TOME I. ï
:f;4 PREMIÈSE PAATIF.
tooB les corps , cehiï qiii se dilate ou se contracte le plus, sous l'influence des variations delà température; qnoique la moindre chaleur suffise pour en déterminer l'ébullilion, elle n'a pas lieu , si à mesure qu'on chauffe , le liquide augmente suffisamment la prcsson. J'ai pu ainsi étudier sa dilatation depuis 20° • — 0° jusqu'il + 30" c. De 0° à3o°, r^ccès de l'alpngement que subit une tranche de liquide^ est égal à la moitié de cette tranche : ainsi une colonne de liquide qui t>ccupe à 0° im espace de 4o millimètres , occupe 60 millimètres à So". Cette énorme dilatation nie pâTidt devoir être dans l'avenir , le principe de nouveaiu moteurs, plus puissants et plus économiques que tous ceux qui sont basés pur la vaporisation des liquides. L'acide carbonique commeles antres liquides, n'est presque pas compressible par des forces mécaniques ; dès lors il est lacile de comprendre qu'un piston qui serait mûpar la dilatation de cet adde, offrirait une réMstance invindble . Qn'on se figure te nombre de chevaux que représenterait nue tige métallique de i décimètre carré , et qui se dilaterait de I mètre par seconde : c'est l'effet dynamique que produiraient trente litres de gaz liquéfié, aveciuie dépense de calorique 4o fois moindre que celle qui est né-
DE l'acide h\po-phosphorelx. !^7j
De V Acide hypo-phosphoi^ux.
Cet acide a été découvert par M. Diilong^ en 1816 j il est constamment le produit de Fart : lorsqu'il est concentré^ il est sous la forme d'un liquide visqueux , incristallisable^ rougissant fortement la teinture de tournesol. Soumis à l'action de la chaleur dans des vaisseaux clos , il fournit du gaz hydrogène phosphore non inflammable spontanément à l'air ; l'eau est décomposée ^ l'hydrogène s'empare d'une portion de phosphore , tandis que Facide hypo-phosphoreux s'unit à l'oxygène et passe à l'état d'adde phosphorique. Si on chauffe l'acide hypo-phosphoreux avec le contact de l'air ^ après quelques minutes d'ébuUition ^ on aperçoit à Textrémité du goulot ime jBamme phosphorescente d'un blanc jaunâtre. ( P. E. ) Soumis â l'action de l'air ^ à la température ordinaire ^ il se transforme en acide phosphorique ^ sur-tout lorsqu'il est étendu d'eau. L'acide hypo-phosphoreux est très so- Inble dans Feau. Il forme avec les oxydes métalliques y des sels excessii^ement sobibles. Il décolore le sulfate rouge de manganèse , en s'emparant de l'excès d'oxygène de l'oxyde , sur-tout lorsqu'on élève un peu la température, n précipite l'azotate d'argent en noir. Il est sans usages. Composition. Il paraît composé, d'après Berzélius , de 100 p. de phosphore et de 38,23 d'oxygène, ou de quatre atomes de phosphore et 3 d'oxygèue ; sa formule serait donc Ph* O^ . Le poids atomique de l'acide hypo-^phosphoreuxy d'après cette analyse est de 1084,60.
Préparation. On met dans de Feau du phospnure de baryum pulvérisé ( composé de phosphore et de baryum ), etl'on obtient du phosphate de baryte //woZwWe, de l'hypophosphite soluhle^ et du gaz hydrogène phosphore. Il est évident que Tcau est décomposée ; l'oxygène forme avec le phosphore deux acides et de la baryte avec le baryum, tandis que l'hydrogène se dégage h l'état de gaz hydrogène
•t-j6 PREMIÈRE PARTIE.
phosphore; on filtre la liqueur , qui ne contient quel'hypo-phosphite de bai-yle, et on y verae de Vacide sulftirique étendu d'ean , la baryte en est précipitée à l'état de sulfate j et l'acide hypo-phosphoreux reste en dissolution : on le concentre par l'évaporation.
De l'acide phosphoreux.
L'acide phosphoreux a été découvert par H. Davy ; il ne se trouve pas dans la nature ; on peut l'obtenir anhydre et hydraté.
Acide phosphoreux anhydre. On le prépare en faisant fondre un petit morceau de phosphore dans un tube de verre très long, d'un demi-pouce de diamètre, fermé par l'iuie de sesextrémités^etoflfantàrautreun trou delà grandeur d'une grosse épingle^ce tube estcourbéà angle obtus près de son extrémité effilée, et c'est aussi près de cette partie que l'on feît arriver lepetît morceau de phosphore; on chauffe celui-ci jusqu'à ce qu'il s'enflamme; il brûle alors avec une flamme verte ; et comme l'oxygène ne pénètre que difficilement dans le tube , au lieu d'acide phosphorique , il ne se produit que de l'acide phosphoreux an^ hjdre, qui se pondeuse dans la portion ascendante du tube sous forme d'une poudre blanche , nullement cris-