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LIV. III, Cil AP. XXXII, MÉTALLURGIE

évaluée à 1500 millions de francs qui se répartissent de la manière suivante :

Amérique 786,250,000

Russie 112,250,000

Europe (sans la Russie) 37,500,006

Asie et Afrique 52,500,000

Nouvelle Zélande et Tasmanie. . . 65,750,000

Australie, Nouvelle Galles du Sud. 414,375,000

Divers pays 53,575,000

qui représentent au prix actuel de l’or, 3454 francs le kilogramme, une production annuelle supérieure à 450.000 kilogr. d’or fin.

ARGENT

L’argent natif est assez rare, quoique très-disséminé à la surface du globe; le sulfure d’argent, le sulfoanlimoniure, l’antimoniure, le chlorure, le bromure et l’iodure d’argent, ordinairement mélangés à des substances étrangères, sont les minerais principalement exploités. On en extrait également des plombset des cuivres argentifères par des procédés qui seront indiqués dans la métallurgie de ces deux métaux.

On connaît deux méthodes de traitement des minerais d’argent: dans chacune d’elles on transforme le sulfure en chlorure; on ajoute à la dissolution de ce chlorure dans le sel marin un métal capable de précipiter l’argent. On rassemble le métal en mettant la matière en contact intime avec le mercure, et l’on obtient un amalgame d’où il est facile de retirer l’argent par distillation. Mais ces deux méthodes diffèrent singulièrement par les moyens que l’on met en œuvre pour obtenir ces diverses réactions.

1840. Méthode saxonne. — On exploite en Saxe des minerais sulfurés, riches en pyrites, dont on sépare autant que possible tout le sulfure de plomb et de cuivre, que l’on traite à part, et l’on en compose des tas dont la teneur moyenne en argent est de 160 à 240 grammes par quintal, et contenant de 34 à 55 pour 100 de pyrite. On y ajoute 10 pour 100 de sel marin et l’on grille le mélange dans un four à réverbère. Par suite de la combustion des pyrites, il se produit de l’acide sulfureux et de l’acide sulfurique ; ce dernier décompose le sel marin et forme du sulfate de soude ; le chlore du sel décomposé s’unit à l’argent et donne naissance à un chlorure d’argent. Il se forme en outre du sulfate et de l’oxyde de fer.

Le minerai grillé, criblé et moulu, est introduit dans de grands tonneaux, que l’on peut faire tourner autour de leur axe. On y met 10 quintaux de minerai, 5à5 quintaux d’eau et 30 à 35 kilogrammes de plaques de fer forgé: après une heure de rotation, on y ajoute 50 kilogrammes de mercure et l’on fait tourner de nouveau pendant seize ou dix-huit heures. Dans la première partie de l’opération, le fer précipite l’argent du chlorure d’argent dissous dans l’excès de sel marin restant ; dans la

Fig. m.

seconde, le mercure réunit l’argent et s’amalgame avec lui. L’amalgame soutiré est filtré et donne un produit solide contenant 82 à 83 de mercure et 17 à 18 pour 100 d’argent et d’autres métaux. Pour en retirer l’argent. on le soumet à la distillation ; cette opération s’effectue dans une grande cloche en fonte qui plonge dans l'eau par sa partie inférieure et dont la partie supérieure peut être entourée de charbons ardents (fig. 182). Dans l’axe de cette cloche on place une espèce d’étagère en fonte sur laquelle sont disposés les morceaux d’amalgame. Quand la cloche s’échauffe, le mercure distille et va se condenser dans la partie inférieure refroidie.

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