‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 63 sur 106 · PARTIE · texte numérisé non relu

PARTIE

a rabri dn

Defjicide séléahydnqtte.

n a étif découTcrt en 1817, par M. BenrGiK; jszeax, incolore, d'une odeur seoiblable d'abord à cdle^^ rin gaz acide «lUfaydiique, mais qui devient e qnante , astringente et très douloureuse ; il est b plu» Koluble dans l'eau que le gaz acide sulfhrdiiqne. I diMolutJon a une saveur hépatique ; elle Toi^ittlepa^erTrzr de tournesol, et donne à la peau une couleur Ihuiu—' 3 qu'on ne peut pas enlever par l'eau ; par le contact de 3 l'air , elle se décompose , devient rouge, et laisse déposer—^

du sélénium en flocons Ugeis. (P. E.) Le gaz acide aâé

nhydriqueestRXcessirementdélëtère. Iln'apointd'osages

Composition. D est formé d'un demi atome de l'Ii'niiiiii^ ' { 347,391 )et d'un atome d'hydrogène ( 6,a3g); son poid^^^

atomique eïtdonca53,53o et sa formule H' Se. Prépara

iion. On l'obtient enversant del'acide chlorhydriqite éten

du d'eau sur un composé de 'sélénium et de potassium, -^ disposé dans une cornue munie d'un tube recourbé qui va ^^

DE l'acide SULFHYDRIQUE. 387

niés et rougit Vinfusurn du tournesol ; il décolore une multitude de substances végétales^ tellcis que la dissolution d'indigo dans Tacide suUurique , Torseille , plusieurs décoctions^ Yinfusum de tournesol lui-même , qu'il rougit d'abord ^.elc. ; dans toutes ces circonstances^ la couleur est masquée et non détruite y puisqu'il suffit de volatiliser le gaz en le chauffant pour faire reparaître la couleur primitive. Son poids spécifique est dei^igia^ d'après Gay-Lussac et Ihénard.

Lorsqu'on le fait passer à travers un tube de porcelaine rouge y il est en partie décomposé en hydrogène et en soufire ; il est probable qu'il le serait complètement y si on le soumettait l\ l'action d^un feu très vif. Lorsqu'il est comprimé par sa propre atmosphère dans un tube hermétiquement fermée il se liquéfie comme le chlore {F^oy. p. 178). Lumière. Son pouvoir réfringent est de 2,187 (Dulong). Un courant d'étincelles électriques, suivant M. Henry , en sépare l'hydrogène , et il se précipite du soufre. • •

Le gaz oxygène n'agit pas sur lui a froid; ntiais d'on élève la température, il s'empare à lafois de l'hydrogène, avec lequel il produit de l'eau et du soufre, qu'il transforme en gaz acide sulfureux : cette expérience peut être faite dansl'eudiomètre à mercure. 1/hjrdrogène tl le bore sont sans action sur cet acide.

Une mesure de charbon de buis, peut absorber 55 mesures de gaz acide sulfhydrique. Lorsqu'on met le charbon ainsi imprégné en contact avec. le gaz oxygène, celui-ci décompose l'acide sulfhydrique, s'empare de son hydrogène pour former de l'eau, et le soufre est mis à nu : ce phénomène est accompagné d'un grand dégagement de chaleur. Le soufre ne peut pas se combiner directement avec lui ; il existe cependant un liquide de consistance oléagineuse , connu sous le nom de poljrsulr Me hydrique , qui paraît résulter de la dissolution ^ du soufre extrêmement divisé dans ce gaz. {F. p. iSg. )

. TOME I. ii2

338 PAEHIÈttE PAKTIE.

Pfopriétés essentielles, i* Uiode et le brome le décom — posent^ B'emparent de son hydrogène pour fonner des> aôâefl iodhydriqiie on bromhydriqne , et mettent lefloufre A DU. a" Si l'on m^le à la températtire ordinair» parties tfgales en volume de chlore gazeux et de ce gaz, la. décompocdtloD a lien mr-le-champ avec dégagement d& caloriqoe et sans hmdère; il 8e forfne de l'acide clilorhy— drique, et le soufre se précipite; si le chlore est pin» abondant, on obtient, outre ces produits, une certaine quantité desulflde de chlore. 3* Lorsqu'on approche une bougie allumée de l'ouverture d'une cloche remplie de gaz acide sulfhydrique, celui-ci s'enflamme, et les parois de la cloche ne tardent pas à être tapissées de soufre d'iule couleur jaune ; l'oxygène de l'dir se combine de préférence avec l'hydrogène , forme de l'eau ; il s'unit aussi avec une portion de soufrej qu'il fait passer à rétac d'acide sulfureux ; l'autre portion de soufre se dépose.

Vazole est sans action Bttt lui. Veau, à la température ordinaire > peut dlssondre ttois fois son volume de ce gaz, ce qui constitue l'acide sulfhydrique liquide ; abandonné à lili'même, ce liquide absorbe l'oxygène de l'air atmo — sphérique ou de celui qui est contenu dabs l'eau, et il st?

DE l'acide SULFHYDRIQtJE. SSg

liqueur prend une couleur jaune paille^ qui passe peu à peu an brun , et presque tout le gaz disparait. Cette liqueur n*est pas sensiblement acide; elle li'altère point le sulfate de fer^ ; elle ne précipite ni Facétate ni Tazotate de plon^^ mais elle précipite sur-le-champ Fazotate d'argent en flocons bruns. Doit-on la considérer comme ime simple combinaison de cyanogène et d'adde sulffaydriqne^ ou bien comme un composé d'acide cyanhydiîque et de soufre dissous ( Yauquelin ) ?

Les addes borique^ carbonique et phosphorique n'agissent point sur Facide sulfhjrdrique. Il décompose Fadde sulfurique concentré à toutes les températures ; son hydrogène s'unit à une portion de l'oxygène de l'acide sulfurique pour former de l'eau, et il y a dégagement d'acide sulfureux et précipitation de soufre: ces phénomènes H'ont Heu qu'au bout d'un certain temps. L'adde sulfurique qffmbli n'exerce aucune action sur l'acide sulfhydriqiie(yogel).

â l'on introduit dans une cloche placée sur le mercure a parties 1/2 environ de gaz acide sulfhydrique y et ime partie de gaz acide sulfUreuXy ces deux addes se décomposent sur-le-champ s'ils sont humides, et très lentement s'ils sont parfaitement secs : l'oxygène de l'acide sulfu- Teux forme de l'eau avec l'hydrogène de l'adde sulfhydrique , et le soufre faisant partie de l'un et de l'autre de ces gaz se précipite. L'acide sélénieux est décomposé par l'acide sulfhydrique, dont l'hydrogène se porte sur Toxygène de l'acide sélénieux pour former de l'eau, tandis que le soufre s'unit au sélénium, et donne un sulfure d'une couleur orange foncée.

Les acides iodeuXy chloreux et azoteux sont instantanément décomposés par l'acide sulfhydrique à la température ordinaire ; ils cèdent leur oxygène en totalité ou en partie à l'hydrogène de l'acide sulfhydrique : on obtient de l'eau , et le soufre se précipite. L'acide azotique concentré et pur, est également décomposé par l'acide snl-

34» PREHiÈHE PASTIE.

fhydriquis ; il se dégage du gaz bioxyde d'azote , et il k prédpite du Ëou&ej la décomposition n'a pas lieii » Taeide est étendu de 3 parties d'eau.

Usages. Cet acide est employé dans les laboratoiies pour distinguer les unes des autres plusieurs dissolutioiis métalUques, et quelquefois même pour eu séparer les métaux. Son action siu- l'économie animale est des plus nuifflblea; il asphyxie et tue subitement les animaux qm le respirent, même lorsqu'il est mêlé avec beaucoup d'air. Suivant MM. Dupuytrcn et Thénard, il sufflt de.-ji-^ de ce gaz dans l'atmosphère pour faire périr les oïseatu qu'on y plonge ; -^- et souvent ^*- donne la mort ans chiens les plus robustes. L'asphyxie connue sous le nom de plomb , ù laquelle sont exposés les vidangeurs qui entrent dans les fosses d'aisances, doit être principalement attribuée à ce gaz. 11 suffit , comme l'a fait voir Chaussier , d'exposer une partie quelconque de la sariace du corps à son action, potu* en éprouver les effets délétères; il en est de même lorsqu'on l'injecte dans le tissu cellii— taire, l'estomac j les gros intestins, la plèvre, les vaisseaux , etc. : dans ces différentes circonstances , le ga& acide sulfhydriqiie plonge tons les organes dans un étaC^

DE L*ACIDE S13LFHYDRIQUE. 34 1

propriétés à cet acide combiné à la soude^ et Ton sait combien leur usage a été avantageux aux personnes atteintes de maladies chroniques de la peau y de scrofules y de rhumatismes chroniques ^ d^engorgements rhumatiques , de paralysie , d'anciens ulcères opiniâtres , d'hydropisie des articulations ^ de suppurations internes y et principalement de celles des organes du bas-ventre. N'a-t-on pas Tu^ dans quelques cas d'oppressions nerveuses de la poitrine y l'administration de ces eaux couronnée du plus grand succès ? On les fait prendre h Tintérieiu: coupées avec du lait ou avec une décoction émolliente : on commence ordinairement par un verre de cette boisson ; ou bien on les emploie sous la forme de bains ou de douches. Les eaux sulfiu'euses artificielles^ convenablement préparées^ remplissent à peu près les mêmes indications.

Composition. Lorsqu'on décompose loo parties de gaz sulfhydrique en volume y à Taide de Tétain et de la chaleur y on obtient i oo parties de gaz hydrogène ; donc ce gaz renferme un volume d'hydrogène égal au sien ; d'où il suit qu'il est formé ( V* page 28 ) de 100 parties de soufre et de 6, 1 3 d'hydrogène en poids : ou ce qui revient à peu près au même^ d'un demi-atome de soufre ( ioo,58) et d^m atome d'hydrogène (6^239). Son poids atomique sera donc 106,819, somme égale au poids de la moitié d'un atopoie de soufre et d'un atome d'hydrogène. Sa formule est H* S.

Préparation. On fait chauffer lentement, dans une petite fiole y du sulfure d'antimoine pulvérisé ( composé de Soufre et d'antimoine ) , et 4 ou 5 parties d'acide chlorhydrique liquide du commerce : on obtient du gaz acide sulfhydrique que l'on recueille sur l'eau saturée de sel marin, parce «qu'il est soluble dans l'eau et qu'il est décomposé par le mercure ; il reste dans la fiole du chlorure d'antimoine. Il est évident que l'hydrogène de l'acide s'unit avec le soufre du sulfure d'antimoine , tandis que

34^ PAEBUÈRE PARTIR.

le chlore ee coiobine avec l'antimoine et le ^t passer à l'état de chlorure. Le gaz ainsi obtenu contient toujours un peu d'acàde chlorhydrique. 11 est préférable d'employer le procédé suivant :

On introduit dans un matrasdu sulfure de fer concassé, obtenu en plongeant du fer, auquel on a donné une chaude suante dans un creuset contenant du soufre ; on y verse de l'acide sulfurique étendu de six ou sept fois son poids d'eau ; l'acide sulfbydrique se dégage aussitôt après, il renfermerait de l'hydrogène si le sulfure de fer était avec excès de fer , et il ne saurait être employé pour des expériences de recherches ; il serait cependant très bon pour préparer les sulfhydrates. Si on voulait obtenir l'acide sulfhydrique liquide , on ferait passer le gaz dans l'eau , en se servant de l'appareil décrit à l'article Cttlore, qui est représenté (pi. 9, fig- Sj). En général , lorsqu'on, prépare de grandes quantités de ce gaz délétère dan? de^ endroits peu aérés , ou doit r^andre de temps en temps du chlore , qui jouit de la faculté de le décomposer en s'emparant de son hydrogène.

ioatière <|[ui est le résultat de la distillatioii sèche ^

plupart des corps organi<iHes , et jio.t£tfmnent du bois

libêtre; i o"* Veupix}ne que l'on extrait sur-tout du goudro

animal ^ de l'huile de Dippel; 1 1"" la /^A/^^£iq^^ suhstancd

gui se produit pendant la distiUalion du goudron dj|

çpialbon 4e terre ; 1 2"" la paranaphtcdine qui se formjl

^ans les mêmes x^irconstance^ ; i y VidiiàUne qui exis

$ans une mine de mercure d'Idiia; 1 4"* le camphogene q

fiait la base du camphre^ etc. ; iS"" Yhuile douce de vu

liquide j ii6** Yhuile douce de vin sojide j 17* le nop%te\

;i8* le pétrole ; 1 9"* Yhuile essentielle de térébenthine ; 20^

ïhuile e$sentieUe ,de citron. \l existe encpiç^ .deux ^ubr

i^tances nouvellement découverte^ par Reichenbach , n "'

encore apalysées^ ,et qui ne sont peùt^tre composées^

^iijdrpgène et de çarbQne ; ce .sont Te picamare .et

I fiUmcatte.

DU GAZ HYDROUÈNE C4LRB019É. 34S

Du Gaz des marais {hjrdi'ogène y proto ou demi- carboné, carbure tétràhjdrique de Berzélius. y

Ce gaz existe dans la vase des marais et des eaux stagnantes ; il est incolore et d'une odeur désagréable ; son poids spécifique est de 0,5589 .

Lumière. Sa puissance réfractive est de 2,0927 , celle de V^T étant 1,000. Les commotions électriques le décomposent en carbone qui se dépose et en un volume d'hydrogène double du sien. Il éprouve la même décomposition lorsqu'il traverse un tube fortement rougi au feu. n brûle avec une flamme bleue qui n'éclaire p^. L'oxygène et l'air le transforment à chaud , en acide carbonique et en eau. Il exige 1 4 fois son volume d'eau pour se dissoudre. Il est formé de 75,17 de carbone et de 24,83 d'hydrogène ; un volume résulte d'un volume de vapeur de carbone et de 2 volumes d'hydrogène condensés en un seul. Préparation. On plonge da^s une eau stagnante ttn flacon plein d'eau, dont le col est muni d'un entonnoir et on remue la vase ; le gaz se dégage et se rend dans le flacon j on Tagîte avec de l'eau de chaux pour le débarrasser de l'acide carbonique qu'il contient. Suivant M. Henry , il renferme encore dans cet état un quinzième de son volume d'azote.

Du Gaz hydrogène sesqui-'Carboné de Morin.

Ce gaz obtenu par Morin , en décomposant par la chaeur les fils de coton , de chanvre et de lin , soumis à l^acion prolongée du chlore ou des chlorures de chaux , ;>araît formé de 4 volumes d'hydrogène et de 3 volumes le vapeur de carbone. Deux volumes résultent de la conlensation de 4 volumes d'hydrogène et de 3 de vapeur de Carbone. 11 est sans usages. {Ann. de Chim.\ mars i832.)

346 phehière paktxe.

Du gaz hydrogène bi ou deulo carbotté ( gaz ol^fiartt ou des HoUaiidais, carbure dihydrique de Serzélius).

Il est le produit de l'art j îucolore , insipide , d'uiK très faible odeur à la fois éthérée et etnpyreumatiqae, s'il a été bien purifié , et sans action sur yi/^fiisum de tournesol; il éteint les coips enflammés. Sou poids spédflque est de 0,9814. •

Soiunis à l'action du catovU/tte dans uji tube de porcelaine , il est décomposé , perd une portion de cart)oiie et double de volume, iumière. Son pouvoir réficingent est de2,3oaCDulong). Suivant Daltonj il peut être entièrement décomposé en hydrogène et en carbone par une grande quantité d'étincelles èlectrUfues.

Le gaz oxjghie ne l'altère pas à froid; mais A on élève la température d'un mélange d'un volume de ce gaz et de cinq volumes de gaz oxygène , celui-ci est absorbé avec dégagement de calorique et de lumière , et il se produis de l'eau et du gaz acide carbonique. On peut s' assurer par cette expérience, qui peut être faite dans un eudiomètre à

ou GÀZ HYDROGÈNE CARBONÉ. , 34?

Le chlore enlève Thydrogène au gazliydrogène deutocarboné^ forme de Tacide chlorhydrique , et le carbone est mis à nu ^ pourvu toutefois que le mélange soit placé dans les circonstances que nous avons indiquées en parlant de Faction du gaz hydrogène sur le chlore (^* p • 1 7 9 •)> Si Ton fait arriver dans un ballon volumes égaux de chlore gazeux et de gaz hydrogène deuto-carboné à la température ordinaire ^ on remarque , au bout d'un certain temps > qu'il se forme un liquide jaunâtre bu coloré en vert , qui ruisselle de toutes parts en stries fort déliées^ et qui va se réunir à la partie mférieure du ballon ; ce liquide y regardé par les chimistes hollandais comme une huile ^ contient deux composés dont Tun est destructible par Teau chaude , la potasse eC Tacide sulfurique , tandis que l'autre n'éprouve aucun changement sous Tinfluence de ces agents. Ce dernier après avoir été adnsi purifié en le débarrassant de Tautre, coaastitue /d'après liébig , Yhude du gaz oléfiant ^ on Yhjrdro bicài'bure de. chlore ^ sa densité est de 1^247 à iS"" c. ; !1 bom a 82*^^4 ^* • ^ ^^ formé de 8 atomes de carbone , de 8 atomes de chlore et de'iS d'hydrogède. {Ann. de Chim. , fév. i83&. )

Propriété essentielle. Si Ton approche une bougie allumée d^une cloche remplie de ce gaz^ il s'enflamme lentement «t donne naissance à de l'eau et à du gaz acide carbonique.

Cent pouces cubes àHeau absorbent 1 5^3 de ce gaz ^ d'après Berzélius. Si on le fait passer à traversun tube de porcelaine rouge avec de la vapeur d'eau^ celle-*ci est décomposée : on concevra facilement ce phénomène ^ en se rappelant que , dans cette opération ^ le gaz dépose du charbon qui s'empare de l'oxygène de l'eau. Ceux des acides formés par Toxygène qui sont susceptibles d'être décomposés par l'hydrogène ou par le carbone ^ le sont également par le gaz hydrogène deuto-carboné. Un volume d'acide sulfurique concentré ^ absorbe du bout de deux jours i ,4 volume de gaz hydrogène deuto-carboné;

au bout de trois semaines, le Hquide acquiert UDe coiileur rouge , et le gaz se trouve décomposé ; d'où il abit qa'ii n'existe pas d'affinité particulière entre l'acide aulforiqae etle^azdont nous parlons. (Liébig.)

Il a été décoiivert par les chimistes hollandais. Il a^ sur l'économie animale à peu près comme le gaz hydrogène et le gaz azote. On ne s'en sert pas en médecine.' On emploie aujourd'hui avec succès , dans l'éclairage , un gaï que l'on obtient en décomposant la houille ou l'huile par le feu , et qui renferme de l'hydrogène bicarboné. (f «y. éclairage, t. 3' ).

Composition . Il est formé de 1 4> ^ ^ d'hydrc^ène "et de 85,84 de carbone en poids ( Berzélius ). Un volume de ce gaz résulte de a atomes ouvolumes d'hydrogène, et deux ^xtmes ou volumes de carbone condensés en un seul. Sa formule atomique est donc H* C, et son poids atomique ■ sera 88,9i5. Pour prouver que telle est la compositioD de ce gaz, que l'on îiassepasser l'étincelle électrique à travers un mélange d'un volume de ce gaz et de cinq voliunes d'oxygène disposé dans l'eudiomètre à mercure , l'hydrogène deuto-carhoné sera décomposé , et l'on obtiendra de l'eau j deux volumes de gaz acide carbonique et deilx

Page 1