‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 62 sur 106 · TOME I. 5LI · texte numérisé non relu

TOME I. 5LI

3a9 PItEMIÈJtE PARTIR.

de platiiMi composée de deux pièces 'A, B^ eouant à tn*temeiit l'une dans l'autre; ou iotrodiût dans la nuance une partie de phtoruie de calcium blauc » crirtalUK , ps, passé au tamis (substance formée depbtorcet àecskùmii appelée eocore Jiiiale de chaux) ; on le dâaic dani *■! parties d'acide sulfurique concentré ; on adaptt la nuw suftérieure fi à la partie inférieure jé-^ le col de cettectf^ nue se rend dans uo récipient en platine S , d'us fottt paiticalicre , que I'or entoiu'e de glace et qui se teraM par une très petite ouverture ; on dispose Vappardl suio fourneau; on lutcles deiiz. pièces de la cornue arec de 11 terre, et la jointure du col avec du lut gras ; on dunft lentement, et l'on obtient, dans le récipient, de l'aàdB pttoiliydrique Uquidc , tiindis qu'il reste dans la MtKB 4ti sulfate de chaux, d'où il suit que le phtonire de cAiBii «t une portion de l'eau contenue dans l'adde snltatifB ont été décomposés ; le pbtore s'est uni à fbydrogèwdE Voau pour former de l'acide hydro-pbtorliydrkjuc(fltV' lique ), tandis quele calcium s'est combiné avec Yaxy^ ^ ce Mquide pour passer à fétat de cbMix qoi reste dtf la conme combinée avec l'acide sulfurlqne. On démooK tappartSt pour en retirer l'aeide et le consferrer dans dtf

DE l'acide PHTORO-BOllIQUE. .WA

soufre qui rendrait raciclc trouble et laiteux , jusqu'à ce qiie le soufre fût ciitlèreiiient précipité.

De P Acide phiorv-borique (Jluchborique ).

Le gaz acide phtoro-boriqiie est constammetit un produit de l'art : il est incolore ^ doué d'une odeur piquante et suffocante^ analogue à celle du gaz acide cîilorhydrique; il rougit Vùifusum de tournesol avec énergie , et éteint les corps cnflanunés : son poids spécifique est de 3^3x24 d'après Dumas. Il n'est altéré par auciui des fluides impondérables , ni par V oxygène ^ ni par aucun des corps simples étudiés jusqu'ici.

Propriétés essentielles, i" Il noircit à Tinstant le bois et le papier en mettant leur carbone à nu j 2° Il n'attaque pas le verre à la température ordinaire ; 3" Exposé à l'air ou à Faction de tout autre gaz humide , il s'empaie avec avidité de l'eau qu'ils contiennent , et produit des vapeurs excesâvement épaisses , en sorte qu'il peut servir avec le plus grand succès pour déterminer si un gaz est sec ou hunide.

VeaUy à la température et à la pressiOi ordinaires^ peut ^ssoudre y d'après M. John Davy , sept cent fois son vohmie de ce gaz ^ ce qui fait environ deux fois son poids ; d'où il résulte qu'il est beaucoup plus soluble que le gaz 9(Me chlorfvydrique. Si au lieu de 700 volumes^ on n'en mettait que 1 00 ou 1 5o^ l'eau et une partie du gaz seraient décomposées ; il se précipiterait de l'acide borique^ et il resterait en dissolution de l'acide chlorhydrique combiné avec Tadde phtoro-borique non décompo5^é. C'est à ce O4r|p0 que quelques chimistes ont donné le nom d'adde %«iw»> phêoroborique. L'acide phtoroborique liquide est limpide y fumant et très caustique ; il perd HSÊa^ du gaz qu'il renferme lorsqu'on le chauffe. *féG carbone, de phosphoivet d' azote , ainsi 19 précédemment étudiés > n'agissent point

3^4 pkemièhe partie.

sur Ini. Il a été découvert , ta 1 809, par MM. Gay-Lussac

et Thénard. IL est sans usages.

Composition. Il est formé, pour i volume ou atome, de 83,^6 parties de phtore et de 16,^4 ^^ bore en poids , ou de I atome et demi de phtore (175,35) et d'un demi atome de bore (33,99). Poids atomique = ao9,34>

Préparaiion. On chaufTe jusqu'au rouge-blauc dans mi canon de fusil , fermé à l'une de ses eïtrémitéa , un mélange pulvérisé de deux parties de phtorure de calcium et d'une d'acide borique vitrifié ; il se produit du borate de chaux et du gaz acide phtorobohque , que l'on recueille sur le mercure. Théorie. Une partie d'acide borique a été décomposée, l'oxygène s'est porté sur le calcium, et le bore s'est uni au phtore. Par le procédé suivant , on obtient du gaz phtoro-borique contenant toujours du gaz pfatorosîlidque. On introduit dans une petite fiole de verre , munie d'un tube recourbé, a parties de phtorure de calcium pur en poudre , et ime partie d'acide boriqu» vitrifié et pulvérisé \ on les mêle intimement avec i a parties d'acide sulfurique concentré , et on chauffe : quelques minutes après , le gaz se dégage et va se rendre sous des cloches remplies de mercure ; on ne le recueille que lorsqu'il répand dans l'air des vapeurs excessivement épaisses, et il n'est pur que lorsqu'il est enliéremcnt absorbé \

PE l'acide PHTORO-SILICIQUE. SsS

De l'Acide phtoro^silicique.

Le silicium forme avec le phtore un acide particulier^ connu depuis long-temps sous le nom d'acide Jluorique silice. — Propriétés de cet acide. Il ne se trouve jamais dans la nature ; il se présente sous la forme d'im gaz incolore^ transparent^ doué d'une odeur analogue à celle du gaz acide chlorhydrique ^ d'une saveur très acide ^ rouémnt Yinfusum de tournesol ^ et éteignant les corps enfflmnés; son poids spécifique est de 3^5735. U n'est décomposé ni par le calorique ni par les corps simples précédemment étudiés. Il répand des vapeurs, blanches épaisses lorsqu'il est exposé ixVair. Veau peut en absorber a65 fois son volume ; mais die le décompose en partie en se décomposant^ et forme de l'acide sUicique (silice) qui) se précipite ^ et de l'acide phtorhydrique qui reste en dissolution et qui est combiné à une portion d'adde phtoro-silicique non décomposé. On a désigné ce solutum sous le nom d'acide hjdro^phtoro-silicique ; il est donc évident que Thydrogène de l'eau s'est uni à une portion dn phtore ^ tandis que son oxygène s'est combiné avec le silicium.

L'acide phtoro-silicique n'a point d'usages. Il paraît formé de 7 1 ^68 de phtore et de 28^82 de silicium (Berz.)^ ou de a atomes de silicium=: 277^312 et de 6 de phtore = 702,400. Sa formule sera donc Si' F® et son poids atomique 979,7 12- Préparation. On place dans une fiole de verre, et mieux de plomb , munie d^un tube recourbé, un mélange de trois parties de phtonire de calciiun (fluate de chaux), et d'une partie de sable réduit >en poudre fine; ou y ajoute l'acide siilfurique concentré nécesssdre.pour faire une bouillie épaisse , et on soumet la fiole à une douce chaleur ; le gaz se dégage aussitôt , et Va se rendre dans des cloches pjcalableinent disposées W la cuve ù mercure ; il reste dans la fiole du sulfate de

i kH PftKMibftb FAil'riK.

fh.iiix. '/'hrriiir. f,fi phlorufc flo. r-alcium ct l'oxyde de Hiliriiim .lorit (léx-ftrapoaés i le phtoïc -t'unit au :>Uiciuni (cnir UvrmiT lu gaz dont nous parlons , tandis que le calriiirn m rotnMne avec l'oxygène de la ailice, et passe à CrtHi (lo fîhfiux, qui reste dans la fiole avec l'acide nUu- rif)rin.

Ih- I' ./fuite hydii>-ffhioir}-^Uiciqa0 {hydro-JUtosiitcique ').

I.'firlilrtiytli'o-plitoro-âlidqae contient toqj \\-i\\\ : Il l'iil lii|nlde et d'une saveur adde G irntTitt rii>n dtt irinarqitable. On peut le ctHKCMnrpacriiVEiponilInu: luatti iirilvc à un certain pont. 2 sr à^

i<titti)Hin*. ilu f[«a |>htiini-BiBcique ee désase . et ï r^cï?::

iliiti!» U liipipur de l'.-ii'ide phtorhydrique: oe ita <s — pKipii* pmmitiol rcl aride qui n'exerce aactme vaàm. «tis i.* >Tnv. qiMiu) il esl ôlendu d'eau, le corroie rîmet — il.iiti li«r«]«itl <^ <'h.iui^ dans lui rase de cène iiiait9>^. fN^-î.*- cjs'xrwftr.V*'. T.e* Iiam^ safifial-Vf. ai elîft' i»? ■«Mil ïiu}>k«\w# «i»e >Lui5 U iu.>poniiiM xfosssarnf wn^

DE L'AUDB CMLDfiHyoaiQVE. 337

phtoro-silicique non décomposé et forme Facide hydro-* phtoro-silicique , qui reste dans la liqueur : il est évident qu'on ne peut expliquer ces phénomènes que par 1^ décomposition de Teau : en effet , Thydrogène de l'eau transforme le phtore en adde phtorfaydrique^ tandis que Toxygène fait passer le sUidum à Tétat d'adde silicique. Il est important de mettre au fond de Teau une certaine quantité de mercure^ dans lequel op fiait plonger le tube qui conduit le gaz ; sans cela Textrémité de ce tube ne tarde pas à être obstruée par lia masse gélatineuse qui se forme. On jette le mélange sur m filtre de toile forte et propre y et on exprime ta tojiè sans la^er le résidu; autrement l'adde silidque^ à raison de » grande division y serait dissous par TeaU et altérerait Tadde hydro-phtoro^lidque.

DES COBIBUfAlSOMS DE L*HTDROGÈ!Œ AVEC LES CORPS SIMPLES

PRÉCÉDEMMENT ÉTUDUÉS.

Lejs composés dont nous devons étitdier les ^roptiéBft sont Taâde cbloriiydrique , Tacide bromhydilque^ Tacidé ipdbydiique^ Tadde sélénhydrique ^ et Tiaidde indfliydrique^ que Ton a désignés sous le nom génÀial A^kydiih' cides i les autres sont les carbonides d'hydrogène ^ tes pboqpbides d^hydrogène ^ enfin le gaz hydrogêne azotj (ammoniac). Nous allons commencer par les premiers , afin de ne pas interrompre la série des addes formés pai* les corps simples non métalliques.

J)e V Acide çMarhfdrique ( hjrdro^hlorique ou mu^

riatique ).

L^acide chlorhydrique se rencontre dans un assei graAd nombre d^eaux thermales de T Amérique^ mais il se trouve prindpalement combiné avec l'ammoniaque à l'état de chlorhydrate. Séparé des substances qui peuvent le fournir ;, il est gazeux.

3^ -, >v< phebeièsie PAKTie.

^ Cm Acide chlorhydrique.

. H est incoloi:e , tFâjispareot , élastique, doué i odeur çuiFocante et d'une saveur acre, caustique ; ' ' fortement Vir\fusum de tournesol et éteint les I avant que la flamme disparaisse, la parde supél .yient verdâtre. Son poids spécifique est de i

Il n'est point décomposé par le calorique. ] (xjmprimé par sa propre atmosphère dans im 1 tiquement fermé, il se liquéfie comme le chlori 11 réfracte la lumièiv; son pouvoir réfringent i (Diilong). Soumb à un courant d'étincelles «/il est décomposé en hydrogène et en chlore gaza que soit sa température , il est sans action sur H gène et sur les substances simples non meta Une mesure de charbon de hvàs absorbe 85 i gaz acide chlorhydiique.

Propriétés essentielles, i" Exposé à l'air l jppm^ine avec l'eau suspendue dans l'atraosphèrJ pand des vapeurs blanches assez épaisses , doaél odemr piquante. 2° Si l'on débouche un flacon r

DE l'acide CHLORHTDIUQUE. 3ag

perd une portion de gaz et rëpand des vapeurs blanches ; il en perd davantage lorsqu'on le chauffe : dans Fun et Fautre cas ^ il s'aifaiblit.

Les <»:ydes de carbone ^ de phosphore et d! azote sont sans action sur le gaz acide cUorhydrique ; il en est de même des acides borique , carbonique ^ phosphorique et phosphoreux.

L'adde suiflmque très concentré^ mêlé avec Tacide chlorhydrique liquide également très concentré^ s'empare de l'eau qu'il renferme ; la température s'élève , et il en résulte une vive effervescence due au dégagement du gaz acide chlorhydrique. L'acide iodeux le décompose sur-le-champ , en se décomposant lui même ; l'oxygène de l'un s'empare de l'hydrogène de l'autre ^ tandis que riode se combine avec le chlore. U acide chloreux décompose cet acide à froid ; Toxygène se porte sur l'hydrogène de l'acide chlorhydrique y forme de Teau^ tandis qne.le chlore des deux acides est mis à nu. Propriété essenUéOe. L'acide chlorhydrique précipite l'azotate d'argent en blanc : le chlorure d'argent déposé est blanc et insoluble dans l'acide azotique. ( Fqx.'Chlorures)

L'action de Tacide azotique sur ce corps est très importante. Si les deux acides sont affaiblis ^ ils ne font que ' se mêler à froid; mais s'ils sont concentrés^ ils se décomposent en partie ^ même à froid , soit qu'on les emploie à rétat Uquide y ou que Tacide chlorhydrique soit à l'état de gaz ^ et il en résulte un acide Uquide d'un rouge jaunâtre^ connu depuis long-temps sous le nom à' eau légale, parce qu'il dissout For ^ que Ton appelait autrefois le roi des métaux. Les produits.de cette décomposition sont de Feau^ du chlore et de Faoide azoteux.

Théorie. L'acide azotique est formé

d'oxygène + acide azoteux.

L'acide chlorhydrique est coDiposé . • . d'iiydrogètie -f- chlore.

jf3o PUlfIJUUE PAMTIE.

L'oxygèn* d« l'un se combine avec l'hydrogàie de l'oa* tre, etfbnnede l'ean; ims partie du chlore mis à nu se dégage à l'état de gaz, l'autre partie reste dam le liquide ; U en est de même de l'acide azoteux ; mais la quantité de cet acide qui reste en dissolution dans le liquide eet d'autaat phia grande, que l'on a employé pluB d'acide aaotiqne; d'où il résulte que l'eau régale est formée d'adde aBoteux, de chlore, d'ea», et des acides azotique etchlorfaydrique non ilécomposés. LiesuIûdedecarboneliquidfl(i'.p. i6i), traité par seizefois son poids d-'un mélange d'acide acollque et çbltH'b^drique , sa transforme, au bout d'un certain temps, en une masse blanche cristalliae , composée de chlore, d'oiygène , de aoufire et de carbone ( oasychhride carôo-suffui'eux de Berzéliue), qui n'a point d'usages.

Le gaz acide azoteux n' exerce aucune action sur l'acide chlorhydrique. La découverte de cet acide parait être due à Glauber.

Usages. On l'emploie pour faire l'eau régaie et pliudeurs chlorures, pour analyser un très grand nombres de minéraux^ et pour séparer la chaux de rmdlgo que l'on retire du pastel , etc. On s'eq sert en médectne ,1° dans tous les cas où les acides sont indiqués ; a° poiur pr^>arer des pédiluTes irritans ; 3° comme topique dans ta gcn- -grène gcorbutigiie des geiidvesj et des parois de la bouche.

DE L*ÀUD£ GHLOIIUYDIUQUË. 33 1

s'unissent sans aucune contraction apparente; i^ que l'acide chlorhydrique est formé de parties égales de chlore et d*hydrogène en volume , ou d'un atome d'hydrogène (6^a3g) et d'un atome de chlore ( aaK,3a5 ); 3"* que sa deosité est égale à la moitié de la sonuue de celles du chlore eldeThydrogène. Le poids atomique de cet acide sera donc 1 18^ 7833 c'est-ànlire , la moitié des sommes représentant un atome de chlore et un atome d'hydrogène , puisque ces deux atomes donnent deux atomes d'acide chlorhydrique. Sa formule sera H Ch.

Préparation. On met dans une fiole , à laquelle on adapte un tube recourbé , du sel gris , qui est principalement formé de chlorure de sodium; on y ajoute un peu d'acide sulfimque concentré ; Teau est décomposée ; son oxygène forme avec le sodium de la soude qui s'unit à l'adde sulfurique ; son hydrogène se combine avec le chlore et produit le gaz acide chlorhydrique , que Ton recueille sur le mercure après avoir laissé passer les premières portions qui contiennent de l'air. Pour obtenir cet add^ liquide, on se sert de l'appareil que nous avons décrit en parlant du chlore (vqr. pi. g, fig. 57 ) ; on introduit dans le matras /> , 10 livres de sel gris y et dans les flacons A y B, 8 livres d'eau distillée; on met un peu d'eau dans le vase Fy afin de condenser les matières étrangères ; on lute toutes les jointures, et on verse peu à peu, par le tube f^£y 7 livres et demie d'acide sulfiurique étendu du tiers de son poids d'eau *; le gaz se dégage sur-le-champ, et se dissout dans l'eau des divers flacons : ce n'est qu'au bout de quelques heures, lorsque tout Tacide a été versé, que l'on doit élever la température , et chauffer jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus rien. Si l'opération est conduite

^Si Tacide sulfurique employé contient de Tacidc arsé- 9Hni^y V^cide chlorhydrique que l'on obtiendra en renferiMÎy parcequc l'acide arsênicux est très volatil. ( f^qy. 7e vol. )

332 PREHIËKE PARTIE.

comme nous venons de le dire, on obtient I a livres d'adde chlorhydriqiie liquide concentré , incolore , et l'eau du premier flacon i^ ne se colore en jaune que vers la fin : ce phénomène est dû à la formation dMine huile animale jaune , produite par la décompoMtion du mucas contena dans le sel de la mer. Si l'on chauffe le mélange dans le commencement , la décomposition du mucus a lieu plut tâtj et l'eau du premier flacon ne tarde pas à se cclorer.Si Ton a pris, au Jieu de sel gris , du sel des saipétriers y qui contient des azotates, tandis ifue le sel gris n'en renferme pas , on obtient, outre l'acide chlorhydrique , du chlore «de l'acide azoteux j qui colorent également l'addeen jaune *. Si le lut employé pour réunir les diverses parties de l'appareila été préparé avec de l'arme femigineiue, l'acide chlorhydrique contiendra du sesqiiioxyde de fer , qui le colorera fortement en jaune rougeâtre. Si l'adde nilfuriqiie employé à la préparation de cet acide renfermait du sélénium , l'acide chlorhydrique serait rougeâtre et déposerait au bout ds quelques jours du sélénium pul' vendent et rouge. Quelquefois aussi l'acide est «doré pour avoir attaqué le lut ou le liège de l'appardl an moyen duquel il a été préparé. Dans tous les cas , ausâtât

DE l'acide iodhtdrique. 333

incolore j très acide y d'une odeur piquante y provoquant iortement la toux^ d'un poids spécifique de 2^781 ^ indécomposable par la chaleur et sans action sur l'oxygène. Propriété essentielle . Le chlore le décompose^ s'empare de son hydrogène y et le brome se sépare sous forme de vapeurs rutilantesqui se déposent en partie en gouttelettes. L'eau dissout très bien le gaz acide bromhydrique : ce sobitum est incolore ; il est décomposé par le chlore comme le gaz ; il peut dissoudre du brome et devient d'un rouge foncé. L'acide azotique cède une portion de son oxygène à l'hydrogène et met le brome à nu.

Composition. Lorsqu'on décompose deux volumes de gaz bromhydrique par le potassium ou l'étain^ on obtient un volume d'hydrogène y d'où il suit qu'il est composé de Tolumes égaux d'hydrogène et de brome sans condensation ou d'un atome de brome (4Bg^i5)^ et d'un atome d'hydrogène ( 6^289 ). Son poids atomique sera donc 347^694 9 puisqu'un atome d'hydrogène et un de brome y donnent deux atomes d'acide. La formule est H Br.

Préparation. On obtient le gaz bromhydrique en humectant légèrement un mélange de brome et dephosphore; Teau est décomposée^ l'hydrogène s'unit au brome et l'oxygène au phosphore. Pour préparer l'acide liquide^ on fait passer du gaz acide sulfhydrique dans une éprouvette contenant de l'eau et du brome ; celui-ci s'empare de l'hydrogène de l'acide^ passe à l'état d'acide bromhydrique elle soufre se précipite. Il n'a point d'usages.

De V Acide iodhydrique.

L'acide iodhydrique , découvert en i8T4parM. Gay-

I^issac^ se présente sous la forme d'un gaz incolore dont

f odevr ressemble à celle du gaz acide chlorhydrique ; sa

>lvngrf0t.très acide ^ piquante et astringente; son poids

f.est de 4^443 d'après Gay-Lussac y de 4^4a88

ird ât d'après le calcul de 4;34o. Il rougit

334 PREMlfeRE PARTIE.

ri>{/U«uin de lonrncsol et éteint les corps enflammés. n«e

décompose en partie à une température rouge ; mais Ht décomposition CBt complète s'il est mêlé arec le gat oxTf^bne : alors II se forme de l'eau, et l'Iode est mis à nu. Il répand des vapetirs à l'air.

Propriété essentieliû. Le chloiv ctte brâmeie déconn posent suMc-champ , lui enlèvent l'hydrogène , afec lequel ils produisent des acides clilorhydriquc oit bromhydrique, et l'iode paraît sous la forme de belles vapeurs pourpres qui Bcprécipitcntpeii à peiij et qui se rediasolvi^nldantunexccsdc chlore ou de brome.

L'eau dissout ime très grande quantité de ce gaz, et constitue l'acide liquide. Cet acide ^ comme l'acide sulfuriqiie , p^d imc portion de son eau et se concentre par l'action delà cbaleur; au-delà de isS" Iber. c.^ 11 commence ù di&liller, et il bout À laS". Exposé à l'air, cet acide liquide, concentré, répand des vapeurs comme l'acide chlorhydrique , se colore en rouge -briui, et s'altère : en effet , l'oxygène de l'air est absorbé par l'hydrogène, avec lequel il forme de l'eau; et l'iode, au lieu de se précipiter ^ se dissout dans la portion

u-ide non décomposé et la colore ; d'où il sirit t

DE l'acide lODHYDlUQVE. 33S

MM. Gay-LiissacetDuuias, que le poids spécifique du gaz acide iodhydriqiie est de 444^, on trouvera ce gaz formé de 99,226 d'iode et de 0,774 d'hydrogène en poids ( Fojez page 28 ^ ) , et dans ce cas le poids de.. Tatome d'iode serait de 773. — Si, au contraire, on admet que la densité du gaz acide iodhydrique n'est que de 4^340 qui paraît être son véritable poids spécifique^ on obtiedra pour la composition en poids de ce gaz 99,208 d'iode et 0,792 d'hydrogène, d'où Ton tirera pour poids de l'alome d'iode 781,50 (en supposant que Tatome d'hydrogène pèse 6,239). Q^oi qu'il en soit, le gaz acide iodhydrique est certainement formé d'im atome d'iode qui pèse, suivant nous, 789,75, et d'un atome d'hydrogène = 6,2395 d'où l'on tire pour le poids atomique de l'acide 397,994(moitié de 795,989) puisqu'un atome d'iode et un atome d'hydrogène donnent deux atomes d'acide. La formule est Ht.

Prépoj'atioH. On prépare ce gaz en chauffant IcgèremenX , dans un petit tube de verre fermé à ime extrémité, parties égales en poids d'iode et d'acide hypo-phospho* rique^ qui ait bouilli jusqu'au point où il laisse dégager du gaz hydrogène phosphore, et où cet acide ne contient plus que Feau essentielle à sa composition : cette eau se décompose, l'hydrogène se porte sur l'iode et l'oxygène sur l'acide hypo-phosphoriqtie qui se trouve transformé en acide phosphorique : six à sept grammes d'acide hypo-phosphorique fournissent deux litres de gaz iodhydrique pur et complètement absorbable par l'eau ( Félix Darcet). On peut obtenir l'acide iodhydrique liquide en faisant passer du gaz acide sulfhydrique dans une éprouvette contenant de l'eau et de l'iode : celui-ci décompo^ l'acide sulfhydrique, s'empare de l'hydrogène pour pa8-< ser à l'état d'acide iodhydrique, et le soufre se dépose. Ou laisse reposer le précipité , et on filtre la liqueur : ensuite on la chauffe pour en chasser Texcès d^acido

naMbjàtiqttt eton la

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