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L1V. III, CHAP. 111, CHLORURE D’AMMONIUM

La dissolution d’ammoniaque contient dans cette hypothèse de l’oxyde d’ammonium dissous, et sa décomposition par la pile ou celle des sels ammoniacaux s’effectue d’après les lois ordinaires. L’oxygène el l’acide se portent au pôle positif, le métal à l’électrode négative.

La préparation de l’amalgame d’ammonium par l’amalgame de sodium est un phénomène de déplacement analogue à celui que nous produisons quand nous mettons une lame de zinc dans un sel de cuivre. On a en effet :

Na -f AzH4Cl = NaCi + AzID.

La théorie de l’ammonium explique donc d’une manière très-simple les analogies des propriétés des sels ammoniacaux et des sels de potasse par une analogie de composition; la supposition d’un métal composé AzIU, n’a rien d’ailleurs d’impossible, puisque nous connaissons déjà un métalloïde composé, le cyanogène, et qu’il existe en chimie organique un nombre considérable de radicaux organiques jouant le rôle de métaux.

8127. Amalgame d’ammonium. — L’amalgame d’ammonium est fort peu stable, la présence du potassium ou du sodium lui communique de la stabilité. On peut, quand l’amalgame contient un peu de ces métaux, le conserver plusieurs semaines dans le pétrole anhydre. Refroidi dans un mélange d’acide carbonique et d’éther, il devient dur et cassant comme de la fonte, d’un bleu gris, avec un éclat métallique peu prononcé, à texture cristalline cubique (Grove).

Oxyde d’ammonium.

8128 . On peut admettre que la solution d’ammoniaque contient en dissolution de l’hydrate d’oxyde d'ammonium (AzH40,H0) correspondant à la potasse (KO,IIO). Une solution ammoniacale saturée contient une quantité d’ammoniaque correspondant à peu près à la composition AzH40-b5H0. A — 40° cette dissolution se prend en une masse cristalline d’aiguilles brillantes et flexibles.

L’hydrate d’oxvde d’ammonium correspondrait donc à l’hydrate de potasse KO -f- 5110-

Chlorure d’ammonium (Chlorhydrate d’ammoniaque, sel ammoniac) AzH4Cl.

829. Préparation. — C’était autrefois la seule source de tous les composés ammoniacaux. Ce sel existe tout formé dans la Rente et dans U urine des chameaux; ces matières desséchées et brûlées donnent une fumée

épaisse, riche en sel ammoniac qui se condense avec la suie. Celle-ci introduite dans de grands matras en verre dont le fond seul était chauffé, laissait dégager son chlorhydrate d’ammoniaque qui venait se condenser à la partie supérieure du matras. On obtenait ainsi en sel ammoniac le quart environ du poids de suie distillée.

Aujourd’hui les sources véritablement industrielles de l’ammoniaque sont les eaux de condensation du gaz de l’éclairage, les produits secondaires de la fabrication du noir animal et l’urine putréfiée (liquides de vidange ). Les premiers contiennent du carbonate et du sulfhydrate d’ammoniaque, mélangés de goudron; le dernier contient principalement du carbonate d’ammoniaque.

On peut bien saturer ces liquides par l’acide chlorhydrique, mais la concentration des liqueurs pour arriver à la cristallisation du sel et à sa purification entraînent de grandes dépenses. 11 est plus économique de distiller méthodiquement ces liquides avec de la chaux dans de grandes chaudières en fonte et de recueillir les vapeurs ammoniacales dans l’acide chlorhydrique. On obtient ainsi par évaporation un sel très-pur.

Un autre procédé consiste à transformer le sulfate d’ammoniaque provenant des urines de vidange en sel ammoniac par le sel marin.

On torréfie ce sulfate d’ammoniaque pour détruire les matières organiques qui lui communiquent une odeur désagréable, et on le dissout dans de l’eau à laquelle on ajoute du sel marin. En évaporant le mélange à chaud, il se dépose du sulfate de soude anhydre. Le chlorhydrate d’ammoniaque cristallise par refroidissement.

On est encore habitué à employer le sel ammoniac sous forme de pains sublimés, que l’on obtient en distillant les crisfaüx ou le mélange de sel marin et de sulfate d’ammoniaque dans de grands pots en terre.

Ces pots en terre, en forme de poire, ont environ 70 centimètres de haut et 60 centimètres de diamètre; ils sont disposés sur deux rangées parallèles dans un four à galère. Une plaque en tôle offrant des ouvertures circulaires convenablement découpées se fixe sur les pots, de manière à laisser leur partie supérieure en dehors du four. Les produits de la combustion arrivent autour de chaque pdt en traversant des ouvertures circulaires pratiquées dans la voûte sur laquelle ceS pots sont placés figure 145. On introduit dans chacun d’eux 20 kilogrammes environ de cristaux bien secs et l’on chauffe progressivement jusqu’au rouge. On débouche de temps en temps l’Orifice supérieur de chaque pot avec un fer rouge. L’opération dure deux ou trois jours. Après ce

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