PKEHlËnE PARTIE
tent dans toutes les direclions, de bas eu haut, de haut ea bas, et latéralement , sans qae les parties qui les composent soient sensiblement déplacées ; ainsi , quel que soit le pcâDtâ'noe barre de fer somnîse à l'action du calori~ qde , cell&«i ne tsrdera pas à être échauffée dans tous ses pcdiits, et il nous aura été kn^c^sible d'aperceroir le mi^dre changement dans ta position de ses parties : il ti^en est pas de mérne des lifuides.
Plus les corps solides sont bons conducteors du calorique f plus ils nou^ semblent froids quand nous les touchons , parce que dans un temps donné , toutes choses égales d'ailleiiTs, ils enlèvent à nos organes une plus grande quantité de calorique. Â la vérité^ la densité des ccnpa influe aufisi sur cette sensation ; plus ils sont denses^ phts ils nous paraisBent froids , parce qu'ils nous touchent pKF un plos grand nombre de points, et nous enlèvent par conséquent {dus de calonque .
- Facjûté conéuctncp des corps Uquiàes. Rtmiford pesait ijat les corps liquides ne sont pas conducteurs du calorique ; mais cette opinion a été combattue avec succès par MM . Thomson et Murray ; et aujourd'hui on s'accorde généralement à les regarder comme des condnctetn-s lents
DES CORPS COimUCTBURS. 87
qae cet instrument monte de quelques degrés : donc une partie du calorique libre de Teau bouillante est transmisQ de haut en bas et trayerse Thuile de Un ou le mercure ^ puisqu'elle échauffe le thermomètre qui est plongé dans €» liqaides ; et si Télévation de température indiquée par le Aeimomètre n'est pas plus considérable , cela doit èdro attribué à ce que les parois de la sphère absorbent dnca-^ brique* C^tte expérience est plus concluante que la précédcQte , dans laquelle on se sert d'un vase de yerrs dont les parois finissent par s'échauffer et par communiquer du calorique au mercure.
Hais si la conductibilité des liquides est prouvée par les fûts qua nous venons de rapporter , il importe de fairs voir qu'ils ne possèdent cette propriété qu'à un degré très fuble.
Expérience. Lorsqu'on fait geler dans le fond d'un tuba de verre une certaine quantité d'eau ^ et que l'on rempMt le tube avec de l'eau liquide à la température ordinaire » on observe que l'on peut faire bouillir fortement l'eau qui est à k partie supérieure^ çansque la glace fonde ni s'é* chauffe sensiblement.
Mais ^ objectera-4-H)n ^ de l'eau placée sur le feu s'échauffe et bout en quelques minutes : peut-on concevoir ce phénomène sans admettre que ce liquide est bon conducteur î Nous répondrons par Taffirmative. L'eau et les liquides en général y placés àanoA cette droonstance ^ s*échauffent en vertu du déplacement qu^éprouvent leurs parties : aiori la première couche^ occupant le fond du vase^ est échauffée^ se dQate^ devient plus légère^ s'élève^ et est remplacée par une autre plus froide y qui y k scm tour devenue première y est dilatée et élevée ; d'où l'on voit qu'il s'établit deux courants y Tun de couches dilatéeft chaudes qui s^élèvent y l'autre de couches froides qui de^ cendent. C'est le premier courant qui échauffe principale^ ment la masse du liquide y en communiquant une portion de son calorique aux molécules d'eaumoins chaudes qu'il
traverse. Il est donc évideDlquecette masse est échauffée, I* par réleTation non interrompue des couches chaudes; a' par ime quantité de calorique excessivement faible , transmise directement de bas en haut , et qui est en rapport avec le peu de conductibilité de l'eau ; d'où il résulte qu'il est imposable d'échauffer rapidement un liquide dont la face supérieure seule est échauffée ; en effet , dans ce cas , la couche supérieure se dilate , devient plus légère , et , loin de pouvoir descendre pour échauffer les couches Bous-jacentes , se transforme en vapeur et se répand dans Tair; ilnereste donc plus, pour échauffer ces couches , que le calorique transmis directement de haut en bas , et qui est en très petite quantité , parce que les Uquides sont de mauvais conducteurs.
Faculté conductrice des corps gazeux. Plus mauvais conducteurs encore que les Uquides , les gaz s'échauffent pourtant rapidement , parce qu'ils ont peu de capacité pour le calorique , et que leurs molécules , excesàvement mobiles, permettent facilement la circulation des courants ascendants chauds et des courants descendants Sroids. Du reste, le pouvoir conducteur n'est pas le même pour tous les gaz d'après MM. Delarive et Marcet.