LIV. I, CI1AP. XX, CLASSIFICATION DES MÉTALLOÏDES
dans les formules, entraînerait seulement le dédoublement de l’exposant du carbone. L’bydrogène silicié devrait alors se formuler SiH\ en prenant
Si = 2Si = 28.
Les symboles
11 = 1 Cl = 55,5 0 = 16 Az = 14
correspondant à des volumes égaux et le symbole €=12 du carbone étant défini comme nous venons de le faire, les formules suivantes représenteront les types des combinaisons hydrogénées des métalloïdes des diverses familles
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La classification de M. Dumas groupe donc les métalloïdes en éléments monoatomiques, diatomiques, triatomiques et tétratomiques, l’hydrogène étant lui-même monoatomique; mais cette conséquence n’est pas absolue, elle est relative seulement à l’ordre de combinaisons qui a servi à établir cette classification. En effet, l’iode qui se combine à l’hydrogène à volumes égaux, peut se combiner avec le chlore dans le rapport de 1 volume d’iode pour 3 de chlore; monoatomique dans le premier cas, l’iode est triatomique dans le second ; l’azote triatomique dans l’ammoniaque serait pentatomique dans le chlorhydrate d’ammoniaque (AztDCl).On verra, dans l’étude des métaux, que l’étain par exemple est diatomique dans le chlorure SnCl2 et tétratomique dans leperchlorure SnCl*($n=H8). Beaucoup d’autres métaux se comportent comme l’étain. Les corps simples peuvent donc au point de vue de l’atomicité se séparer en deux classes distinctes, les éléments d’atomicité impaire, qui peuvent être monoatomiques ou triatomiques (exemples : l’or et le thallium qui donnent deux chlorures correspondants aux formules RC1,RC15) et les éléments d’atomicité paire, qui donnent des combinaisons appartenant aux types RCPetRCR. Toutes ces combinaisons suivent la loi des proportions multiples, mais la notion d’atomicité prouve pour certains corps un ordre particulièrement fréquent de combinaisons.