‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 32 sur 106 · DU CALORIQUE SPÉCIFIQUE · texte numérisé non relu

DU CALORIQUE SPÉCIFIQUE

quantité de glace qui n'est pas la même pour Vun qne foar Tautre de ces deux corps ; ce qui devrait arriver si le calorique qu'ils émettent ëtait en égale quantité. On désigne sous le nom de calorique spécifique cette quantité de calorique que deux corps de poids égal exigent pour passer d'un degré à un autre ; et Ton nomme capacité des corps pour le calorique la faculté qu'ils ont d'absorber une plus ou moins grande quantité de cet agent ^ pour s'âever à la même température. Un corps à o^ parvient d'autant plus vite à loô'' , ou s'échauffe d'autant plus rapidement^ que sa capacité pour le calorique est moindre^ toutes choses égales d^aUleurs.

Peut -on déterminer quelle est la capacité des différents corps pour le calorique 7 On a proposé plusieurs méthodes propres à remplir cet objet : nous allons faire connaître les principales y en conmiençant par celle de Crawford.

Corps de nature différente n' exerçant pas entre eux Mine action chimique. Si les corps sont liquides ^ on les mêle deux à deux^ sous des poids égaux^ et à des températures différentes ; on note la température du mélange^ et on juge par là de leur capacité pour le calorique : par exemple^ un mélange fait avec une livre de mercure à o* et mie livre d'eau à 34**+o**, marque au thermomètre 33* +o* ; le mercure passe donc de o" à 33**H-o** , tandis que l'eau descend de 34* à 33° ; d^où l'on doit conclure qu'il n'a fallu à la livre de mercure , pour passer de o"* à 33" , que la quantité de calorique capable de faire monter Teau d'un degré, c'est-à-dire de 33* à 34' : donc la capacité du mercure est V decelle de l'eau.

Ce que nous disons du mercure et de Peau s'applique également atout autre liquide.

Corps dénature différente exerçant entre eux une action chimique. Il est impossible de parvenir à im résultat exact si on mêle des corps qui , par leur action réciproque , dégagent ou absorbent du calorique , tels cjue Teau et l'adde sulfurique : dans ce cas , il faut les mêler avec

go PREMIÈRE PARTIE.

d'autres corps sur lesquels ils n'exercent aucune action , et dont la capacité pour le calorique soit connue. Aînâ , dans l'eiemi^ que nous venons de dter , on détennin»-' : rait le calorique spécifique de l'acide suliurique en mettant une livre de cet acide à i a" en contact avec une livre ] de mercure à o" (température à laquelle ces deux corps ; n'exercent aucune action diimique); on obtiendrait a livre» de liquide à n"; d'où Ton conclurait que le calo- ; rique spécifique du mercure étant i , celui de l'acide est : II. Maison6ait,d'uneautrepait(fo/. p.89),quelGcalo ; rique ^écifique du mercure étant représenté par i , celui de l'eau doit l'être par 3 3 : donc le calorique epécifiquo ds l'adde Bulfurique est à celui de l'eau comme iià33.Les vases dans lesquels on opère et l'air ambiant dcràvent être à la même température que le mélange; et celui-ci dmt être fait promptement, afin qu'il n'y ait point de cahiri^aa absorbé ou cédé par lui.

Lavoisîer et M . de Laplace ont inventé un instrument > le calorimètre , à l'aide duquel ils ont déterminé la cepmcité des corps de nature différente pour le eaiorique , ainsi que la quantité de calorique relative qui se dégage pendant la combustion des corps , la respiration des ont'

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C4. Si le corps dont on veut déterminer le calorique qiéàSqae exerce sur Teau une action chimique^ au lieu de Fentourer inunédiatement de glace ^ on renferme dans un rase dont la capacité pour le calorique est connue par une expœence préalable. Nous ne donnerons pas la de»o^tion de ce calorimètre^ parce qu'il est fort peu em- Tgiojéy et qu'il ne fournit de résultats un peu satisfaisants qnfantaiit que Ton ajMis un très grand nombre de précamtions qui le rendent d'un usage trop incommode.

Rnmford a imaginé un autre calorimètre pour parvenir avec fisuâlité à déterminer le calorique qui se dégage pcodant la combustion du bois^ des huiles et de quelques antres corps; il s'agit de £adre passer les produits provenant de cette opération dans un serpentin aplati plac^ dans ime caisse de fer-blanc^ de manière à pouvoir être entouié d'eau distillée froide ; il est évident que ces produitscdiauflEeront l'eau difiTérenmient, suivant qu'ils seront founii par tel ou tel autre corps , et Ton pourra déternmerj au moyen d^un calcul très simple , la quantité de calorique di^agé par la combustion du corps. La tempe* rature de Teau delà caisse doit être au-dessous de celle de Tair ambiant.

C^est a Taide du calorimètre de Rumford^ que MM. Delarocbe et Bérard sont parvenus à mesurer le calori* que qiédfique des gaz. (Yoy. jinn. de Chim. , tom.

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