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LOIS QUI PRÉSIDENT À LA ’ COMPOSITION DES CORPS

Le même chimiste fit encore voir D. que les gaz^ en se combinant, ne produisent jamais un composé dont le volume soit plus considérable que le volume primitif. E- Que lorsque, par suite de la .combinaison, le volume des gaz est contracté , la contraction a un -rapport simple avec les volumes des gaz, ou plutôt avec celui de l’un d’eux. Par exemple :

S’unissent avec et forment

100 vol. de gaz oiyg, 200 vol. de gaz. bydrog. 200 vol. d’eau.

100 vol. de gaz azote 300 id. 200 — de gaz ammoniac.

id.

50 vol. d’oxygène

100 de protoxyde d’azote.

id.

200 — de bioxyde.

id.

id.

de l’acide bypoazoteux^

id.

id.

de l’acide azoteux. r

lOO

id.

id.

de l’acide azotique.

100 T. de gaz bydrog. 100 v. de ’cblore 200 v. de gaz cblorbydrique.

A la vérité , cette loi présente un petit nombre d’exceptions qui ne diminuent en rien son importance.

S 11. Loi des équivalents on des nombres proportionnels , appelés vulsalrement proportions.

Si la loi des proportions multiples ne s’applique qu’à des corps com"'posés de deux éléments ou de deux corps composés qui sont toujours les mêmes, mais dans des proportions différentes, il n’en est pas ainsi de la loi des équivalents, qui a pour but de régler tout ce qui se rapportcà la combinaison des corps simples ou composés de différente nature. Avant de dire ce que l’on entend par équivalent, 'féiahWrsû qu’il existe des corps composés fort différents les uns des autres, et qui pourtant sont des corps composés du même ordre : ainsi le protoxyde de cuivre, le prolosulfure et le protochlorure du même métal, sont des composés dit même ordre; le bioxyde, le bisulfure et le bichlorure de cuivre, sont aussi des composés du même ordre; les sulfates de protoxyde de fer, de protoxyde de sodium, de potassium et de zinc, sont également des corps composés du même ordre.

Cela étant, on désignera sous le nom ôl équivalent la quantité en poi(|s à’ une substance qu’il est nécessaire d’ employerpom décomposer un coz’j:^ composé d’un certain ordre, de manière que le nouveau composé qui sq formera soit du même ordre que celui qui a été décomposé. Ainsi jel suppose que l’on ail déterminé par l’expérience que 395,6 parties de cuivre exigent 100 parties d’oxygène pour former le bioxyde de cuivre brun-,

14 PREMIÈRË PARTIE.

et que l’on apprenne également par l’expérience que pour séparer les^ 100 parties d’oxygène combinées avec le cuivre, il faille 200 parties de soufre, ni plus ni moins, pour former du bisulfure de cuivre , on dira que ces 200 parties de soufre équivalent exactement aux 100 parties d’oxygène.

Je me hâte de dire que tous les composés dont la nature est bien définie offrent des rapports analogues, et je cite, à l’imitation deM. Dumas, des exemples propres à mettre cette vérité dans tout son jour.

Argent.

et ICO d’oxygène forment le protoxyde d’argent.

Baryum.

et 100

le protoxyde de baryuil^

Calcium.

et ICO

id. —

le protoxyde de calcium.

Cuivre.

395,6 et 100

id. —

le bioxyde de cuivre.

Potassium.

et 100

id. -

le protoxyde de potassium.

Argent.

et 200 de soufre —

le protosulfure d’argent.

Baryum.

et 2C0

le protosulfure de baryum.

Calcium.

et 200

id. —

le protosulfure de calcium.

Cuivre.

îet 200

id. —

le bisulfure de cuivré. *

Potassium.

et 200

id. —

le protosulfure de potassium.

Il est aisé de voir que partout il faut 200 parties de soufre pour changer en sulfures du même ordre que les bxydes^des quahtitès de métal que 100 parties d’oxygène avaient transformées en oxydes; et s’il était possible que l’oxygène enlevât les métaux aux sulfures de ces métaux, il n’en faudrait que 100 parties pour séparer les 200 parties de soufre. Ainsi, dans cette hypothèse, le sulfure d’argent, par exemple, qui est composé dé 1350 d’argent et de 200 de soufre, serait décomposé par 100 parties d’oxygène, c’est-à-dire que l’on aurait un composé de 1360 d’argeut^^ de 100 d’oxygène.

La loi des équivalents s’applique aussi bien aux corps formés de corps composés, qu’à ceux qui sont produits par des corps simples : ainsi le sulfate de protoxyde de fer renferme un équivalent d’oxyde de fer exprimé par 350 de fer et 100 d’oxygène, et par un équivalent d’acide sulfurique forméd’un équivalent de souîre=200et de ICOd’dxygène multiplié par ti'ois =300. Que l’on décompose ce sel par le protoxyde desodium, composé lui-même de 287,2 de sodium etdelOO d’oxygène, on obtiendra un sulfate de protoxyde de sodium constitué selon les mêmes lois, puisque l’oxyde de fer contient la même quantité,^’ oxygène que l’oxyde de sodium , et que les quantités de fer et de sodium peuvent se remplacer près de cet oxy gène, quoique ces quantités diffèrent; elles sont donc équivalantes.

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