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TRAITEMENT DU PLOMB ARGENTIFÈRE

Les galènes à petites facettes, traitées par les deux méthodes précédentes, donnent du plomb argentifère (plomb d’œuvre), d’où l’on retire l’argent soit par coupellation quand le plomb contient au moins d/5000 d’argent et qu’on trouve un écoulement facile des litharges, soit par deux procédés très-remarquables connus sous les noms d e pattinsonage et de zingage qui permettent de séparer l’argent en laissant du plomb doux pouvant être immédiatement livré au commerce.

1849. Coupellation. — Nous avons indiqué, dans les essais d'argent, la théorie de la coupellation (1015); l’opération industrielle ne diffère de celle des laboratoires qu’en ce que la litharge, au lieu de s’imbiber dans la coupelle, s’écoule au dehors du fourneau au fur et à mesure de sa production.

Le fourneau de coupellation (fig. 187) est Un four à réverbère dont la sole est une calotte sphérique, et la voûte, un couvercle en tôle mobile à l’extrémité d’une grue. La partie inférieure du four est en briques recouvertes de lits de scories, que l’on revêt de couches de marne tassée

avec soin, de manière à être imperméable à la litharge. Cotte couche de marne constitue la coupelle. Le four présente un foyer latéral ; pour chauffer la coupelle au début, on introduit du plomb, et, lorsqu’il est bien fondu, on dirige sur la surface du bain le vent de deux forts soufflets; l’oxydation commence et dégage bientôt assez de chaleur pour qu’on n’ait plus besoin de la chaleur du foyer. La surface du bain se recouvre d’abord d’une poussière d’oxyde noir [abstrichs), que l’on enlève; puis l’oxyde fond. On le fait écouler au fur et à mesure qu’il se

produit, en entaillant la coupelle, pour produire, dans la partie où le vent pousse la litharge, une rigole dont la hauteur est réglée par celle du bain métallique, de manière que ce bain soit toujours soumis à l’action directe de l’air. Les premières litharges entraînent avec elles les métaux étrangers, on doit les mettre à part; celles qui suivent sont plus pures, elles sont livrées au commerce, ce sont les litharges mar. chandes. On continue ainsi jusqu’au moment où l’éclair apparaît ; l’ouvrier verse de l’eau chaude sur la sole pour refroidir l’argent, et enlève le gâteau solidifié. L’argent de coupelle contient 5 à 6 pour 100 de plomb, on doit nécessairement le raffiner, c’est-à-dire lui faire subir une nouvelle coupellation.

Les litharges qui ne sont pas livrées au commerce sont révivifiées ; on les fond au contact du charbon dans un fourneau droit (fourneau à

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