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LIV. III, G H AP. IV, SULFATE DE SOUDE

La condensation complète de l’acide chlorhydrique est difficile à obtenir dans la disposition que nous venons d’indiquer, parce que cet acide est mélangé aux produits gazeux de la combustion ; on y arrive plus facilement avec le four que représentent les figures 147 et 148.

La cuvette A reçoit le mélange de sel et d’acide sulfurique, le gaz chlorhydrique formé s’échappe par le conduit c en poterie. La réaction s’achève dans un moufle fermé et chauffé extérieurement par la flamme d’un foyer. Cette flamme arrive d’abord en/*, passe ensuite au moyen de carneaux au-dessous du moufle, et quand le registre II' est ouvert, elle chauffe d’abord le dessous de la cuvette A avant d’aller sous le moufle. Celui-ci porte une cheminée D en briques réfractaires qui conduit l’acide chlorhydrique dans les appareils de condensation.

871. Propriétés. — Le sulfate de soude hydraté (sel de Glauber) contient 10 équivalents d’eau ou 56 p. 100 de son poids d’eau. Il cristallise en grands prismes à 4 pans terminés par des sommets dièdres qui sont efflorescents. Sa solubilité croît rapidement avec la température jusqu’à 52°, 7 ; à partir de ce point elle diminue faiblement jusqu’à 105°, température à laquelle la solution entre en ébullition. C’est ce qui résulte des nombres suivants, établis par Gay-Lussac.

iOO parties cfeau à 0Ü,0 dissolvent 5,02 de sulfate de soude anhydre.

Lorsque la cristallisation de ce sel a lieu au-dessus de 55°, il se dépose en cristaux anhydres.

Nous avons vu que la dissolution du sulfate de soude éprouvait facilement le phénomène de la sursaturation ; cette dissolution sursaturée, refroidie vers 6 à 7°, laisse souvent déposer des cristaux d’un hydrate à 7 équivalents. La liqueur n’en reste pas moins sursaturée, comme on s’en assure en y projetant un petit cristal de sulfate à 10 équivalents d’eau, qui détermine immédiatement la cristallisation en masse du sulfate dissous.

Le sulfate de soude produit du froid en se dissolvant dans l’eau, et surtout dans l’acide chlorhydrique. En mélangeant 15 parties de sulfate de soude avec 12 parties d’acide chlorhydrique du commerce, on oh-

tient un mélange réfrigérant qui produit un abaissement de température de 50° environ.

872. État naturel. — Le sulfate de soude existe dans l’eau de la mer. On en a trouvé des gîtes puissants en Espagne. Il forme des couches peu épaisses, qui sont interposées entre des lits d’argile imperméable et de gypse. Ce sulfate est alors hydraté, transparent, mais il s’effleurit rapidement à l’air.

On connaît aussi plusieurs sulfates naturels de soude et de chaux, de magnésie et de manganèse.

873. Usages. 11 sert principalement à. la fabrication de la soude et du verre. Le sel de Glauber est employé en médecine comme purgatif.

Bisulfate de soucie Na0,H0,2S03 + 2H0.

874. Le sulfate de soude se combine avec l’acide sulfurique et forme un bisulfate qui cristallise dans une liqueur acide avec la composition représentée par la formule

Na0,H0,2S03+2H0.

Ce sel, chauffé avec précaution, fond d’abord dans son eau de cristallisation, puis perd facilement 2 équivalents d’eau. Si l’on continue à le chauffer, on lui fait perdre le dernier équivalent d’eau, et l’on obtient le bisulfate anhydre :

Na0,2S03,

qui abandonne, à une température plus élevée, la moitié de son acide sulfurique à l’état anhydre (221).

Sulfite de soude, NaO.SO- 4- 10110,

873. Ce sel cristallise en gros prismes obliques, qui se dissolvent dans 4 fois leur poids d’eau à 15°. Sa réaction est faiblement alcaline, sa saveur sulfureuse. 11 s’effleurit à l’air et se transforme à la longue en sulfate. Lorsqu’on le chauffe à l’abri du contact de l’air, il fond dans son eau de cristallisation, et il se transforme en sulfate et en sulfure :

4(NaO SO2) = NaS -f- 3(Na0,S0)5

Pour le préparer, on prend une dissolution concentrée de carbonate

de soude, que l’on divise en 2 parties égales ; dans l’une des moitiés on fait passer un courant d’acide sulfureux, jusqu’au moment où la liqueur rougit sensiblement le papier de tournesol, et on ajoute à la liqueur

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