeur exerce à — 76°, 1 une tension de 4atm,G et à— 17°, 8 une tension de 27 atmosphères environ. Suivant les déterminations de M. Cailletet, l’éthylène se liquéfie sous les pressions suivantes :
60atm. à + 10°
Son point critique est voisin de H- 15°.
L’évaporation de l’éthylène liquéfié produit une température plus basse que celle du protoxyde d’azote. Elle peut être évaluée à — 105° environ.
543. Propriétés chimiques. — Le bicarbure d’hvdrogène est combustible ; il brûle au contact de l’air en donnant une flamme blanche, très éclairante. Les bords de l’éprouvette se recouvrent dans cette circonstance d’un petit dépôt de charbon. Un mélange formé de 1 volume d’hydrogène bicarboné et de 3 volumes d’oxvgène détone avec tant de violence, que le flacon dans lequel on fait l’expérience est toujours brisé; aussi faut-il l’entourer d’un linge épais, afin de retenir les éclats du verre ; les produits de la combustion sont de l’acide carbonique et de la vapeur d’eau :
L’hydrogène et l’éthylène chauffés dans une cloche courbe à volumes égaux se combinent lentement et incomplètement et forment de l’hydrure d’éthylène G4H6, homologue supérieur du formène,
L’éthylène se combine directement avec l’acide iodhydrique pour former l’iodhydrate d’éthylène C'di4 (HI). Mais, si on chauffe ce gaz en présence d’une solution concentrée d’acide iodhydrique, vers 280°, l’iode est mis en liberté et l’hydrure d’éthylène prend naissance :