‹ Éléments de chimie (volume 2)Chapitre 74 sur 149 · CARACTÈRES RES OX AI. A TES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES RES OX AI. A TES

i II existe des oxalates neutres, MO , 0®, des bioxalates MO, 2 G* 0^,

des quadroxaiates MO, 4 G^ 0^, et des oxalates tribasiques 3 MO, 0^, Chauffés , ils se comportent différemment. S’ils sont anhydres, et par conséquent sans hydrogène, comme ceux de plomb, d’argent et de cuivre, ils donnent de l’acide carbonique, de l’oxyde, de carbone, l’oxyde ou le métal ; toutefois l’oxalate d’argent ne fournit que de l’acide carbonique et de l’argent (voy. page 167).

Ag0,G2 03 = 2C02, Ag.

Les oxalates alcalins et terreux, toujours hydratés , donnent du gaz acide carbonique, de l’oxyde de carbone, de l’eau, un peu d’acide acétique, de l’acétone, un peu de goudron, et laissent un carbonate. L’oxalate neutre d’ammoniaque fournit de l’oxamide.

Tous les oxalates chauffés avec de l’acide sulfurique concentré se décomj)osent en oxyde de carbone et en acide carbonique, sans noircir.

L’eau dissout parfaitement les oxalates neutres dè potasse, de soude, d’ammoniaque, d’alumine, deglucine, de chrome, de magnésie et de fer ; mais ils deviennent en général moins solubles par un excès d'acide, tandis que les oxalates insolubles sont en général rendus solublès par un excès d’acide ; tels sont ceux de baryte , de cuivre, etcT Les dissolutions des oxalates précipitent en blanc les sels solubles de chaux, de baryte, de strontiane, de zinc, de bismuth, de manganèse, de titane, de cérium, de plomb, de mercure et d’antimoine; elles précipitent l’or métallique delà dissolution de chlorure d’or bouillante. Les oxalates insolubles sont difficilement décomposés par les acides; ceux qui sont solubles et neutres le sont en partie par les acides puissants qui s’emparent d’une portion de la base, et les transforment en oxalates acides moins solubles.

DES CHLORURES d’oXYDES.

CARACTÈRES DC CEATtE BTPOCHEORITE.

Les hypochlorites ont l’odeur et la saveur de l’acide hypochloreux, ils sont moins stables que les chlorites ; la moindre élévation de température ou la concentration de leurs dissolutions décomposent en hypochlorates et en chlorures, avec dégagement d’oxygène, ceux qui sont neutres; ils résistent davantage s’ils sont alcalins. Les acides en dégagent de l’acide hypochloreux pur ou mêlé de chlore, à moins que riiypochlorile ne contienne un chlorure métallique, car alors il n’y a que du chlore mis à nu. Ils sont solubles dans l’eau. Ils ont une gi’ande énergie décolorante et oxydante; aussi transforment-ils les sulfures récemment précipités en sulfates, l’acide sulfureux en acide sulfurique, et les protoxydes métalliques en peroxydes. M. Balard explique leur propriété décolorante en admettant, si on les traite par un acide, qu’ils laissent dégager du chlore , et que c’est ce chlore qui décolore , eu déterminant la décomposition de l’eau dont l’oxygène se trouve fixé sur la matière colorante; si les hypochlorites agissent sans le concours d’un acide , c’est uniquement par l’oxygène de l’acide hypochloreux et de la base qu’ils modifient la matière colorante , en sorte qu’ils se trouvent changés en chlorures métalliques. Ils sont décomposés par un courant de ga? acide carbonique , qui en chasse l’acide hypochloreux.

Composition. Dans les hypochlorites , la quantité d’oxygène de l’acide est à celle de l’oxyde comme 1:1.

Préparation. On les obtient directement; mais il faut avoir soin de verser l’acide sur la base par petites portions et en quantité insuffisante pour la saturation , et d’agiter constamment, en tenant le flacon immergé dans l’eau froide : autrement l’hypochlorite se changerait en hypochlorate (voy. l’article suivant , pour la différence qui existe entre les hypochlorites et les chlorures d’oxydes).

DES CHIiORERES D’OXYDES (cHtORÜRES DÉCOLORANTS).

Les chlorures d’oxydes que l’on obtient en faisant arriver du chlore gazeux sur la potasse, la soude, les protoxydes de plomb, de cuivre, etc., considérés pendant longtemps comme des composés de l’oxyde employé et de chloi*e en quantité indéterminée, furent regardés plus lard par Bei-zelius , et surtout par Soubeiran , comme des mélanges d’un hypochlorite de la base et d’un chlorure du métal. Martens combattit cette manière de voir, et remit en vigueur l’ancienne théorie qui regardait

ces corps comme des chlorures d’oxydes, théorie que Millon appuya par des expériences et des considérations nouvelle. D’après ce chimiste, ces composés décolorants correspondent aux peroxydes; seulement la quantité d’oxygène qui fait passer le protoxyde à l’état de peroxyde est remplacée par son équivalent de chlore ; ainsi le peroxyde de sodium étant = Na 02, le chlorure de soude sera représenté par Na 0 Cl {Journal depharm., septembre 1839). Dans un travail postérieur, 6ay-Lussac s’est efforcé de démontrer que ces corps sont réellement formés d’un hypochlorite et d’un chlorure. Quoi qu’il en soit, toujours est-il qu’il existe la plus grande analogie entré ces corps et les hypochloriles.

1" Les chlorures d’oxydes , quoique peu stables, se conservent pourtant très-longtemps à l’abri de l’air et de la lumière; 2" ils résistent à une température élevée, et lorsqu’ils sont décomposés par le feu, ils se comportent comme les liypochlorites , si ce n’est qu’ils laissent un chlorate et une quantité notable d’un chlorure métallique; 3“ les acides les décomposent et en dégagent du chlore. 4° Ils détruisent la couleur du tournesol, du sulfate d’indigo, etc.; ils exhalent une odeur de chlore ;^céux qui sont solubles dans l’eau noircissent une lame d’argent, pourvu qu’ils soient exposés à la lumière, et il se forme du chlorure d’argent.

Préparation. On en obtient quelques-uns directement avec le chlore et le protoxyde ; d’autres sont le résultat de doubles décompositions (voy. p. 317).

CAXtACTÉREfS DV REUTRE CmAtRITE!.

Les chlorites sont plus stables que les hÿpochlorites, et ne se décomposent pas par une faible élévation de température. Les acides forts, même lorsqu’ils sont étendus d’eau, les décomposent avec une vive effervescence et en dégagent du gaz acide chloreux, tandis que les chlorures d’oxydes traités de la sorte ne donnent que du chlore. Ceux de potasse, de soude, de baryte et de chaux, les seuls qui aient été étudiés par M. Martens, sont solubles dans l’eau ; leurs dissolutions précipitent l’azotate d’argent.

Les chlorites neutres ne ramènent pas au bleu le papier de tournesol rmigi , mais ils sont fortement décolorants suas l’intervention d’un acide; comme le chlore et les chlorures d’oxydes, ils ont un pouvoir oxydant très-marqué, et transforment instantanément le sulfure noir de plomb en sulfate. Ils sont en partie décomposés par un courant de gaz adde carbonique, qui les fait passer à l’état de chlorites alcalins. Les chlorâtes

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