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MÉTAUX ALCALINS

Ces métaux sont le potassium, le sodium, le césium, le rubidium, le lithium et le thallium. Les sels ammoniacaux, isomorphes des sels de potasse doivent naturellement être rapprochés des combinaisons des métaux alcalins.

Ce groupe est particulièrement caractérisé par la solubilité de l’oxyde basique des métaux qui le composent et de la plupart de ses combinaisons. Ainsi les carbonates et phosphates neutres des autres métaux sont insolubles, ceux des métaux alcalins sont solubles. Il n’y a d’exception que pour le lithium, qui s’éloigne encore des métaux alcalins par un autre caractère important. Son sulfate ne forme pas d’alun. Le lithium est réellement intermédiaire par les propriétés de ses combinaisons entre le potassium (et ses analogues) et le magnésium.

L’oxyde, le carbonate et le phosphate de thallium neutre sont solubles, mais son chlorure et son iodure sont presque insolubles. Ce caractère et d’autres encore rapprochent le thallium des métaux lourds, tels que le plomb et l’argent.

Il est difficile de distinguer entre elles les combinaisons du potassium, du césium et du rubidium. C’est surtout par le spectroscopc qu’on y parvient rapidement. Les combinaisons du sodium obtenues dans les mêmes circonstances que celles du potassium qui leur correspondent,

en diffèrent ordinairement en ce qu’elles ont une plus grande quantité d’eau d’hydratation. Les sels hydratés de la soude sont généralement eflïorescents, tandis que ceux de potasse sont plutôt déliquescents. Ils présentent en outre des différences de solubilité qui permettent de les distinguer et d’effectuer leur séparation.

Nous étudierons les métaux alcalins, dans l’ordre suivant : potassium, rubidium et césium, ammonium, sodium, lithium et thallium.

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