‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 45 sur 106 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

l62 PREMIÈRE PARTIK.

le dispose daiis un fourneau à réverbère F{ voy, pi, 1 1 , fig. 65 ) ,' de manière qu'il soit an peu incliné^ et qu'on puisse l'entourer de charbon. A l'extrémité A de ce tube, miuiie d'an bouchon percé , on adapte une cornue de Terre C contenant dn soufrej àl'autre extrémité se trouve une alonge L , qui se rend dans un récipient tubulé R , renfermant de l'eau et entouré de glace ; de la tubulure de ce récipient part un tube recourbé S, qui va plonger jusqu'au fond d'un petit flacon bitubulé M, qui contient de l'eau jusqu'à la moitié de sa hauteur , et qui est également entouré de glace; l'autre tubulure de ce flacon donne iBsue à un tube recourbé X , destiné à porter les gaz fous des cloches pleines d'eau ou de mercure et renversées siu* une cuve. On chaufTe le tube de porcelaine jusqu'à ce qu'il soit rouge , puis on met du feu sous la cornue C; le soufre 9e volatiliBe , traverse le tuyau de porcét^e , se Combine eu partie avec le chari>on , et donne un liquide qui se condense an fond de l'eau du récipient R, et de celle qui se trouve dans le flacon M : ce liquide est le snlfide de carbone avec excès de soufre ; l'alonge se trouve contenir ime matière brunâtre solide , qui n'est que du soufre légferement carburé ; enfin on obtient dans la cloche destl-

DU SOUFRE. l^j.i

majeure partie du sulfide de carbone, qui doit nécessai- L'ement sortir le premier , puis on le distille pour le débarraser de l'excès de soufre qui reste dans la conuie.

Ptvpriétés. Il est transparent ^ incolore^ doué d'une odeur fétide et d'une saveiu* acre ; son poids spécUique est de i^:à7!2 : il bout à 4^""^ et il n'est point décomposé par le calorique, quelle que soit la température à laquelle il a été soumis ; il n''a point la faculté de faire passer au rouge le phosphore pur ayec lequel on le met en contact^ ce quil faut attribuer à la présence du soufre qui entre dans sa composition ( Yogel) ; il est très avide d'oxygène ; car y lorsqu'on le réduit en vapeur et qu'on le mêle ayec ce gaz^ il s'en empare aussitôt qu'on fait passer un courant de fluide électrique , s'enflamme vivement, détonne et se transforme en gaz acide carbonique et en gaz acide sulfureux. Il est rangé par MM. Wutzer et Pellengam parmi les excitants diffusibles les plus énergiques , et préconisé à la dose de 3 à 8 gouttes pris à l'intérieur , contre les rhumatismes et la goutte sans fièvre ou accompagnés d'une fièvre très légère. Vauquelin, qui a analysé le sulfide de carbone, l'a trouvé formé de i4 à i5 parties de carbone , et de 86 à 87 de soufre. Suivant M. Berzélius, ses parties constituantes sont 84^84 de soufre et 1 5, 1 6 de carbone. Si on détermine sa composition par le calcul, en le supposant formé d'un atome de soufre et d'un atome de carbone, on trouvera 83,89 de soufre et 16,11 de carbone, résultat qui se rapproche singulièrement de celui de M. Berzélius ^, Son poids atomique est donc 339,38 et sa formule C «S. Il a été découvert en 1 796 par Lampadius , et décrit depuis sous le nom de liquide de Lanvpadius.

Sulfide de carbone solide. C'est le charbon qui reste

*En effet y l'atome de soufre pèse 201716, et le poids d'un atome de carbone est de 38, a^.

l64 PREHIÈttB PAKTIE.

dans le tuyan de porcelaine ^ à la fln de l'opération qai a fourni le sulfide liquide; il esl très corrodé ; brûlé avec de l'azotate de potasse dans un creuset , il fournit dti snlfkte de potasse , ce qui prouve qu'il contient du soufre.

Sulfide de carbone gazeux. Gaz découvert par Schéele et qui se produit par la distillation dans une cornue, d'un mélange de sulfure de potassium (foie de sou&e) , etde charbon de bois bien calciné et pulvérisé . Il est incolore , d'une odeur légère analogue à celle de l'acide sulfhydrique , inflammable , et donnant par la combustion de l'acide sulfureux et de l'acide carljonique , insoluble dans l'eau , et décomposable instantanément par le chlore qui en précipite du soufre. Il serait à souhaiter qu'on approfondi davantage l'étude de ce gaz.

Le phosphore peut se combiner avec le soufre en diverses proportions , et former des produits qui sont plus fiiâblesquele'phosphore. Un de ces composés, susceptible de distalliser d'après M. Faraday , est formé d'un atome desoufte et de 2 atomes de phosphore (Fh- S). Pourobteiûr ces sulfides , on commence par faire fondre un peu de phosphore dans un tube , puis on y introduit un peu de soufre ; lorsque la combinaison est opérée, ce queTon

DU SOUfRE. l65

Suivant Brugiiatelli ^ il existerait un composé gazeux de pfiosphore y de soiifœ et dihjdwgeiiej non inflammable spontanément ^ mais qui brûlerait avec une explosion vicdente lorsqu'on y mettrait le feu. Ce gaz qui n*est peut-être qu'un simple mélange d*acide suUhydrique et d'hydrogène phosphore ( phosphure trihydrique ) y serait le résultat de l'action réciproque de la chaiu ^ du phosphore^ du sulfure de potassium et de l'eau.

Poids d^un atome de soufre. Il est de aoi^i65 '*'.

Usages, lit soufre fuit partie constituante de la poudre à canon ; on l'emploie pour soufrer les allumettes et pour préparer les acides sulfureux et sulfuriquc , dont on fait une grande consommation dans les arts. Le soufre parait être un excitant des fonctions du système exhalant : aussi l'emploie-t-on avec succès dans le traitement de la gale j des dartres ^ de la teigne : on l'applique sous la forme d^onguent préparé avec de la graisse de porc ou avec du cerat ; quelquefois aussi y pour guérir la gale y on se sert d'un linimènt fait avec parties égales de soufre et de chaux vive parfaitement triturés et incorporés dans de l'huile d'olives ou d'amandes douces. Adoiinistré à l'intérieur ^ le soufre est regardé comme purgatif^ à la dose d'un à trms gros ; mais A petite dose on doit le considérer conune excitant y spécialement dans les affections chroniques du' poumon et des viscères abdominaux. On le donne avec des extraits^ ou bien sous la forme de bols y de pastilles y d'électuaires , ou en suspension dans du lait : la dose est dei2,îso,4o^7a grains par jour; on l'emploie aussi Gous la forme de baumes , qui ne sont autre chose que des huiles essentielles tenant du soufre en dissolution : ainsi y Ott donne de 20 à 24 gouttes de baume de soufœ tériébenr

*Cc nombre esl admis par Ions les chimistes; cependant en calculant le poids atomique d'après le principe établi à la page 42, on le trouve de 2o3;5cj.

l()ti PW.MiÈRF, l'ARTli:.

thiaé, de baume de soufœ attisé , de baume de souji'e succiné; enfin les fameuEes pilntea de Morto» , si souvent employées par cet auteur dans la phthisie pituitaire , el qui ne paraiasent réussir que dons les catarrhes chroniques contiennent da baume de soufre anisé.

Extraction. On obtient le soufre, i " avec des substances terreuses qui le contiennent : a° avec les sulfures de fer ou de cuivre. Premier mtry en. On place ces substances dans des pots de terre cuite, recouverts et surmontés d'un tuyau qiU va serendre^ en s'inclinant, dans d'aatres pots couverts , et dont le fond , percé de trous , est placé audessus d'une tinette en bois remplie d'eau ; on chauffe les pots contenant les matières suKureuses ; le soufre entre en fuâon , se volatilise, et vient se condenser dans l'eau de la tinette : il porte alors le nom de soufre brut, et lenferme encore des matières terreuses ; on le sublime , et on l'obtient en canons. Sublimation. On le place dans une chau- Aère en fonte qui communique avec une chambre en maçonnerie, an moyen d'un chapiteau également en maçonnerie; on chauffe ta chaudière ; le soufre fond, se réduit en vapeurs , entre dans la chambre qui est froide ,

mêlés avec de l'argile ^ et arrangés de manière à leur donner la forme d'une pyramide tronquée, au milieu de laquelle se trouve un canal vertical par lequel on introdoit des tisons embrasés ; le bois s'enflamme y le sulfure s*échaii£re , et bientôt la température est assez élevée pour qu''il absorbe et condense rapidement Toxygène de l'air ; alors le cuivre et le fer passent à l'état d'oxyde , une portion de soufre se transforme en gaz acide sulfureux qui se dégage ; une autre portion se volatilise et vient se conden^ ser dans des cavités pratiquées sur le plateau du sonmiet; le minéral qui reste est composé d'oxyde de cuivre, d'oxyde de fer ^ et d'un peu de sulfure sur lequel l'oxygène de l'air n'a pas agi. Nous verrons plus tard qu'il est employé à Textraction du cuivre.

Du Sélénium ^.

I^e sélénium a été découvert à la fin de i8i6parM. Bcf"zétius; il a déjà été trouvé : i"" dans le soufre de Fahlun et de Upari , où il existe en très petite quantité; ^"^ dans l'eukairiie; y associé au plomb , au mercure , au cobalt, au ciiîvre, et à l'état de séléniure de potassium dans le duché d'Anhalt Bernburg. Son nom a été dérivé de seJen, la lune^ pour rappeler son analogie avec le tellure (dérivé de teUus , teUuris , la terre).

Le sélénium refroidi après avoir été fondu , est solide , brillant et d'une couleur brune; sa cassure est vitreuse et couleur de plomb ; sa poudre est d'un rouge foncé j il

* Le séléaium est considéré par quelques chimistes comme un corps qui jouit à la fois des propriétés appartenant aux métaux et aux corps simples non méuUiques ; il peut être regarde comme établissant le passage d'une de ces classes de corps à Tauirc : cependant il se rapproche plus du soufre que des métaux.

l68 PREMIÈHË PARTIE.

n'est point dnr ; le couteau le raie aisément ; il est fragile : son poids spécifique est de 4j3a. 11 est mauvais conducteur du calorique et de l'électricité. Soumis à l'action du^B dans des vaisseaux fermés ^ il fond à quelques degrés au-dessus de loo"; si on le chauffe presque jusqu'au rouge, il bout et peut éti'e distlUé.

Chauffé dans im grand fiacon rempli de gaz oxygène ou d'air atmosphérique , il s'évapore d'abord , puis passe à l'état d'oxyde. Si , après l'avoir chauffé dans ime bonle de verre assez petite pour qu'il iie puisse pas se disperser, on y fait arriver un courant de gaz oxygène , il bout, absorbe le gaz , brûle avec ime flamme dont la lumière est faible , et passe à l'état d'acide sélénieux. Si , lorsque le sélénium a le contact de l'air , on l'enflamme , fl s'oxyde , brûle avec une flamme bleu d'azur, et l'oxyde formé s'évapore en répandant une odeiu: très forte de chou pourri (propriété essentielle) : cet oxyde reste toujours mêlé avec l'air, li'hydrogène peut se combiner avec le sélénium , et former de Tadde sélénhydrique , mais seulement lorsque ces deux corps sont à l'état naissant, comme, par exemple, quand on décompose le séléniure depotassium par l'acide chlorhvdriqi

DE l'iode. 169-

L^acide sulfiirique dissout le sélénium et acquiert une couleur verte ; Feau le précipite de cette dissolution sous forme d'une poudre rouge.

Préparaiiofi. On se procure du chloride de sélénium volatil y en décomposant un séléniure métallique par dit chlore sec. On dissout ce chloride dans Feau qui se dé-> compose en donnant naissance à de Fadde chlorhydrique et à de Tacide sélénieux. On ajoute à la liqueur du sulfite acide d'anunoniaque et de Facide chlorhydrique ; celuici s'empare de Fanunoniaque et met à nu de Facide sulfur reux qui décompose Facide sélénieux en s emparant de son oxygène et en précipitant le sélénium ( Voy. les Mémoires de M. Berzélius^ insérés dans le tome ix des AnnaUes de Chimie et de Physique ^ et celui de M. Lewenau y imprimé dans le Joum. de Pharm. , tom. 10).

Poids d^un atome de sélénium. 11 est de ^g^^SSi.

De riode.

Xi'iode^ dérivé de ïcaS^ç y violaceus , qui ressemble à la violette^ est un corps simple^ découvert en 181 3 par M. Courtois, et que Fon n'a pas encore trouvé pur dans la nature : il fait partie des eaux-mères de la soude fournie par ccrtains/wcM^^ et que Fon appelle soude de va-rec; il existe à Fétat d'iodure dans Feau minérale de Sales en Piémont, dans les eaux sulfureuses de Cas tel-nuoi^o y à! Asti y dans plusieurs sources salées et sulfureuses, dans quelques variétés de sel commun, et, d'après M. Balard, dans divers mollusques marins, dans pluâeurs polypiers et sur-tout dans Feau-mèrc des salins alimentés par la Méditerranée. Vauquelin Fa trouvé à Fétat d'iodure d'argent uni au sulfure de plomb , dans V argent ^vierge de serpentine.

L'iode est solide à la température ordinaire : il se présente sous la forme de petites lames d'une couleur grise uoiriltre, d^m éclat métallique , d'une faible ténacité , et

170 , PREUIÊRK PAKl'lE.

ayant l'aspect de la plombagine; sa saveur est acre, sou odenr çit est analogue à celle du Bolfide de chlore (liqueur de Thomson); son poids spécifique est de 4^94^ à. 16% 5c. ; il détruit les couleurs Tegétales, et colore la peau et le papier en jaune; mais cette couleur ne tarde pas à disparaître. U peut être obtenu cristallisé en dodécaèdres triangulaires aigus, d'après M. Soubeiran , et en octaèdres d'après SéruUas.

Propriété essenUeUe. L'iode, mis en contact avec le caiorique, fond; la température de 107° thermomètre centigrade aa^l pour produire ce phénomène ; il se volatilise à environ i •) 5", et il répand des vapeurs violettea très belles *, que l'on peut apercevoir lacilemeut en mettant une certaine quantité d'iode sur une plaque de fer ou dans tm ballon de verre que l'on a fait chaufCer. Lorsqu'on recueille ces vapeurs dans une cldche ou ^xoa un récipient, on remarque qu'elles se condensent pour former de nouveau les lames cristallines dont nous venons de parler. La lumière n'altère point l'iode. Il est électrorésineux par rapport à l'bydi'ogène , et électro-vitiv par rapport au soufre et à l'oxygène. ( ^. p. 1 14. )

Le gaz oaçjrgène n'^t pas sur lui à froid : aune tempe-

DE L'iont:. i-ii

L'iode^ placé dans des circonstances particulières^ peut s'unir avec le carbone y et donner naissance à deux conaposes^ le periodide et la proto^iodide de ccwboney découverts par Sérullas : le premier est solide^ d'un jaune dcron , d'une odeur aromatique semblable à celle du safran; il cristallise en paillettes dont Taspect est très brillant ; il est formé de 4 atomes de carbone et de 3 atODoes d'iode C* P, ( F. Alcool t. 3". ) Le protoHodide eet de couleur légèrement dtrine y d'une odeiu éthérée tnés pénétrante , d'une saveur très sucrée^ très "persistante^ plus pesant que Tacide sulfurique^ peu soluble dsoas Feau ^ instantanément décomposable par le chlore ; il est formé de deux atomes de carbone et d'un atome d'iode CI: on l'obtient en chauffant graduellement un mélange de perchloride de phosphore et de periodide de carbone. Le charbon n'exerce aucime action sur Yiode. (Voy. Jour, de Phaim. , t. lO.) H existe encore un composé de carbone , d'hydrogène et d'iode y observé. ponr la première fois, par M. Faraday. {F> hydrogène dento-carboné.) Aucun de ces iodides n'est employé. '

Le phosphore s'unit à l'iode en diverses proportions et avec dégagement de chaleur et de lumière. Lorsqu'on met ensemble, dans un tube de verre, une partie de phosphore et hait parties diode , on obtient un iodide d'un rouge orangé brim, fusible à environ loo", volatil à une température plus élevée et servant à la préparation de l'acide iodhydrique. U iodide phosphoivujc de Berzélius contient douze parties d'iode poiu: une de phosphore^ et Yiodide phosphorique y vingt.

lif^sulfide de carbone liquide (liqueur de Lampadius) dissout l'iode à froid et donne un liquide d'un beau violet ; il suffit de verser ce sulfide dans de Teau saturée d'iod(î pour qu'il enlève tout l'iode à Tcau ; aussi voit-on la dissolution aqueuse se décolorer, et le sulfide de carbone qui vient à la surface du liquide former une couche d lui beau violet ; par l'évaporation de ce liquide violet, à lu tempe-

17a phehière pautie.

rature ordinaire, le snlfide de carbone se volalilise et

l'iode cristallise ( Lassaigne ).

Le soufiv forme, avec liode, à l'aide d'une légère chaleur, use combinaison faible, d'un gria-noir, fuable, criataliîs^le , et dont on dégage l'iode en la distillant avec de l'eau. Ce sulfide d'iode est employé sous forme de pommade contre certaines maladies de la peau.

Poids d'un €itome d'iode. On est loin d'être d'accord sur le poids de l'atome d'iode. Dumas le porte à 783,35; Beizéliuaà 789,750, nombre qui est adopté par MM. Thé- Dard et Baudrimont. Si on le caicide , en admettant tfm le poids spécifique du gaz adde îodhydrigue est de ^,^^0, on le trouvera de 781,50 (^. acide iodhydrique). Noub le Gooâdérerons comme étant de 789,750*'.

L'iode doit être rangé parmi les stimulants ; il agh directement sur le système reproducteur, et particulièrement 8ur l'utérus, d'après M. Coindet ; aussi wt-îl regardé comme ,an des emménagc^oes les plus actifs. À la dose d'un gros, un gros et demi, il détermine l'ulcération de la membrane muqueuse de l'estomac, et ia mort. ( P^oy. Jiotre traité de Médecine légale. ) Des observations nombreuses ont prouvé qu'il pouvait fake dispa-

DE L*lODE. 1^3

iodurée plus chargée d*iode^ soit sous forme de pommade dans laquelle on fait entrer aussi Tiodure de potasidum^ riodide de soufre ou les iodures de merciu:e. Il serait imprudent d'administrer à l'intérieiu: une forte dose d'iode qui ne manquerait pas d*agir comme poison ^ ainsi que nous l'avons déjà dit. ( V. lodure de potassium. )

Extraction. On prend les eaux-mère!^ de la soude de pluâteurs espèces de fucus, appelée soude de varec, qui^ Adaptés les expériences de M. Gaultier de Claubry^ rei>* ferment une certaine quantité d'iodure de potassium (comr posé de potassium et d'iode ) ; on les concentre ^ et on les introduit dans une cornue avec une certaine quantité de bloxyde de manganèse et d'acide sulfurique concentré ; on adapte au col de cette cornue un ballon bitubulé^ et on chauffe doucement; bientôt l'iode se volatilise soufi la forme de vapeurs violettes, et vient se condenser dans le col de la cornue ou dans le récipient, sous la forme de lames bleuâtres, cristalines, qu'il faut laver avec de l'eau contenant un peu de potasse pour le débserrasser d'une certaine quantité d'acide sulfurique qu'il renferme : ensuite on le fait sécher en le pressant entre deux feuilles de papier , et on le distille de nouveau ; il reste dans la cornue du sulfate de potasse et du sulfate de protoxyde de manganèse. Suivant M. Gaultier, le^îicus saccharinus fournit plus d'iode que les autres espèces dont il a fait l'analyse *. ITiéorie. Le bioxyde de manganèse cède de l'oxygène au potassium de l'iodure et le transforme en potasse qui s'unit à l'acide sulfurique; l'iode est mis à nu ; le protoxyde de manganèse provenant du bioxyde décomposé , se combine avec une autre portion d'acide sulfiirique^ et forme du proto-sulfate.

En procédant ainsi • il se produit , d'après M. Soubeiran , une certaine quantité de chloride d'iode , parce que les eaux-mères contiennent des chlorures qui sont décomposés en mettant du chlore à nu ; ce chimiste préfère donc obtenir l'iode de la manière suivante : On fait avec une

bone, et composé comme lui de deux atomes de carbone et d'an atome de brome. ( Voyez le Mém. de SeruilaSj ^nn. de Chim. eidePhys., nov. i8a8.)

lit phosphore se combine avec lui à la température ordinaire , avec dégagement de chaleur et de lumière ^ et il en résulte un protobromide liquide et un deutobromide «oUde, Il sufiBt de verser du brome sur du soitfre sublimé, pour obtenir un sulfide de brome liquide d'un aspect huileux. Le sélénium se combine avec lui à froid et donne un bromide solide d'un rouge-brun, qui répand des Tapeurs à l'air. Viode peut former avec le brome deux bromides, im proto-bromide solide jaime rougeâtre , et im dento-bromide liquide d'ime couleur foncée.

Poids d'un atome de brome. Il est de 489, 1 5 .

Extraction. On verse sur im mélange pulvérisé de bromure de potassium et de bioxyde de manganèse , placé dans un petit appareil distillatoire , de l'acide sulfurique étendu de la moitié de son poids d'eau ; on chauffe , et il se dégt^e aussitôt des vapeurs rutilantes de brome qui viennent se condenser dans l'eau froide , dont on a rempli lerécipient : à la En de l'expérience, on sépare le brome ^ qui occupe le fond du récipient, et on le distille

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