POTERIES A PATE POREUSE
1831. Faïences. — La pâte de la faïence fine est composée d’argile plastique et de quartz ; si l’argile contient un peu de chaux, elle constitue la terre de pipe. On les façonne comme la porcelaine et on les cuit en deux fois. Après la première cuisson à haute température, on applique par immersion une couverte facilement fusible (verre à base d’alcali et d’oxyde de plomb).
Pour les faïences à pâte colorée par l’oxyde de fer, la couverte doit être opaque, afin de ne pas laisser voir la pâte; on se sert alors d’un véritable émail, que l’on colore parfois par divers oxydes.
La faïence va moins bien au feu que la porcelaine, la couverte surtout se fendille et éprouve des tressaillîmes par suite du lavage à l’eau chaude.
1832. Poterie commune. — La poterie très-commune, employée à la cuisson des aliments, est faite avec des argiles très-ocreuses (ferrugineuses) et mélangées de sable; on y ajoute une certaine quantité de marne et de sable. Ces poteries reçoivent une couverte formée par un lange d’argile et de litharge ; on les cuit à une température bien moins élevée que la porcel .ine.
18*33. Terres cuites. — On comprend sous ce nom les briques, les tuiles, les pots a fleurs, les formes à sucre, etc. Ces objets sont fabriqués avec des argiles ou des marnes argileuses dégraissées avec du sable ; on y ajoute parfois des scories ou des escarbilles; on les cuit quelquefois à une température assez élevée pour les ramollir. Les briques sont fabriquées dans des moules, les pots à fleurs sont tournés, etc.
Les briques réfractaires sont faites avec des argiles exemptes de fer et de marne, auxquelles ou ajoute du sable blanc.