‹ Eléments de chimie inorganiqueChapitre 21 sur 56 · R R O II E · texte numérisé non relu

R R O II E

Si l'on renouvelle Texpérience après avoir rempli le flacon d'hy- I drogène, la difl^nsion a lieu beaucoup plus vite. En faisant simulla- / nément deux expériences, l'une avec de Thydrogcne dans le flacon, l'autre avec de l'air, au bout de 5 à 10 minutes on peut constater que l'élévation du brome est très inégale dans les deux récipients. Ce fait est surprenant, car la difl^érence de densité entre le brome et l'hydrogène est plus considérable qu'entre le brome et l'air, et, par conséquent, le travail à fournir contre la pesanteur est aussi plus grand. Si malgré cela le mélange entre la vapeur du brome et l'hydrogène se fait plus vite, c'est que la difl^usion dans l'hydrogène est plus rapide que dans l'air, parce que le frottement réciproque entre les deux gaz est beaucoup plus faible. La vitesse de difl*usion dans un espace libre suit dans une certaine mesure (et non rigoureusement) la même loi que la vitesse de diflusion à travers les orifices étroits (p. i i3), et elle est environ quatre fois plus grande dans l'hydrogène que dans Tair.

On a mesuré la densité de la vapeur de brome ; son poids molaire est égal à 160, et, par conséquent, cinq fois plus grand que celui de l'oxygène. La vapeur de brome est donc 5,5 fois plus lourde que l'air. D'autre part, le poids de combinaison a été trouvé deux fois plus petit que le poids molaire (exactement il est égal à 79,96). La composition de la vapeur de brome répond donc à la formule Br^.

A de très hautes températures le poids molaire de la vapeur de brome devient plus petit. Il se passe pour l'iode des phénomènes analogues, et comme ils ont été étudiés de plus près dans ce dernier cas, c'est à propos de l'iode que nous en donnerons l'explication.

Le brome se dissout dans Teau en formant un liquide dont la coloration varie entre le jaune et le brun. Ce liquide a l'odeur du brome, et, quand on n'a besoin que d'une faible quantité de brome, on peut le remplacer par sa dissolution. La solution saturée contient environ '.\ pour 100 de brome à la température ordinaire. Si l'eau contient T préalablement des sels de brome, elle dissout des quantités de brome beaucoup plus grandes, qui s'y trouvent à l'état de combinaisons très aisément décomposables, et se comportent presque à tous égards comme du brome libre. Nous reviendrons également avec plus de détails sur ces phénomènes à propos de l'iode.

De la solution aqueuse de brome, qu'on appelle ordinairement eau de brome, on sépare par refroidissement un hydrate solide, dont les propriétés sont tout à fait analogues à celles de l'hydrate de chlore (p. 202).

Qoo^Q:

CÏTIPtTRK XI.

Gax bromhydriqîie. — Avec Tlntlrogèiir le broiue forme une comhinatMin IMîi' (|iiî esl Ins inialo^iie au ^az f;ljlùrl>vclrîf|ue. Mais hi ri-aclian *iiitre l*!s deux clciiieiits est l>eiiiK'i>ni> j»niîn& vïvo rjue flaii> le cas du chlore. Quand on fait passer uneétinrelle élerlriquedans un niéhuige d'iijdro^rru* Pt de Vîipciir de broiiiCj nii quand ou ex|K>se ce niï^buge à la Imnirrc s<daire, il iic >e |iriifliiît py^ de réaclioii iuslatitanée, et une paetie seulement du mélange en Ire en combinaison. On peut activer le |>hénoméne à Faide de substances exercyoi une action calalytî(|U(*, I.c platine el les nictau\ du nièinç ;;rriupc ont été reconnus propres H cet usage* Si Ton fait [jîisï^er un ujeliinij;e de vapeur de brome et dlijrirogeneen proportions convenaldes dans un tube légè* rement ebauflV' rï lernplî de pbitîtm firKMnrnï divisé, les gaz qui se dégagent conliennenL de grandes quantilés de gaz bnuiih^ilrique; et, ijuand rex|)cnence est bien disposée, la combinaison est k |ieu près intégrale,

tjn obtient le nn^me composé plus aisément, el d'une t\u^on plus pratique, en faisanl agir sirindtaiiciuçul tki brome et du jiliusphore sur de Tean. \a[ réaction t[ui se produit nv \Hnivvi\ être coruplètenient e\pli(pu.'e (pie quand nous Imiterons du pbospJuire: jMuir le lurmicnt il suflira d'indiquer que les éléments de [*eau se Iruuveut séjiarés : rtixygène s'unit au pliospliore et rhj4lrt>gène att brome. Le bnuue à lui seul ne peut décomposer Teau, car cela enlraiiierail une augmentation de Ténergre libre (]>. ^4'), Mais sa tu>ud>inaison avec rbjdrogrne de Tcau devient [>ossible si on la rend ronnexe avec un autre pliénomene qui ruliidu*" une diuiiuution i\v réncrgie libre assez considérabir pour que l'élira t*itid soit uue ilntiinution. Dans ee cas particulier, le pbénoaiène auxiliaire est la r<uubinuistïn île roxvgène avec le pbospbore; flans cette réar^iion. eomme nous le savon** déjà (p. 7'")^ de gran<lcs cpianlités d'énergie sont mises en liberté» Pour réaliser rexpérienee, on met du pbospluuM^ noige a\ee un p. ^2 f*^*" d'f'au ilatis un petit balbm* dont le

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former eu gax broudi^drique le peu de vapeur rie brome qui s'éelia[>pe du ballon. ( )uand ou fait couleur le brome dans le llaeoiu goutte à guulle el av»*i* préeautian. il se pro-

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