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LIV. IIJ, CHAP. XXIY, SULFURE DE MERCURE

Cyanure de mercure.

1553. Préparation. — On obtient ce corps en faisant bouillir 2 parties de bleu de Prusse avec 1 partie d’oxyde de mercure et 8 parties d’eau; on fait bouillir jusqu’au moment où la masse prend une teinte brune par suite de la production d’oxyde de fer; on filtre, le cyanure se dépose par refroidissement en cristaux prismatiques incolores.

On peut aussi le préparer en faisant réagir sur l’oxyde jaune de mercure, l’acide cyanhydrique faible obtenu en distillant du cyanoferrure de potassium avec de l’acide sulfurique étendu.

1554. Propriétés. — Le cyanure de mercure est blanc, il cristallise en prismes à base carrée anhydres, tantôt opaques et tantôt transparents. Il est très-soluble dans l’eau bouillante, sa dissolution est neutre, ce qui n’arrive jamais pour d’autres sels de mercure, il est peu soluble dans l’alcool. C’est un poison extrêmement violent.

Le cyanure de mercure n’est pas décomposé par les bases solubles, comme le chlorure de mercure ; au contraire, l’oxyde de mercure décompose le cyanure de potassium en produisant du cyanure de mercure et de la potasse. Mais il est facilement décomposé par les hydracides; l’acide azotique le dissout sans l’altérer.

Le cyanure de mercure se combine avec l’oxyde de mercure, les chlorures métalliques, les iodures, un grand nombre d’azotates, quelques chromâtes, acétates, formiates, etc., et enfin avec les cyanures, avec lesquels il forme des cyanomercurates. Ceux qui contiennent des cyanures alcalins ou alcalino-terreux sont solubles et cristallisables, les autres, insolubles, s’obtiennent par double décomposition.

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