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COMBINAISONS AMMONIACALES DU RUTHÉNIUM

Ces combinaisons correspondent à celles que M. Reiset a découvertes dans la série du platine. Claus en a retiré deux oxydes, l’oxvde de ruthénammonium (Ru0,AzII5)51I0 et l’oxyde de ruthène diammonium (RuO,2AzII3), et il a étudié un certain nombre de sels de la base diammoniacale.

1796. Chlorure diammoniacal de ruthénium. — Oll l’obtient dl ajoutant de l’ammoniaque à la solution du chlorure AzH4Cl,RuCl2; il ne se produit rien à froid, mais à chaud la solution devient jaune. On évapore à sec et on reprend par l’alcool faible qui dissout le sel ammoniac et laisse une poudre cristalline jaune de chlorure RuCl,2AzH3+ .5110; qu’oa fait cristalliser, en petits prismes aplatis, jaune d’or, en laissant

L IY. III, Cil AP. XXIX, OSMIUM.

refroidir leur solution chaude. Us sont peu solubles dans l’eau froide et insolubles dans l’alcool.

La dissolution de ce chlorure mise en digestion avec de l’oxyde d’argent donne l’oxyde (RuO,2AzlF) qu’on ne peut dessécher sans décomposition. Il se transforme alors en perdant la moitié de son ammoniaque en oxyde hydraté de ruthenammonium (RuO,AzH3) -+- 5H0 qu’on peut obtenir par évaporation en écailles cristallines jaunes et déliquescentes.

La solution de l’oxyde (RuO,2AzH3) est jaune, très-alcaline ; elle attire l’acide carbonique de l’air et neutralise complètement les acides; elle précipite les oxydes métalliques et chasse l’ammoniaque de ses dissolutions ; elle redissout l’alumine précipitée.

Le chloroplatinate, l’azotate, le carbonate et le sulfate sont cristallisés.

OSMIUM Oimium Os = 99,5.

L’osmium tire son nom de l’odeur particulière qu’il répand quand on le grille en se transformant en acide osmique (ôc-pj odeur). On le retire des osmiures d’iridium en même temps que ce dernier métal.

1797. Préparation de l’osmium. — C’est toujours de l’acide osmique (1802), facile à séparer des autres composés formés par les métaux du platine que l’on retire l’osmium. Vauquelin réduisait par le zinc la solution chlorhydrique d’acide osmique ; Rerzélius, l’acide osmique par l’hydrogène, M. Frémy le chlorure AzH4Cl,0s02AzII2 par le même agent ; mais l’osmium, ainsi préparé, est toujours sous forme de poudre noire ou de matière spongieuse, légère et très-altérable. On obtient facilement l’osmium compacte en saturant l’acide osmique provenant de l’attaque des osmiures par l’ammoniaque et faisant bouillir avec du sulfure d’ammonium. Il se forme du sulfure d’osmium qu’on chauffe dans un creuset de charbon de cornue à une haute température. La dessication du sulfure d’osmium est très-difficile, car il prend feu à la moindre élévation de température ; il vaut mieux l’introduire encore un peu humide (après l’avoir séché à l’air libre) dans le creuset de charbon où on le chauffe d’abord légèrement pour en chasser l’eau et l’excès de soufre (II. Deville et Debray).

1798. Propriétés. — L’osmium de Berzélius pesait de 7 à 10. Ce-

lui qui est obtenu en chauffant le sulfure, se présente en mousse compacte d’un bleu clair dont la densité est égale à 21,3. Il ne s’oxyde plus à la température ordinaire, mais seulement au rouge sombre. On peut agglomérer fortement l’osmium en le chauffant avec 5 ou 6 fois son poids de zinc, dans un creuset de charbon, doucement d’abord pour allier les deux métaux et fortement ensuite pour chasser tout le zinc. L’osmium se présente sous forme de masse caverneuse extrêmement dure, qui raye facilement le verre.

On peut aussi l’obtenir cristallisé en le fondant dans l’étain ou il est un peu soluble et reprenant le culot par l’acide chlorhydrique. On obtient ainsi une poudre cristalline d’osmium très-dense et peu altérable.

On n’a pas fondu l’osmium, il se volatilise, sans fondre, à la température de fusion de l’iridium.

Oxydes d’osmium.

1799. 11 existe cinq composés oxygénés de l’osmium ; ce sont : 1° le protoxyde, le sesquioxyde et le bioxyde qui correspondent aux chlorures d’osmium et qu’on peut préparer à l’état anhydre en chauffant doucement ces chlorures avec du carbonate de soude dans une atmosphère d’acide carbonique ; 2° l’acide osmieux que l’on ne connaît qu’à l’état d’osmite et l’acide osmique OsO4 qui correspond à l’acide hyperruthénique et que sa grande volatilité permet de séparer facilement des autres oxydes de la famille de platine autres que l’acide du ruthénium.

La précipitation des osmites par l’acide azotique étendu donne du bioxyde d’osmium hydraté 0s02,2I10 sous forme de matière noire gélatineuse, en même temps que l’acide osmique.

Osmiles.

Ils ont été découverts par M. Frémy.

1800. Osmitc de potasse. K0,0s05,2H0. — Lorsqu’on verse quelques gouttes d’alcool dans la dissolution d’osmiate de potasse, il se précipite une poudre rose cristalline d’osmite de potasse; ce sel se dépose en cristaux octaédriques volumineux d’un mélange d’osmiate et d’azotitc de potasse par suite de l’oxydation de l’azotite aux dépens de l’acide osmique.

L’osmite de potasse est soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool et l’éther, inaltérable dans l’air sec ; mais en dissolution, il se transforme sous l’inlluence de l’air en osmiate de potasse.

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