CHLORURES DE TITANE
Il existe deux chlorures de titane, le bichlorure TiCl2 et le sesquichlorure Ti2Cl3.
1522. Bichlorure. TiCl2. — On obtient le perchlorure comme le chlorure de silicium, en faisant passer un courant de chlore sur un mélange d’acide titanique et de charbon chauffé au rouge. On obtient ainsi un liquide jaunâtre qu’on agite avec du mercure pour enlever l’excès de chlore et qu’on distille ensuite.
Il est plus simple de se servir du rutile (1520) réduit en poudre fine que l’on mélange avec le tiers de son poids de charbon et un peu de pâte d’amidon ou d’huile. Le mélange réduit en petits cylindres est calciné dans un creuset couvert et soumis ensuite à l’action du chlore. On purifie le chlorure tout comme il a été dit tout à l’heure, en le laissant digérer avec du mercure et le distillant ensuite.
C’est un liquide incolore très-lourd, fumant à l’air, qui bout à 155°. Sa densité de vapeur est égale à 0,856. L’eau le décompose en acide titanique et acide chlorhydrique. 11 se combine avec l’acide cyanhydrique TiCl2,HCy , au chlorure de cyanogène 2TiCl2,CyCl , au chlorure de soufre, à l’ammoniaque, à l’hydrogène phosphoré. 11 forme aussi des combinaisons cristallisables avec les chlorures alcalins.
Il existe un bromure et un iodure de titane correspondant au perchlorure. M. Hautefeuille prépare l’iodure Til2 en faisant passer dans un tube chauffé des vapeurs de chlorure de titane et d’iode avec de l’hydrogène.
1525. Sesquiciiiorurc. — Ebelmen a obtenu ce composé en écailles d’un violet foncé, déliquescentes et produisant une liqueur d’un rouge violacé, en faisant passer, à travers un tube de porcelaine chauffé au rouge, de l’hydrogène saturé de vapeurs de perchlorure de titane.
On obtient encore la dissolution de sesquichlorure, lorsqu’on met une solution chlorhydrique d’acide titanique en contact avec du cuivre dans un vase hermétiquement fermé à la température de 40 ou 50°; la liqueur se colore d’abord en bleu foncé, puis en pourpre. Cette solution constitue un réducteur puissant.