AFFINAGE DES MÉTAUX PRÉCIEUX
1667. Affinage des métaux précieux. — L’affinage a pOUl' but de séparer économiquement l’or et l’argent de leurs alliages ; dans le procédé actuellement suivi, il suffit qu’un alliage d’argent renferme 0,0004 d’or, pour être affiné avec bénéfice. Depuis 1825, on a affiné presque toutes les anciennes monnaies qui contenaient de 1 à 3 millièmes d’or, aujourd’hui on affine encore les piastres du Mexique et du Pérou. Mais celte opération porte surtout à Paris sur les lingots venant d’Amérique ou de Chine, et sur tous les déchets de la bijouterie et de l’orfèvrerie parisienne.
Les phénomènes sur lesquels repose l’affinage sont très-simples : 1° L’acide sulfurique concentré transforme à chaud l’argent et le cuivre en sulfates sans attaquer l’or ; 2° des lames de cuivre plongées dans le sulfate d’argent, déplacent ce métal et donnent une dissolution de sulfate de cuivre. Mais la première réaction exige que l’alliage ne contienne pas trop de cuivre, parce que le sulfate de ce métal est peu soluble dans l’acide sulfurique concentré. La proportion de cuivre dans l’alliage ne doit pas dépasser 200 millièmes, il en est de même de la proportion d’or. On donne à l’alliage une composition convenable, en fondant ensemble des lingots convenablement choisis, ou, s’il renferme trop de cuivre, en