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LIV. III, CIIAP. XXIV, PHOSPHURE DE MERCURE

Séléniure de mercure .

1560. On trouve dans la nature le séléniure de mercure (tiemannite) associé au séléniure de plomb; c’est une matière rare que l’on peut reproduire directement en précipitant le bichlorure de mercure par l’acide sélénhydrique. Il existe aussi un sulfoséléniure IlgSe,4HgS.

Azolure de mercure AzHg5.

1561. M. Plantamour a obtenu ce composé en saturant de gaz ammoniac à froid l’oxyde jaune de mercure bien desséché; on porte ensuite l’oxyde à 150°, et l’on continue à faire passer le courant d’ammoniaque jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus d’eau. Le produit est mis ensuite en digestion à froid avec de l’acide azotique qui lui enlève l’oxyde de mercure ou le mercure qu’il peut contenir.

C’est une poudre d’un brun foncé violemment explosible. L’hydrate de potasse en dégage de l’ammoniaque, l’acide azotique concentré le transforme en azotate de mercure ammoniacal.

Phosphure de mercure.

1562. Lorsqu’on fait passer un courant d’hydrogène phosphoré dans une solution de chlorure de mercure en laissant un excès de ce dernier sel, il se forme un précipité jaune qui a pour* formule 5(lIgCl) -bPhîlg5-bAq, et que l’eau bouillante décompose en mercure métallique, acide chlorhydrique et acide phosphoreux

PliHg6Cl3+ 6IIO = 5HC1 -f- Ph05,5H0 + GHg.

Cette décomposition a lieu lentement à froid, et c’est aussi le résultat de la réaction du phosphure d’hydrogène sur le chlorure de mercure quand ce dernier sel n’est pas en excès.

L’hydrogène arsénié forme dans les mêmes circonstances un composé du même genre IlgCl — 1— HgAs que l’eau décompose en acide chlorhydrique, acide arsénieux, arsenic et mercure.

L’arsenic se combine directement au mercure, et donne un composé mal défini.

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