CI: 143,39 = 0,3284: i,328i
donne pour Cl la valeur 35,4'>.
Les mêmes mesures permettent de calculer également les poids de
rOMPOSK» OWGÊNKS DU CULORK. '^Gj
combinaison de l'argent et du potassium. En retranchant de i/|3,.'{(), poids de combinaison du chlorure d'argent, le poids de combinaison <lu chlore, on obtient celui de l'argent; on a donc
Ag = io7,9|.
Le même calcul fait sur le chlorure de potassium donne
K = KCI - Cl = 74,59-35,45 =. 3y,i i.
On a été obligé de recourir à ces procédés détournés, parce que les plus simples des composés oxygénés du chlore sont si décomposables qu'on ne peut les obtenir dans un état de pureté suffisante ni les analyser avec une précision rigoure^use. Au contraire, les réactions que nous venons de décrire peuvent être eflectuécs avec une très grande précision. C'est avant tout pour <^etle raison qu'on a préféré la voie indirecte au procédé direct.
BROME— 10 UR- Fl.lOn.
A. Broir.
Généralités. — Le lïioiiu* esl un ëléiiienl livs voistn du clilore à Ums (-^ariJs. lia été dt-coiiverl pr BaUird eu iSiG^ et depins on a constaté qu'il est IriJâ ri'pandu diuis la naUrn*, ruais cependant qu'il eSl beaut-inqi moins alïondiinl que lerljloro. Ses curnpnsés existent in failïlf quantité dans l'eau de mer, et Ton en Iroiuc par conséqurnl dans les résidus de FtWaporalion naturelle ou nrliiicielle de ce liquide. On trouve de ees résidus en Alleiuaj^ne, et notamment près de Stassfurt* C'est de là quVm relire le Itrouie du commerce.
Le brome est un liqindc rouge finm sombre, et qui n'est trnns|Tarent qu'en coitelies minces. Sa densité est égale à 3,t ; il boni à Oo", et il a déjà une tension de vapeur eoiisidi'rahle à la lejnpénilure ordinaire; comme sa vapeur a une odeur très désagréable el qu'elle est très caustique pour les muqueuses, il convient de prendre des prérauti<i»s quand on a à manier du brome. Entre ^7" et — 8^ le hrf>me se congèle en donnant une niasse cristalline de mu leur sombre,
La vapeur de bronie est tr^s lourde. Si au fond d*un ^rand nacon vide on l)rise une petite boule remplie de brome, ou si Ton y fait arriver une {goutte de bronie au moyen d'une pipette^ on ctuistale que la vapeur jaune brun qui se forme resie à la partie inférieuie et se déjilace diftirilement quand on agite le llaron. C'est seulemenl rjprès être restée longlejups au l\ind qu'elle s'élève lentement vers la partie supérieure du rêeipienl, conformément à la bu générale de la dilVusion des gaz, d'après laquelle réquilibj'e ne s'établil que quand la pression propre de chacun des gaz (ou \apeurs) présents est devenue unifiUMne dans tout Tespace qu'ils occupent (p, i loV