ANALYSE DU BRONZE ET DU LAITON
1529. Nous supposerons que ces alliages contiennent du cuivre, de l’étain, du zinc, du plomb et des traces de fer.
On prend environ 5 grammes de l’alliage que l’on dissout dans de l’acide azotique pur. On fait ensuite bouillir pendant vingt minutes la liqueur concentrée, on l’étend de deux ou trois fois son volume d’eau et on fait bouillir pendant le même temps. On filtre pour recueillir l’oxyde d’étain insoluble. Celui-ci est parfois coloré en rose par des traces d’or ; dans le cas où l’alliage contient du silicium, le bioxyde d’étain est mélangé de silice, que l’on isolerait facilement en réduisant préalablement l’oxyde d’étain par l’hydrogène et reprenant par l’acide chlorhydrique.
La dissolution azotique séparée de l’étain et de la silice, est évaporée dans une capsule de porcelaine et calcinée au rouge naissant; ce qui donne un mélange d’oxydes de plomb, de zinc, de fer et de cuivre. On détermine le poids de ces oxydes et on en analyse une portion déterminée, 2 grammes par exemple, par la méthode suivante due à M. IL Sainte-Claire Deville.
On met le mélange d’oxydes dans une nacelle de porcelaine ou de platine, que l’on introduit dans un tube de verre traversé par un courant d’hydrogène1. On chauffe au rouge sombre avec une lampe à al-
1 Le gaz hydrogène doit être purifié en le faisant passer sur du cuivre chauffé dans un tube «le verre.