DU SOUFRE. 1S
développement dé ce fluide daiis les molécules du soufre qu'il faut attribuer la difficulté que l'on éprouve à les détacher du mortier qui a servi à lès triturer, et auquel elles adhèretit : l'eau qtiî, dans ce cas, fayorise leur détachement, a^ait en s' emparant du fluide électrique. Le soufre est électro-'vitré par rapport k Toxygène et électixf^rési" ûeux pair raj[)iport à l'azote ( f^. p. 1 14)-
Lé gaz oocjrghne n'exerce sur le soufre aucune action marquée à la température ordinaire.
Propriété essentielle. Si Von inixodiiit un morceau de sôùïrë qui préseilte un ou deux points en ignition , dans ime éprouvette à pied reniplie de ce gaz, il l'iibsorbe avec dégagement de calorique et d'une lumière blanchebîetiâtre , et passe à l'état de gaz acide sulfureux , facile a reconnaître à son odeur piquante, qui est la même que celle dû soufre qui brûle à l'air.
On peut encore obtenir, par des moyens indirects, trois àhlrés comjposés d'oxygène et de soufre, i^acide hypo-siilftireux , l'acide hypo-sulfurique et l'acide sulfuriqiie.
l/hjràix)gene peut se combiner avec le soufre en deux proportions : i " "V acide sul/hjdrique ou hjdm-sulfurique peut s'obtenir directement, soit en remplissant une cloche de gaz bydrogène, et en y introduisant du soufre^ que l'on plabe au foyer d'un miroir ardent sur lequel tombent les rayons lumineux , soit en faisant passer du gaz hydrogène à travers du soufre placé dans un tube de porcelaine ronge : aucun de ces moyens n'eèt cependant usité pour préparer ce gaz , dont nous ferons l'histoire plus tard. 2" Le pùlysulfide d'hydrogène. Ce corps découvert par Schéele, et si bien décrit en i83i par M. Thénard, est toujoiurs liquide à la température ordinaire, d'une couleur jaune tirant quelquefois sur le brun verdatre : appliqué sur la langue il la blancliit , à la manière du bioxyde d'hydrogène , et y cause un sentiment de cuisson difficile à supporter ; il décolore et altère la penu ; il di'ts iiit faci-
Ij6o PREMlÙnE PARTIE.
lement la couleur du toiimesol. Il ressemble par sa conastance tantôt à une huile essentielle , tantôt à une huile grasse; sa densité varie aussi, elle a été de i,7()9danann hydrure dont la fluidité n'était pas grande. Son odeur est particulière et désagréable. Il n'est point solidifié par un froid de 2o''-o'';ilestdécomposéàlatempératurede6o''à ■^o" en acide sulfliydrique qui se dégage et en soufre j fl prouve encore ce genre de décomposition lorsqu'il est abandonné à lui-même j il s'enflamme à l'air par rapproche d'iuie boi^e enflammée^ et il se produit de l'eau^ du soufra et de l'adde sulfureux. Propriété essentielle. Le charbon très divisé , le platine , l'or , l'iridium et plusieurs autres métaux en poudre en dégagent du gaz aCide sulfhydriqiie , sans paraître s'imir au soufre. 1* bior)rde de manganèse , la magné^e^ l'acide silicique, des fragments pulvérisés de baryte , de strontiane , de chaux , de potasse et de soude, et même la potasse et la soude dissoutes dans l'eau , eu dégagent aussi du gaz adde suifhydrique avec une uive e^ervescence. Les oxydes d'or et d'argent sont instantanément réduits, il y a incan-