L 1 Y . 111, CHAI’. V, THALLIUM ET OXYGÈNE
furique concentré. Le sulfate acide résultant de cette décomposition, dissous dans vingt-cinq fois son volume d’eau, est soumis à l’action d’un courant d’acide sulfhydrique qui précipite le plomb et le mercure contenus dans les résidus; on filtre la liqueur, on évapore aux trois quarts pour faire cristalliser.
Pour extraire le métal du sulfate de thallium1, on en fait une dissolution qu’on acidulé, et l’on y plonge des lames de zinc pur qui se recouvrent d’une gaine de thallium facile à enlever. Ce dépôt lavé d’abord à l’eau acidulée, puis à l’eau pure, est desséché, puis fondu dans un creuset avec un peu de cyanure de potassium.
908. Propriétés physiques et chimiques. — Le thallium ressemble beaucoup au plomb par ses caractères physiques. Il est très-mou, peu tenace, très-malléable. Facilement rayé par l’ongle, et peut être coupé au couteau. Sa densité est 11,862.
11 fond à 290°, et ne se volatilise qu’au rouge blanc. Il est mauvais conducteur de la chaleur et de l’électricité.
Le thallium se ternit à l’air en se recouvrant d’une pellicule d’oxyde qui devient gris noirâtre à la longue, et préserve le reste du métal de l’oxydation. Il ne décompose pas l’eau à froid, mais en présence des acides étendus il donne un dégagement d’hydrogène.
Le chlore, le brome, l’iode, le soufre, le silicium l’attaquent à chaud, avec dégagement de chaleur, en donnant naissance à des composés analogues à ceux du plomb.