L1V. III, CH AP. XXIII, ALLIAGES DÜ CUIVRE ET DU NICKEL
Nous donnons ici la description et. la figure (fig. 164) de l’appareil employé par M. Herpin', pour l’analyse du maillechort.
La capsule de platine est posée sur un trépied métallique, que l’on réunit au pôle négatif dune pile; elle est recouverte d’un entonnoir qui s’appuie sur une demi-gouttière pratiquée à la partie supérieure de la capsule. L’électrode positive est formée par un fil supportant une
Fig. 104.
spirale de platine qui plonge dans le liquide. Deux éléments de Bunsen (petit modèle), suffisent pour précipiter successivement en deux ou trois heures, le cuivre et le nickel. On se sert également avec succès d’une petite machine de Gramme ou d'une pile thermo-électrique à gaz de Clamond.
S’il reste dans le liquide électrolysé, des traces de plomb ou de fer, il n’en résulte aucun inconvénient ; le plomb se dépose sur la spirale de platine sous forme de bioxyde pendant la séparation du cuivre; le fer est précipité par l’ammoniaque à l’état de peroxyde qu’il n’est même pas besoin de filtrer, car si on le laisse nager dans la liqueur, il ne trouble en aucune façon le dépôt du nickel. 11 n’est donc pas nécessaire de filtrer les liquides dans le cas du maillechort, mais l’on est obligé de le faire dans le cas où l’on emploie cette méthode, pour le dosage du
Bulletin de la Société d'encouragement, t. I, 5* série. Novembre 1874, p. 595.
cuivre, dans les minerais ou dans des alliages contenant du plomb ou de rétain en proportions notables. Il n’en résulte évidemment pas de complication sérieuse.
La méthode électrolytique pour le dosage du cuivre et du nickel1, est beaucoup plus exacte que toutes celles qui ont été proposées jusqu’ici pour le dosage de ces deux métaux.
1 II est bien évident que le cobalt, associé au nickel, se dépose avec lui ; ils ont la même valeur au point de vue des alliages, et il n’y a pas lieu de chercher à les séparer.