DU CHLORE
Du Chlore {gazmuriatique oxjgéné) *.
Le chlore est un corps simple ^ qui â été regardé pendant long-temps comme formé d'acide muriatique et d'oxygène. Il ne se trouve jamais pur dans la nature^ mais on le rencontre souvent uni à des métaux a l'état de chlorure. Lorsqu'on cherche à le séparer des composés qui le renferment ^ on l'obtient giemux* : il est donc inq>ortant de l'examiner sous cet état. ^
Du Chlore gazeux.
Le chlore est un gdiz non permanent , d'après M. Faraday , d'une couleur jaune verdâtre ( propriété essenrtielle) y d'une saveur désagréable ^ d'une odeur piquante et tellement suffocante , qu'il est impossible de le respirer, mêmelorisqu'il est mêlé à l'air^ sans éprouver un sentiment de strangulation et un resserrement dans la poitrine ; son poids spécifique est de 2^^216 : loin de rougir la teinture de tournesol ^ comme le font les acides , il la détniit en ia jaunissant {propriété essentielle )j il éteint les bougies allumées , après avoir fait prendre à la flamme un aspect pâle d'abord , ensuite rouge.
Exposé à l'action du calorique dans des vaisseaux fermés, le chlore gazeux n'éprouve aucune altération lorsqu'il est parfaitement sec. Expérience {t%. 5i ). Si l'on introduit dans une grande fiole A , placée sur un fourneau Fy le mélange nécessaire pour qu'il se dégage du chlore gazeux {V. page 86 de ce volume); si l'on adapte à cette fiole y à l'aide d'vm bouchon percé , un tube convenablement recourbé T, qui se rend dans un long cylindre de verre Cy rempli de chloriu*e de calcium (muriate de chaux desséché ) y matière capable d'absorber toute l'hu-
* Chlore, dérive de xAw/jof, vert^ ou qui lire sur le verl. TOME I. ^^
I'j8 PREMIÈRE PARTIE.
midité contenue dans le chlore ; à de l'extrémité T de ce cylindre part un autre tube 5, recourbé de manière à pouvoir se rendre dans im tuyau de porcelaine vide , placé dans un fourneau à réverbère M, et que l'on entoure de charbon ; enfin , si de l'exlrémité E du tuyau de porcelaine part un troisième tube ^ qui va se rendre dans tme cloche i* j disposée sur la cuve piieumato-ctùmique , on pourra démontrer l'assertion que nous venons d'établir. En effet, que l'on commence par allumer le charbon contenu dans le fourneau à réverbère , afin de faire rougir le tuyau de porcelaine ; lorsque ce tuyau sera rouge , que l'on chauffe légèrement ta fiole A ,\vi chlore se dégi^era, traversera le cyliBflte C, cédera son humidité au chUirafe de calcium, à ftâVera leqUel il passera pour se rendre dans le tuyati de porcelîline rouge de ftu, puis se dégagera par te tiibe Jf ^ pour remplir U cloche P .«ans qàH ait subi la taDindre altéraUod.
I* chlote gazetil sec^ n'a pas encore pu être Bquéfié par un siinple abâlssctiient de température ; s'il est humide et qu'on le refroidisse, il se congèle au-dessous de4°j5-l-o, etitsséDible, par ses ramifications, à la glace qui se dé-