T12CP = T1C13 4-3T1C
911. Protochlorure T1C1. — On l'obtient en précipitant le sulfate de thallium par l’acide chlorhydrique. Précipité blanc pesant, qui se rassemble facilement au fond des vases où on le produit. 11 est très-peu soluble à froid, surtout dans l’eau acidulée par l’acide chlorhydrique, plus soluble à chaud dans l’eau pure qui en dissout environ 20 grammes par litre à 100°, tandis qu’elle n’en dissout que 5 grammes à 18°. Insoluble dans l’alcool, fort peu soluble dans l’ammoniaque, et inaltérable à la lumière. Ces caractères le distinguent bien nettement du chlorure d’argent. Il fond comme lui, en un liquide qui reste translucide après refroidissement. Sa densité 7,02 le rapproche des chlorures les plus lourds (Protochlorure de mercure).
L 1 V. III, Cil AP. V, SELS UE PROTOXYDE DE THALLIUM. ‘209
912. Sesquichiorure TPC1 5. — On dissout le thallium dans l’eau régale , et on chauffe la masse jusqu’à fusion et cessation de dégagement de chlore. O11 fait ensuite cristalliser dans l’eau qui en dissout 4 à 5 p. 100 de son poids à l’ébullition. On obtient de belles lames hexagonales jaunes par un refroidissement lent. 11 éprouve une légère décomposition en se dissolvant dans l’eau ; on la prévient en ajoutant à cette eau quelques gouttes d’acide azotique ou chlorhydrique.
Fusible entre 4 et 500°, en un liquide brun foncé, qui se solidifie en une masse compacte, lourde (D = 5,9).
915. Perchiorure T ICI 5. — D’après M. Willm, l’action prolongée de l’eau régale sur le thallium fournit le perchlorure. On l’obtient en une masse de prismes volumineux de chlorure hydraté (T1C1 5 — 1— 2H0) ; ils perdent de l’eau et du chlore quand on les chauffe au-dessus de 60°.
914, Protoiodure. — Le thallium forme avec le brome et l’iode des composés analogues aux chlorures, le protoiodure seul est important à connaître à raison de son insolubilité. C’est un composé jaune assez semblable à l’iodure de plomb, que l’on obtient en précipitant un sel soluble de thallium par l’iodure de potassium. D’après Crookes, il faut 4453 parties d’eau à 15 ’, et 842 parties d’eau bouillante pour en dissoudre une partie. Sa solubilité est encore plus faible en présence de l’iodure de potassium qui cependant dissout facilement la plupart des iodures métalliques.
915. Autres composés biliaires du thallium. — Le fluorure de thallium cristallise en tables hexagonales ; le lluosilicate de thallium TlFl.SiFP est très-soluble dans l’eau, ce qui n’a pas lieu pour le composé correspondant des métaux alcalins.
On obtient un précipité cristallin de cyanure de thallium en versant peu à peu une dissolution concentrée de cyanure de potassium dans une solution saturée de carbonate de thallium.
Sels de protoxyde de thallium.
910. Sulfate de thallium T10,S05. — L’acide sulfurique dissout aisément le thallium à chaud. La liqueur évaporée donne de beaux cristaux anhydres, dérivant du prisme rhomboïdal droit. Il décrépite quand on le chauffe, et fond au rouge sans décomposition, en une masse vitreuse (D = 6,77).
1 litre d’eau à 18° dissout 48 grammes de sulfate de thallium, à 101°, 2 il s’en dissout 191s%5. Cette dissolution est neutre.
Le sulfate de thallium forme avec beaucoup de sulfates métalliques
les mêmes combinaisons que le sulfate de potasse (Aluns, sulfates magnésiens).
917. Azotate de thallium. — On l’obtient en attaquant directement le thallium par l’acide azotique, ou en saturant du carbonate de thallium par cet acide.
Il cristallise en aiguilles prismatiques d’un beau blanc mat, fusibles en une niasse vitreuse transparente. Il est très-soluble surtout dans l’eau chaude.
100 parties d’eau à 18° dissolvent 9,75 d’azotate.
918. Phosphates de protoxyde de thallium. — M. Lamy a obtenu une série de phosphates solubles, tout [à fait comparable à celles que l’on obtient avec les autres métaux alcalins. Nous n’indiquerons ici que les formules de ces composés, qu’on peut former facilement par l’action des divers acides phosphoriques sur le carbonate de thallium.
Phosphate neutre (2T10,H0)Pli03 + HO Phosphate acide. (T10,2H0) PhOs Phosphate tribasique 3T10,Ph0;j
D , , . ( 2T10,Ph08
Pyrophosphates. .J T|0jjj0(Ph0»
Métaphospliate. . T10,Ph05.
Il existe aussi deux arséniates (T10, 2110) As0s et 5T10, AsO5 qui ont été obtenus par M. Willm.
919. Carbonate de protoxyde de thallium. — ■ M. Lamy obtient le carbonate de thallium en faisant passer un courant d’acide carbonique dans une solution d’hydrate de thallium ; on évapore la liqueur et on laisse refroidir.
Le carbonate se dépose en longues aiguilles prismatiques, aplaties, très-friables, qui sont facilement fusibles.
11 est plus soluble à chaud qu’à froid. Ainsi
100 parties d’eau à 18° dissolvent 5,23 de carbonate anhydre.
Sels de peroxyde de thallium.
Le peroxyde de thallium se combine aux acides avec dégagement dé chaleur. D’après M. Willm, qui a étudié plus particulièrement les sels de peroxyde , il existe plusieurs sulfates ; les mieux connus sont le sulfate T103, oSO5 que l’on obtient en faisant bouillir un mélange