L1V. III, CH AP. I‘, INFLAMMATION DK LA POUDRE
une poudre, on introduit dans un mortier en fonte (mortier-éprouvette), dont l’axe est incliné de 45° à l’horizon (fig.
141), la poudre que l’on veut essayer; on la recouvre d’un projectile en bronze du poids de 29k,5 environ, et on met le feu à la poudre, qui lance plus ou moins loin le globe.
Si l’on charge le mortier avec 50 grammes de poudre plus ou moins divisée, on constate que la poudre étant :
En 1 seul morceau le globe ne sort pas de Pâme,
En 7 ou 8 morceaux — est à peine projeté,
En 12 ou 15 morceaux — est lancé à 3 mètres,
En 50 morceaux . — est lancé à 9 mètres.
En petits grains (poudre de guerre *) . — est lancé à 52 mètres.
La grosseur (estimée en millimètres), que l’on donne actuellement aux grains de poudre est indiquée par le tableau suivant :
Poudre à canon et de mine 1,4 à 2,5
Poudre à mousquet. . , 0,6 à 1,4
/ line 0,5 à 1,0
Poudre de chasse. . J superfine 0,25 à 0,5
( royale 0,25 et au dessous.
En 1818, des essais furent faits à Dresde *pour déterminer la grosseur des grains de la poudre de guerre ; on constata qu’en augmentant la dimension indiquée ci-dessus, une portion des grains étaient projetés hors de l’arme, sous forme de pluie de feu.
802. Causes qui produisent l’infl animation de la poudre. — line
température d’environ 500° suffit pour l’inflammation de la poudre; une étincelle électrique produit le même effet.
La compression de l’air dans le briquet pneumatique dégage assez de chaleur pour qu’on puisse y faire détoner de la poudre. 11 en est de même des chocs; pendant longtemps on avait cru que le choc du fer contre le fer pouvait seul déterminer l’explosion de la poudre ; mais il est bien évident que tout choc violent* étant une source de chaleur, peut produire cet effet.
On peut, en chauffant lentement la poudre dans le vide* arriver à distiller le soufre sans déterminer l’explosion du mélange*