MÉTALLURGIE
1835. État des métaux dans la nature. — Los métaux existent dans la nature à l’état natif, à l’état de combinaisons binaires, oxydes, sulfures, chlorures, etc., ou enfin à l’état de sels (silicates, sulfates, carbonates, phosphates ou arsêniates). Les métaux précieux sont souvent à l’état natif (or, platine, argent), mais on peut aussi les trouver à l’état de combinaisons binaires non oxydées (sulfures, séléniures ou chlorures); mais à mesure que l’altérabilité du métal s’accroît, le nombre des combinaisons naturelles augmente ; on les trouve alors moins souvent à l’état natif, mais plus ordinairement à l’état d’oxydes, de silicates, de carbonates, etc. (fer, cuivre, etc.).
1856. minerais, leur traitement. — On donne le nom de minerais aux combinaisons métalliques d'où l’on extrait les métaux. Le carbonate de fer et le minerai de fer de l’Angleterre, le sesquioxyde de fer, celui de l’ile d’Elbe. L’extraction du métal de son minerai est le but de la métallurgie; celte opération comprend ordinairement deux phases bien distinctes; dans la première, purement mécanique, on sépare le minerai de sa gangue , c’ést-à-dire des substances étrangères qui l’accompagnent d’ordinaire; dans la seconde, on lui fait subir des opérations chimiques convenables qui le dégagent de sa combinaison.
1° Traitement mécanique. — On corhmence par trier le minerai au sortir de la mine, c’est-à-dire que l’on sépare les morceaux qui contiennent assez de métal pour être exploités de ceux qui en contiennent trop peu. On concasse ensuite les morceaux exploitables, en les faisant passer entre des cylindres broyeurs , ou quand la gangue est trop dure pour qu’on puisse les employer, on effectue la séparation en les bocardant.
Les cylindres broyeurs sont des cylindres cannelés en fer, dont les