DU SOUFRE
un excès ûe soufre ; on agite continuellement la liqueur , et bientôt Ton voit le polysulfide qui commence à déposer: cdui qui se sépare d'abord est plus liquide que celui qui se précipite en dernier lieu; il est aisé de les séparer en fractionnant les produits. Théorie: Tacide azotique s'empare de la chaux pour former un azotate ; l'acide sulfhy drique s'unit au soufre en excès^ et forme le polysulfide 3 il ne se dégage pas sensiblement d'acide sulfhydrique. Un fait remarquable et déjà connu depuis long-temps^ c'est que si^ au lien d'agir comme nous l'ayons dit^ on versait l'acide sur le siUfhydrate sulfuré^ on n'obtiendrait point de polysulfide; en effet^ alors le sulfhydrate décomposerait lepolysulfide a mesure qu'il se produirait^ et il se formerait du gaz adde sulfhydrique et un dépôt de soufre. Composition. Elle varie. M. Thénard à qui nous devons ces détails, en a analysé qui contenait 8 et 6 atomes de soufre pour un atome diacide sulfhydrique. (V. ^nn. de Chim. , sept. i83i.)
Lorsqu'on fait chauffer ensemble ^ dans des vaisseaux fermés^ du bore et du soufre^ on obtient un mélange et non un. composé couleur d'olive ; si l'on veut combiner ces deux corps ^ il faut chauffer le bore jusqu'au rougeblanc dans du soufre réduit à l'état de vapeiu* ; le bore brûle avec une flamme rouge , et l'on peut obtenir au moins ^ deux composés suivant que Inaction de la chaleur a été plus ou moins continuée (Berzélius).
L'action du caiione pur sur le soufre n'est pas connue. II n^en est pas de même de celle qu'exerce le charbon calciné. Ces deux corps peuvent se combiner , et donner naissance à trois composés y le sulfide de carbone liquide (liqueur de Lampadius), le suljide de carbone solide ^ et le mlfide gazeux ^ celui-ci n'est pas le résultat de l'action directe.
&uJ^de de carbone liquide (liqueur de Lampadius). Pour l'obtenir on prend un tube de porcelaine dans lequel on introduit des fragments de charbon fortement calciné 5 ou