TOME I
Iû4 PKEHIËIIB PAUTIE.
tpmbe au fQud de l'entonnoir s|ir le mercure (Duloug). Oq ne pourrait pafi l'obtenir à on se bornait à saturer de chlore une solution de sel ammoniac contenue dans une éprouvette j parce que ce aet le décompose j on doit donc £^08er l'appareil de manière que l'azolide acdt séparé de ia aolttlioir de sel ammoniac ù mesure qu'il se forme.
Propriétés essentielles du gas azote. On pourra facilemçnt distinguer le gaz azote de tons ceux que l'on connak aigourd'buî , auy caractères suivane : i " il est incolore ; a" il ét4Qt les cqips enflammés;. 3° il ne rougit pas la teinture de tournesol; 4° ^ ne se dissout pas dans l'eau ; 5° il ne trouble point ï'eau de chaux.
poids de Vatome d'azote. Il est de 88,5i8.
Usages. Le gaz azote ii-st employé pour conserrer certaines substances qpi absorbent facilement l'oxygène de l'air, par exemple le pptassium et le sodium. H ^hyxie les apjipavT qui le respirent , en «'opposant à la tninsformattcp du sang veineux en sang artériel; la respiration devient gênée, ou éprouve des vertiges et de la çéphalal- 1^, les lèvres et le visage prennent une teinte livide ; ces fjgnoptâmes ue tardent pas à être suivis de la mort, si on continue à le respirer. L'asphyxie des fosses d'aisances ,
DE l'azotidr de chlore. iG3
cloche pleine d'air atmosphérique que Top fait plonge» dans rèau de la cuve 3 le phosphore ^ qgj n'est alors eu contact qu'avec l'air de la cloche , s'empare de tout soi;i oxygène , passe à l'état d'acide phosphorique , que l'on voit paraître sous la formç d'un nuage excessivement épais ^ et il se dégage une ti'ès graïK^eq^uantité de calorique et dé lunuère ; l^air ^ dilaté par la chaleur qui se produi^t , est en partie expulsé sous la forme de grosses bidles ; au bout 4'une ou de deux minutes , le phosphore s'éteint et l'opération est terminée. On laisse l'^mpareil da^sla même situation , et l'on aperçoit l'eau monter dauér^ji^érieur de la cloche jusqu'à ce que celle-ci soit entièrement i^efinoîdie y Tadde phosphorique se dissoudre conipjiétement , et llntérieur de l'appareil, auparavant nébuleux et très opçir que y reprendre sa transparence. Le gaz ains obtenu pouvant contenir encore lui peu d^oxygène, doit être mis en contactpendant plusieurs heures et àfroid^ avec quelqu^es tubes de verre creux, renfermant chacun un petit cylindre de phosphore : par ce moyen le gaz azote se trpuyerjaL ç^nti^èrement privé d*oxygène , mais il contiendra diji phçspnp^e vaporisé et à l'état de mélange ; on absorbera ce phosphiore à l'aide de quelques bulles de chlore gazeux etd'ij^i peu de potasse ; en effet, le phosphore se cowibinejca. avec le chlore , et le chloride formé sera absorbé et dissoi^
petite quantité d'acide carbonique que spkëriique renfermait; il est évident ^é pour fac^itjS|^ ces réactions chimiques, il faudra agiter la poti^et Jlç gfui pendant quelques minutes.
a^ On peut obtenir du gaz azote très pur en foisa^tréar pr du chlore sur de l'ammoniaque liquide en exce^Çrain* iimnlaque est formée d'azote et d'hydrogène) : le chlore s^empare de l'hydrogène, forme de l'acide chlpi;^ydriq[ue (pd i'unit avec une portion d^ammoniaque et l'azote est nds à nu. ( F. pi. 9 , fig. 58. ) ./^ est le ballon d'où se déttgé le chlore : 7î est un flacon rbntenant un peu d'eau ,
l(fi P£EHitK£ PUTIE.
qui sert a priver ce gaz des matières étrangères solubles j C Fenfernte l'ammoniaque liquide : 5 est le tube qui conduit te gax azote sons la cloche.
Des ^solides de caHxme.
n existe deux azotides decaibooe: \a proto-taotide ou cyatiogèiie ^ et le perazotide.
Du Pmto-asotide de carbone ou du Cyanogène.
Le cyanogène découvert par M. Gay-Lusaac, ne se trouve pas dans la nature. Son aDalogïe avec le chlore , le brome et l'iode, ne'saorait être mise en doute d'après le rôle qu'il joue dans les diverses combinùsons dont il iait partie.
n est sons la forme d'un fluide élastique , non permanent ivcfyez p. ']^âu.t. i"), d'une odeur très vive , pénétrante, et d'une saveur très piquante; srai poids q>édflqueestde 1^8064, d'après MM. BerzéliusetDulong; sa puissance réfi-active est de 3,83a (Duloug). D rougit Vùiflisum de tournesol; mais en faisant chauffer la dissolution, le gaz se dégage mêlé avec un peu d'acide carbo- , cl la couleiu' bleue reparaît.
DV TROTO-AZOTIDE DE CAil£O^E. I97
c}'anhjrdnque(^Tussiqi\e). Lephosphoi'e peut être volatilisé dans ce gaz sans agir sur lui à cette même température.
On peut obtenir un composé de cyanogène et de soiifœ y en faisant réagir pendant dix à douze jours à la lumière diffuse et à la température ordinaire , du bichloride de soufre sur du cyanure de mercure. Ce cyanure est en belles lames rhomboïdales blanches^ d^une odeur forte très piquante : il est très volatil y et devient jaune orangé par Faction de la lumière diffuse ; il se dissout bien dans Teau^ mais sur-tout dans Talcool ; la première de ces dissolutions rougit fortement le tournesol y et paraît saturer les bases a peu près conune les acides ; il fait passer au rouge cramoisi les sels de sesquioxy de de fer ^ conune le ferait l'adde hydro-sulfo-cyanique. Il est formé de 75^80 de cyanogène et de 24^20 de soufre (4 atomes du premier et 1 atome du second). ( F. J. de Chim. méd. y tome 5* ; le mémoire de M. Lassaigne.)
Indépendanunent de ce composé de soufre et de cya-? nogéne^ il en existe un autre qui est formée d'après M. Liébig, de 44^15 de cyanogène, et de 55,85 de soufre y un volume de cyanogène , et un volume de soufre gazeux y et que Ton désigne sous le nom de stUfo-coranogène^ VL est pulvérulent , d^un jaune rougeâtre, doux au toucber et retient fortement l'eau ; à l'état anhydre il peut être sublimé en grande partie sans se décomposer 5 il est insoluble dans l'eau et dans l'alcool ; la potasse caustique le colore en rouge et l'altère au point que Talcool en dissout environ la moitié et l'eau une bonne partie. On l'obtient en faisant passer un courant de chlore gazeux à travers une dissolution de sulfo-cjanure de potassium rendue neutre par Tacide chlorhy drique ; le chlore s'empare du potassium , et le sulfo-cyanogène se précipite . à moins que la liqueur ne soit très, étendue d'eau.
Le soufre , le cyanogène et l'hydrogène peuvent s'unir par des moyens particuliers , et former un acide appelé hydro-sulfo-'cy unique que nous décrirons plus loin.
It)ft PREMIÈRE PARTIE..
lodutvdet^aiiugène. Lorsqu'on feitarrlTer du cyauogèHè dansun ballon oùîly a de Viode en vapeur, U se pmdMtun iodure, dont fious devons la connaissance àSSrul- Ia5;mateonl'dMentphis(acflemeiitetplnsabondàinJDiéht ea décomposant le cyanure de merciu'e parriode. Ilésttrès Manô et sons forme de longues aigaîIlËs très minces, cTûnè Ad(!nr très piquante ; il irrite vivement lesyèu^ et provoque le larmoiement ; sa saveur est excesâvémeot cad»tique; D est plus pesant qiie l'acide sulfnriqué. H est volatil à loo", soluble dans l'eau et plus dans l'alcool; Cfi^ distolntionsii'agissentpoint sur les couleurs bleilesvi^âtales; elle» ne prédpîtent point l'azotate d'ar^eni : italctes par la potasse cmstique et le proto-sulfate de ïcc,jâiA fôiU'niûeitt du bleu de Prusse , pourvu qu'on ^onté qtndques j|;cnitteg.d'Bdde cUbrhydrique. Iffissor les chaxboiuardeûtB, rtbdurè de cyanogène donne d'abondantes 'tapeurs violettes. Il agit avec énergie sur l'économie aninliile et à la manière des ptMsoDS narcotîco-âcres. Il est composé de o,8a8 d'iode et deo,773decyan(^ène; oud'im^tome de chaam de ces corps.
Le brame peut former avec le cyanogène un Art»>nure
DU pkrazotidë: de carbone. 199
chlorhydrique et de l'acide cyanique. Il est excessivement vénéneux : on l'obtient en décomposant l'acide cyanhydrique pur ^ par du chlore sec ; il est composé de a atomes dé chlore et d'un atome de cyanogène. (SéruUas^ ^nn. de Phys. et de Chim. Août 1828. )
Préparation. On obtient le cyanogène en chauffant dans une cornue à la chaleur de la lampe à esprit-de-vb, du cyanure de mercure bien sec , qui se trouve décompose en mercure et en cyaiiogène gazeux; celui-ci est recueilli sous des cloches pleines de mercure; toutefcNS on n'obtient pas tout le cyanogène du cyanure^ car uqe petite portion de ce cyanure se 8uï)liniè sans éprouver d'altétation y et une autre se décompose en mercure y en carbone et en azote ; aussi reste-t-il constamment un peu de charbon dans la cornue^ et lé cyanogène obtenu est4i mêlé d'un peu d'azote. Si le cyanure de mercure dont on fait usage était humide ^ il se formerait dé Pacide carbonique^ de rànunoniaquê y et de l'acide cyanydriqiie.
Composiûoh, Il est formé de deux voludies de vâpénr de carbone et d'un volume d'azote condensés en un seul, ou de 76^44 de carbone et dé 88,5 18 d'azote en p6ids.= Az C*. Son poids atomique sera donc 164^958.
Du Perazotide de Carbone.
M. liébig a annoncé en i833^ avoir trouvé un comr pose de 3 atomes de carbone et de 5 atomes d'azote. Il est pulvérulent y très soluble dans l'eau ^ décomposal>)e par la chaleur rouge en gaz azote et en cyanogène pur y dans le rapport de i : 3 . Il se combine au potassiiun et fournit par Taction des acides et des alcalis une série de
i mm
combinaisons nouvelles. On peut, à l'aide de ces combirnaisons et de l'acide azotique y obtenir un acide qui a la même composition que l'acide cyanurique, quoique le poids de son atome soit double. ( Voyez uinn. de Chim. Nov. i833.)
aoo PREKItSE PÀHTIE.
Vu Silicium.
Le Bilidum ne se trouve dans la nature qu'à l'état d'acide slidque ou de silice , matière très abondante et très généralement répandue. Il offre la plupart des caractères extérieure du bore; il esl d'un brun noisette, sombre, eans le moindre éclat métallique, inodore, înmidde, sans action sur le tournesol, ni siir le sirop de violettes. 11 ne conduit point l'électricité. Il paraît appartenir à la classe des corps les plus infusibles. D brûle à l'air ou avec le contact du gaz oxygène et forme de la àHce (adde nlicique), s'il n'a pas été fortement cbauffé : mais s'il a été préalablement soumis à une haute tempéraJture , il est incombustible, même dans le gaz oxygène. Il est des clumistes qui pensent que le silidum ne brûle que lorsqu'il est combiné avec l'hydrogène : ce fait nous parait avoir besoin d'être démontré, puisqu'en faisant brûler leàUdum hydrogéné , il y a ^sorption de beaucoup d'oxygène, et qu'il se produit à peine de l'eau. Il peut se combiner avec le soufi'e , le chlore , le brome et le carbone , r des moyens indirects avec le phtore et l'hydro-