Voir sur la dialyse une note à la fin de ce volume
ou la fond cependant au chalumeau à hydrogène et oxygène, et même dans un bon feu de forge, en un verre limpide et transparent, dont la densité est égale, comme on devait s’y attendre, à 2,2.
609. Propriétés chimiques. — Le quartz et la silice ordinaire ne sont attaqués par aucun métalloïde ; mais, comme l’acide borique, ils peuvent être réduits par l’action simultanée de deux métalloïdes ayant, l’un de l’affinité pour l’oxygène, et l’autre pour le silicium (charbon et chlore; charbon et soufre); les produits sont analogues à ceux qui résultent de l’action des mêmes corps sur l’acide borique (477).
Aucun acide n’attaque la silice ou le quartz, excepté l’acide fluorhydrique, qui les dissout avec facilité. Il se forme du fluorure de silicium et de l’eau :
Si204 -f- 4HF1 = Si2Fl4 + 2H202.
Les alcalis peuvent, au contraire, se combiner avec l’acide silicique ; la silice gélatineuse, obtenue par la décomposition du fluorure de silicium par exemple, se dissout avec facilité dans une dissolution de potasse ou de soude, même étendue; la silice calciné ou fondue s’y dissout à l’ ébullition, le quartz ne s’y dissout qu’avec une extrême lenteur. Ces propriétés sont utilisées par les chimistes pour reconnaître à quel état la silice libre se trouve dans certains mélanges naturels.
Les carbonates de polasse et de soude sont facilement attaqués par la silice et même par le quartz à une température élevée ; on fait l’expérience dans un creuset de platine qu’on chauffe au rouge; on voit alors le dégagement d’acide carbonique qui accompagne la dissolution de l’acide silicique dans le carbonate fondu. Cette expérience met bien en évidence la propriété acide de la silice, puisqu’elle fait voir que ce corps chasse les acides et prend leur place dans les combinaisons salines.
610. Hydrates de l'acide siiîeique. — La silice gélatineuse, desséchée à la température ordinaire, dans le vide, contient toujours 16,5 pour 100 d’eau, ce qui correspond à la formule 5Si?0%2H202.
Cet hydrate, chauffé à 120°, perd la moitié de son eau et devient :
3Si804,II202.
D’après M. Doveri,on obtiendrait encore le premier hydrate 5Si2Ov,2Hs02, en faisant passer un courant d’hydrogène sulfuré dans une dissolution de silicate de cuivre dans l’acide chlorhydrique, et évaporant la liqueur dans le vide, en présence de la chaux vive. Il se dépose alors sous