‹ Eléments de chimieChapitre 203 sur 462 · LIY. III, CHAP. XIII, AZOTITE DE COBALT · texte numérisé non relu

LIY. III, CHAP. XIII, AZOTITE DE COBALT

grille dans un moufle d’essayeur, on y ajoute de temps en temps de petites quantités de poudre de charbon pour réduire l’arséniate qui aurait pu se former et l’on continue la série de grillages et de réductions jusqu’à ce qu’il 11e se dégage plus d’acide sulfureux. On traite le produit grillé par l’acide sulfurique additionné d’un peu d’acide chlorhydrique ; on étend la dissolution et on la fait bouillir avec de la craie pour précipiter le fer, puis on y fait passer un courant d’hydrogène sulfuré qui élimine les traces de cuivre et des métaux analogues. On filtre et on concentre ; la liqueur refroidie donne alors des cristaux de sulfate pur parce que le minerai est exempt de nickel.

Le sulfate de cobalt, cristallisé à la température ordinaire avec 7 équivalents d’eau, entre 20 et 50 avec 6 équivalents; dans l’acide sulfurique avec 4 équivalents. Ces divers hydrates ont les formes cristallines des sulfates correspondants du manganèse, du fer et du nickel.

Le sulfate de cobalt (Co0,S05-f- 7HO) est efflorescent, insoluble dans l’alcool, soluble dans 24 parties d’eau froide. Il se déshydrate et peut même être calciné sans se décomposer.

On le trouve dans la nature (cobalt sulfaté ou rhodalose).

11 existe un sulfate de cobalt ammoniacal Co0,S03 + 5AzII3, un sulfate double de cobalt et d’annnoniaque CoO,SO^ -i- AzlhO,SÜ3 H- 6110 et un sulfate double de cobalt et de potasse Co0,S03-b K0,S03-t- 6HO isomorphe avec le précédent et les sels magnésiens.

Ces deux derniers sels peuvent même s’unir équivalent à équivalent avec les sels correspondants, de la série magnésienne, sans que la forme du composé en soit altérée.

Azotate et azolite de cobalt.

1 2 1 G . O11 l’obtient en cristaux d’un beau rouge cramoisi (tables rhomboïdales obliques) en évaporant la solution du carbonate dans l’acide azotique. Ces cristaux sont déliquescents dans l’air humide, ils contiennent 0 équivalents d’eau d’hydration dans lesquels ils fondent à 100°. La masse fondue devient violette et se décompose à une température plus élevée en oxyde, non avec dégagement d’acide hypoazotiquc. Sa dissolution étendue peut aussi servir d’encre sympathique.

La solution d’azotate de cobalt, traitée par l’azotite de potasse donne un beau précipité jaune cristallin très-peu soluble dans l’eau froide, et que l’on peut utiliser pour séparer le cobalt du nickel qui 11e donne pas de précipité dans ces circonstances, à moins que la dissolution 11e contienne de la baryte, de lastrontiane ou de la chaux (1203).

Ce précipité jaune est un azotite double de cobalt et de potasse dont la composition varie suivant que la précipitation s’effectue dans les liqueurs neutres ou acides. Dans une liqueur neutre, le précipité forme de petits cubes microscopiques, il a pour formule :

3(Co0Az05 -f K0,Az03) -f HO.

Dans des liqueurs acidulées par l’acide acétique, sa composition est différente :

2CoO,5AzOs -4- 3(KO, AzO3) + ^HO.

L’azotite d’ammoniaque donne un composé correspondant à ce dernier sel double (Ordmann).

Phosphates de cobalt.

1217. Le phosphate de cobalt (5CoO, PhO3 -H 8HO) s’obtient en versant du phosphate de soude dans un sel de cobalt, sous forme de précipité floconneux bleu rougeâtre, insoluble dans l’eau, mais soluble dans l’ammoniaque comme tous les sels de cobalt. Ce précipité encore humide, mélangé avec 8 parties d’alumine en gelée, donne par la calcination, la belle matière bleue, connue sous le nom de bleu Thénard. Le phosphate de cobalt en présence d’un excès de sel de cobalt se transforme à la longue en petits cristaux rouges de phosphate 2Co0,110, PliCPHO (Bœdecker). En maintenant, au contraire, le phosphate de cobalt ail contact d’un grand excès de phosphate de soude à 80ü environ durant 15 à 20 jours, il se dissout en donnant une liqueur bleue qui laisse déposer des cristaux aplatis d’une couleur bleue magnifique d’un phos^ phate double :

5CoO,Pli08 + 2NaO,HO,PhOs~p8HO (H! Debray).

Lorsqu’on fait bouillir la dissolution de phosphate acide obtenue en faisant digérer de l’acide phosphorique avec du carbonate de cobalt, il se précipite un phosphate cristallisé 2CoO, HO, PhO3 2110. Ce sel chauffé en vases clos à 250° se dédouble en phosphate acide et en phosphate tribasique rouge (5Co0, PhO3 -h 2110).

Phosphates ammoniaco cohaltujues . — Le phosphate d’ammoniaque détermine dans les sels de cobalt un précipité gélatineux qui se transforme rapidement en une poudre cristalline 2CoO AzlPO, Ph03-H P-HIO, qui correspond exactement au phosphate ammoniaco-inagnésien, et que Peau bouillante décompose de la même manière (M. Chancel).

Page 1