UV. III, C1IAP. IV, CARBONATE DE SOUDE
yages. Le sulfure de fer grillé dans des fours, donne de l’oxyde de fer qui peut servir pour des opérations ultérieures et de l’acide sulfureux que l’on envoie dans les chambres de plomb.
MM. Schlœsing et Rolland, ont rendu pratique un autre procédé dont l’idée est due à Turk, et qui consiste à transformer directement le sel marin en bicarbonate de soude, au moyen du bicarbonate d’ammoniaque. On fait arriver simultanément de l’acide carbonique et de l’ammoniaque dans une solution saturée de sel marin, il se forme du chlorhydrate d’ammoniaque et il se précipite des petits cristaux de bicarbonate de soude, que l’on égoutte et que l’on torréfie. L’acide carbonique qui s’en dégage sert à la fabrication d’une nouvelle quantité de bicarbonate avec celui qui résulte de la décomposition d’une certaine quantité de carbonate de chaux. La chaux vive obtenue dans cette dernière opération, chauffée avec la solution de chlorhydrate d’ammoniaque, régénère l’ammoniaque nécessaire à la fabrication, qui n’emploie en théorie que du sel marin et du carbonate de chaux.
Carbonate de soude, Na0,C02 + ÎOHO.
884, Propriétés. — Les cristaux de carbonate de soude du commerce contiennent 65 pour 100 ou 10 équivalents d’eau, dans lesquels ils peuvent fondre facilement quand on les chauffe. Exposés à l’air, ils s’effleurissent et deviennent pulvérulents. Dans un air très-humide, ils perdent 5 équivalents d’eau ; dans un air sec, ils en perdent 9 et se transforment en partie, si la dessiccation est lente, en sesquicarbonate, en absorbant l’acide carbonique de l’air.
La chaleur déshydrate complètement le carbonate de soude sans le décomposer ; au rouge il éprouve la fusion ignée.
L’étude de la solubilité de ce carbonate présente des particularités du genre de celles que nous avons constatées pour le sulfate de soude (580). On en jugera d’après le tableau suivant, qui résume les expériences de M. Payen sur ce sujet.