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BROME

(luit iino rtîaclion vi\e, avec flamme, el du tube en U il sort un gaz incolore, qui forme d'épaisses fumées au contact de l'air, el que l'eau dissout extrêmement bien. Ce gaz esl donc très analogue au gaz chlorhydrique.

On recueille mal le gaz bronihydrique sur la cuve à mercure, parce que ce métal le décompose. La réaction donne du brouiure de mercure el de l'hydrogène; elle n'est d'ailleurs pas rapide. Comme le gaz bromhydriqu« a une densité considérable, on peut le recueillir comme le chlore par déplacement de l'air. On reconnaît que le récipient est rempli à Tépaisse fumée qui se forme à son orifice.

Le poids molaire du gaz bromhydrique est 81 ; il répond à la formule HBr. Le gaz bromhjdrique présente des écarts sensibles par rapport aux lois sim])les des gaz.

Par compression et refroidissement, on peut le transformer en un liquide qui bout à — ^S*", et qui, comme le gaz chlorhydrique licpiéfié, possède une activité chimique relativement faible.

Dissolution du gaz bromhydrique. — En reliant à l'appareil de dégagement que représente la figure ^3, le dispositif pour la dissolution des gaz, décrit page 21 4, on peul obtenir le gaz bromhydrique en solution aqueuse. La solution saturée à o" contient 80 pour 100 de gaz bromhydrique; elle est très fortement acide, elle fuuie à l'air, sa densité est i,5. Les solutions plus diluées fument moins à l'air; la solution à 48 pour 100 présente la même propriété que la solution à 20 pour 100 de gaz chlorhydrique: quand elle distille, sa composition ne change pas. Les phénomènes que nous avons décrits à propos de la solution chlorhydrique se reproduisent d'une façon tout à fait parallèle dans le cas de la solution bromhydrique, el il est inutile d'en répéter la description.

La solution bromhydrique présente, au même degré que la solution dilorhydrique, les propriétés caractéristiques des acides, si bien (jue des solutions de concentration équivalente de ces deux acides se comportent d'une manière presque identique non seulement au point de vue qualitatif, mais aussi au point de vue quantitatif. L'acide bromhydrique est donc un acide fort, et sa dissociation en ions est déjà assez prononcée dans une solution médiocrement diluée.

L'acide bromhydrique agit sur les métaux de la même manière que l'acide chlorhydrique; son hydrogène se dégage, et il se forme des bromures métalliques. Ces bromures sont absolument identiques, d'une part, avec ceux qu'on obtient en faisant agir les hydrates des mêmes métaux sur de Tacide bromhydrique (il y a alors en même

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I aution directe du brome sur ces iiui«a«\.

L'naimi du brome sur les métaux, d'uue n.«uière gént^ral,-, u't-M |j.s auss.,nergi.|ue cj..,. celle du cJdor,-, m.in la difrêronce nV»t pas 1res Ésraude On peut s., f.lre ...le idOe de 1 uae.uilé d« cotte action en ineuant di, bn.nie IU,tnde dans un lul.e à essai, et en v iol«nt un peu dcl.,„ eu fcnllfs 1res mimes, comme celles c,ui%ervenl i e.ivel..pper 1. cbocrdal cl d autres pr„d,.it. d,. rucu.e Kcmc. Le. deux elémctils se couibiHeut .ussi.ôl en dcn.H.u „ne" ««....m- rouRc «mibre et dépaisses vape.u.. Comme .es vapeurs sont toxiques, il convient de Jaire l'expérience sous une liotlc.

Les sululmus aqueuses d'ndde bronihydriquc el celles de la plupart des brom..res métalliques contiennent le brome à l'état d'ion. Dans cet état d prèsrme b s propriétés communes à tous les ions, et <[u. dmvcat de la conductibilité électrique: la plupart des données ..umenque. relatives à l'ion brome des Invunures sont très voisines des données relatives «ux chlorures correspondants. L'ion brome a comme I ,o„ cidore, une action sur le. s.dutions de sels d'ar(,^e„t, et le p.w.p„e de brou,„re d'argent que .lonncni les sels d'arj-cnl dans outes les solutions qui contiennent l'i„n bro„,e ressemble coiuplèicnent a» précipité d<.. cidurure d'ar,,enl, sauf qu'il est de eouleur un pcupuiiatre, et beaucoup moins solublc encore que le rlilorure d'argent. Anus indiquerons à pmpos de l'aifreiU les réa.tio.is «ui „ermetlent de distinguer ces deux substances. L'ion brome est d'ailieur, incolore.

Quand on i.uroduit du cidore dans des s.duli.uus qui contienuenl de I .on brouK-, d se produit une permutation dé.ats : le .bbue devion, ion cblon., e, I'i„„ brome re.levien, brome : aussi les solution, .[ui . ontienm.n. I .ou brou.c se colorent-elles en jaune quau.l ou le.,,ajoute de I eau de cidore; et comme celte coloration est bien visible -néme quand le bnm.e est peu concentré, elle sert de réaction carad ter.snquede I .on brome. Connue l'ion cidore ne peu. naturellement p.. réagir avec le cbloro, la n.éuu= réaction sert à distinguer l'ion brouic de 1 lon chlore, et à rcconnaitre la présence de l'ion brouK- à coiL' de I uni chlore.

En désignant par des traits les ions, de la manière indi.n.éc !Xme '■ "" *""' '•«^F^''«"t««- 'a réaction en questi.u. pu.- léquation ■> Bv' M- Cl, =^ a CI' -i- Biv.

II ne peut e:iisler .l'ion brome dans une solution sans ou'il s'y trouve en même temps un cation quelconque en quantité équiva-

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