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séparer immédiatemciit; il est en ontre disposé à conrcliire qu'elle pourrût bien exister toute formée , même dans le charbon de terre. M. Péligot en a obtenu en chanfiant un produit huileux qui se produit lorsqu'on distille du benzoate de chaux. Elle est sous forme de tables rondes et minces, incolores, douces au toucher, d'une odeur agréable, analogue à celle du syringavulgatis lorsqi\'elle est sentie de loin, tandis que de près elle exhale l'odeur de fumée refroidie; sa saveur est brûlante et aromatique -f elle est plus pesante que l'eau. Chauffée elle fond facilement et commence à se iiger à 82" ; alors elle cristallise ; elle bout à 210' et se sid)lime ; elle se vaporise lentement dans l'air, auquel elle communique son odeur ; difficilement inflammable à l'air, elle brûlepourtant avec une flamme luisante et fidigineuse, elabandonnebeaucoup de suie; elle est insoluble dans l'eau froide, assez soluble dans l'eau bouillante. L'alcool, l'éther, les huiles volatiles et grasses, la dissolvent très bien, ie chlore gazeux sec forme avec elle deux chlorures , l'un solide , l'autre huileux. Elle se combine avec les acides, qui pourtant l'altèrent en partie ou en totalité. L'acide azotique, après l'avoir dissoute à chaud . laisse déposer par le refroidis-
DE LA PARANAPUTALINK. 365
qui forme à peu près la moitié du poids du goudron ; ce liquide sa condense dans le récipient ^ et peut être considéré conmie formé d'huile et de naphtaline. On y fiait arriver un courant de chlore gazeux jusqu'à ce qu'U soit devenu noir comme du goudron ; alors on le traite par Teau pour enlever Tacide chlorhydrique qui s'est formée puis on le distille ; le produit de la distillation soiimis à un refroidissement de 5°+ o"* laisse déposer des cristaux de naphtaliney qu'il suffit de laver à l'alcool et de sublimer^ pour ravoir pure (I^urent^ ^/i/ï. de Chim. i83a). n parait^ malgré l'assertion dcReichenbach^ que lanaphta*» line existe toute formée dans le goudron^ et que le chlore n'a agi qu'en décomposant l'huile avec laquelle elle était combinée; il ne faudrait cependant pas employer un trop grand excès de chlore ^ parce que la naphtaline elle-même serait attaquée par ce corps simple. On peut paiement l'obtenir en soumettant le goudron de charbon de terre à une haute température.
De la Paranaphtaline.
Si Ji'on distingue quatre époques dans la distillation du goudron de houille y le second produit qui est encore huileux contient de la naphtaline et de la paranaphtaiine. En refroidissant ce produit à lo"— o , la paranaphtaiine ^ dépose en grains cristallins ; si on la jette sur un linge pour l'exprimer et qu'on la traite ensuite par l'alcool, celui-ci dissout le reste de naphtaline et de matière huileuse, et laisse la paranaphtaiine qii'il suffit de soumettre à deux ou trois distillations pourTavoir fuve. Propriétés. Elle est en cristaux lamelleux et contournés sans forme âéterminable , fusible à i8o", n'entrant en ébullition qa'au-dessus de 3oo", susceptible de se sublimer avant de fondre, insoluble dans Teau, à peine soluble dans l'alcool bouillant ainsi que dans l'éther, soluble dans l'huile de térébenthine; l'acide sulfurique la dissout à chaud et
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prend une couleur vert sale. Elle est composée de 5 atomes de carbone et de 2 d'hydrogène , ou de g3,8 de carbone et de 6,a d'hydrogène; elle est donc isomère avec la naphtaline ; mais 3 volumes de naphtaline n'en représentent que deux de paranaphtaline (Dumas et Laurent, jinn. dé Chim. i83a).
De Fldriaiine.
l'idrialine a été décourerle par M. Dumas dans tm ihinerai de la mine de mercure à Idria 3 tout porte à croire qu'elle est tonte formée dans ce mincrid. Elle se I présente sons forme de poussière offrant des lames contournées Sans forme déterminable , d'une extrême légèreté et sans couleur; elle est excessivement difficUe à foudre sans altération ; quand on essaie de la distiller, on en perd ati moins les neuf dixièmes qui se décomposent. L'eau , l'alcool et l'éther bouiHant la dissolvent à peine ; l'huile de térébenthine bouiilaute la dissout j mais elle se dépose presque en entier par le refroidissement ; chauffée avec l'acide sulfurique elle se dissout ei l'acide acquiert une belle teinte bleue- Elle parait formée de i atomes de c
DU GAZ HYDROGÈlfE PHOSPHORE. 367
tien d'adde phosphoreux ou d'acide hypo-phosphoreux ; il serait formée d'après Rose, de 3 vol. d'hydrogène et de a de phosphore ; a** un gaz spontanément inflammable [Phosphure trihydrique de BerzéUus)^ qui, d'après Rose, serait composé de 3 vol. d'hydrogène et d'un de phosphore ; y un gaz non inflammable spontanément et que l'on obtient en décomposant le précédent par la lumière solaire ( phosphure d'hydrogène de Befzeliiis ) : le rapport du phosphore à l'hydrogène n'est point encore déterminé ; 4"* ^D gaz qui se produit lorsqu'on chauffe du phosphite de plomb ou de man gancse cristallîî?é et qui , suivant Rose, est formé de 5 vol. d'hydrogrne et d'un de phosphore ( phosphure pentnhrdrir/ue de Berzélius) ; 5° un phosphure d'hydrogène liquide qui est le résultat de rébullition du phosphore avec une dissolution de potasse à l'alcool; il a été découvert par (îrothus.
Mais il semble résulter des derniers travaux de Rose [Ann.de Chim.y sept. 1 83 a), qu'il n'existe réellement qu'un seul composé de ce genre y et que les divers gaz obtenus avec la chaux, l'eau et les alcalis, ou avec les addes phosphoreux et hypo-phosphoreux , ou avec les phospUtes de plomb et de manganèse, offrent exactement les mêmes proportions de phosphore et d'hydi*ogène; à la vérité , leurs propriétés présentent quelques différences, ce qui fait qu'on doit les classer parmi les corps isomères. Nous nous bornerons à décrire le phosphiu-c trihydriq\ie.
Du gaz hydrogène phosphore^ spontcuiémeut inflam^ mable ( phosphure trihydrique de Berzélius, sesquîphosphure de Diunas. )
Ce gaz est constamment un produit de l'art. On suppose pourtant qu'il y en a quelquefois dans l'atmosphère, près des cimetières humides , et qu'il produit les feux follets en s'enflammant spontanément; il proviendrait, dans ce cas, de la putréfaction des matières animales : mais celle assertion est loin d'être prouvée.
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H a'est jamais piii' ; on l' obtient toujours mêlé d'hydrogène libre. Il est incolore, sans action stir Viiifusum de tournesol; d'une odeur semblable à celle des ogaons et d'une saveur amère ; son poids spécifique , d'après M, DumaS; est de 1,'jtii, et d'après Rose, de 1,109,011 de 1,173 ; cette différence tient, d'après ce dernier chimiste, aux vapeurs de phosphore que devait ccmtenir le gaz examiné par M. Dumas.
Si on le fait passer à travers un tube de porcelaine rouge, il se décompose et laisse déposer du phosphore. I.e même phénomène a lieu si ou le soiuuet à un courant d'étincelles électriques ou à l'action de la lumière : on ignore quelle est sa puissance réfraclive.
Mêlé dans un tube de verre étroit avec la moitié de flon voliune de gaz ooçygène, à la température ordinaire, fl est décomposé ; l'oxygène se combine avec le phosphore ; on aperçoit une fumée blanche acide ; il ne se ,pmduit point dejlamme ; mais st ces deux gaz sont mêlés «n toutes sortes de proportions dans un vase large et à la température ordinaire , la décomposition est beaucoup ptus rapide et accompagnée d'une lumière très blanche.