S2 0* — S02, SO
CARACTÈRES DÜ GENRE SULFITE.
Ils laissent dégager beaucoup d’acide sulfureux à une température élevée, et sont convertis en sulfates neutres. Ils ne sont pas précipités par les sels de baryte. Le chlore ne les altère pas.
Composition. Dans les hyposulfates neutres , la quantité d’oxygène de l’oxyde est à celle de l’acide comme 1:5.
Hyposulfates monosulfurés (trithîonates) = MO, S® 0^. Hyposulfates bisulfurés ( tétrathionates ) = MO^ 0^. Hyposulfates irisulfurés (peutatAîowafes} — MO, O^. Ces sels ne sont pas faciles à caractériser, et l’on ne peut les reconnaître d’une manière certaine qu’en les souraetlant à l’analyse. On peut dire toutefois qu’étant traités par l’acide sulfurique, surtout à l’aide d’une légère chaleur , ils fournissent de l’acide sulfureux et un dépôt de soufre plus ou moins abondant, ce qui les distingue des sulfites, des hyposulfites et des sulfates.
CAltACTÈItES DIj CUBARE fSEEFlTE. ^
Tous les sulfites sont décomposés par le feu ; ceux des métaux de la première classe , et quelques-uns des méta]^/le la deuxième, donnent un sulfate et un sulfure.
4 KO, SO^ ^ a KO, S03 KS
Sulfite. Sulfate. * Sulfure.
Les sulfites des cinq dernières classes laissent dégager le gaz sulfureux, et il reste l’oxyde ou le métal réduit. Les sulfites exposés à l’aîVen attirent l’oxygène, et passent à l’état de sulfates, d’autant plus promptement, toutes choses égales, d’ailleurs, qu’ils sont plus solubles dans l’eau et plus divisés. L’acide azotique concentré et bouillant transforme tous les sulfites en sulfates. Le chlore change aussi en sulfates ceux qui sont solubles.
KO, SQg ^ Cl HO KO, S03 HCl
SlUâte. Giilore. Eau. Sulfate* Â. chlorhydrique.
Il n’y a guère que les sulfites de potasse , de soude et d’ammoniaque, qui soient très-solubles dans Veau. Plusieurs sulfites peuvent se combiner avec le soufre très-divisé, et donner naissance à des hyposulfites.
Les sulfites sont décomposés avec effervescence par l’acide sulfurique, et il se dégage du gaz acide sulfureux, dont l’odeur est caractéristique, sans dépôt de soufre.
Composition. L’acide des sulfites renferme deux fois autant d’oxygène que l’oxyde qui entre dans leur composition.
Préparation. On obtient les sulfites insolubles par le ti’oisième procédé, c’est-à-dire par la voie des doubles décompositions (p.317). On' prépare ceux qui sont solubles avec la base simple ou carbonatée et le gaz acide sulfureux ; pour cela , on dégage ce gaz à l’aide du charbon et de l’acide sulfurique, dans l’appareil déjà décrit (voy. Préparation de l’acide sulfureux^ p. 138 ) ; on le fait arriver dans des flacons lubulés contenant delà potasse, de la soude ou de l’ammoniaque liquide, etc.; on suspend l’opération lorsque la saturation de ces bases est complète. Ou parvient presque toujours à obtenir, par ce procédé, des sulfites ci’istallisés ; s’ils sont avec excès d’acide, on les sature par une quantité convenable d’alcali.
CARACTÈRES DU REARE SCEFATE.
Soumis à l’action du calorique, les sulfates se comportent de différentes manières : celui de magnésie et^eux de la première classe ne se décomposent pas; les autres- se décoinposent , fournissent de l’oxygène, de l’acide sulfureux et de l’acide ' sulfurique anhydre, et laissent pour résidu l’oxyde, le métal, ou un oxyde plus oxydé.
Le carbone enlève l’oxygène à l’acide de tous les sulfates , et quelquefois aux oxydes ; les produits de cette réaction varient en raison de la température: ainsi tantôt il se formera de l’acide carbonique, de l’acide sulfureux, et le métal sera mis à nu; tantôt il ne se produira que de l’oxyde de carbone, point ou peu d’acide sulfureux , et un sulfure métallique. La transformation des sulfates de baryte, de strontiane, de chaux, ..de potasse et de soude en protosulfures métalliques par le charbon, a été mise hors de doute par M. Berthier, en chauffant ces sels mêlés de charbon dans un creuset brasqué à la température d’un essai de fer {Ann. de chim. et dephys. , t. XXII). A une température moins élevée., par exemple au rouge-cerise, le charbon transforme ces sulfates, d’après Gay-Lussac, en protosuîfures et en persulfures métalliques et en oxydes. C’est à cette réaction qu’est liée l’histoire des pyrophores, matières qui ne sont que le produit de la calcination de 28 à 30 parties de sulfate de potasse ou de quelques autres sulfates, avec 15 parties à peu près de noir de fumée , et qui s^enflamroent dès qu’elles ont le contact de l’air. Ce pyrophore est du polysulfure de potassium mêlé de potasse anhydre et de charbon ; la température s’élève considérablement dès que l’air frappe sur lui, tant par