‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 67 sur 106 · DU GAZ HYDROGÈNK PHOSPHORE · texte numérisé non relu

DU GAZ HYDROGÈNK PHOSPHORE

des deux gaz n'est iiccouapagnée de flamme qu'autant qu'il se produis assez de chaleur pour que la température soit au moins à 64" ther. cent.

Si le gaz hydrogène phosphore a été préparé, en chauffant les acides phosphoreux ou hypo-phosphoreux , il ne s'ei\flamme pas spontanément à l'air 3 toutefois^ on peut , à Taide de certains moyens , transformer ce gaz en gaz spontanément inilammable ; ces moyens sont : i*^ la chaleur ; ainsi , que l'on combine du gaz hydrogène phosphore, non inflammable, spontanément avec du chlorure de titane, qu'on traite le composé par l'eau bouillante , l'eau dissoudra le chlorure y et il se dégagera du gaz hydrogène phosphore, spoatancmcntinflammaJ)le; tandis que V^^ixw froide donnera du gaz non inflammable; %" l'ammoniaque liquide dégagera aussi du gaz spontanément inflammable. /7ce versa, M. Rose a remarqué que si l'on combine du gaz hydrogène phosphore , spontanément inflammable, avec du chlonire de titane, et que l'on traite le composé par l'eau froide , la potasse , le carbonate de potasse, le carbonate d'ammoniaque ou l'acide chlorhydrique , la décomposition a également lieu ; mais alors le gaz qui se dégage n'est plus spontanément inflammable. On voit donc que de cette manière , on peut aisément convertir du gaz inflammable en gaz non inflammable k l'air , et vice versa. Ajoutons que le gaz hydrogène phosphore, spontanément inflammable, peut perdre quelquefois cette propriété en séjournant sur du mercure ; tandis que le gaz non inflammable , celui qui provient de l'acide phosphoreux , le devient toujours dès qu'il est mêlé avec l'air atmosphérique, et qu'on le tient sur du mercure.

Le soufre fondu décompose ce gaz , forme avec l'hydrogène de l'acide hydrosuif lurique , et le phosphore mis à nu se combine avec une portion de soufre. (V. phos-phùre de soufre ^ p. 164. ) Lorsqu'on mêle sur Teau trois volumes de chlore ga- TOME I. i'v

zeux et un volume de ce gaz , celui-ci est décomposé , et l'on obtient de l'acide chlorhydrique , el une substance broBC qiii est du chlorure de phosphore an maximum de chlore (vq/ezp. i8a). L'/otfe décompose aussi le gazhydrogène phosphore.

Suivant M. Dalton, il se dissout dans huit fois son volume d'eau privée d'air ; tandjs qu'il fant 4° volumes de ce liquide d'après d'antres chimistes ; le liquide obtenu est jaune, doué d'une saveur très amère , de la même odeur que le gaz^, et sans action sur le tournesol : par l'action de la chaleur , on en dégage le gaz, qui cependant sedécompose en partie. SuivantM. Rose, le gaz spontanément inflammable ne perd point cette qualité en séjournant sur l'eau , ce qui ne s'accorde guère avec ce que l*oii observe tous les jours , en mettant en contact avec ce liquide^ le gaz inflammable préparé avec l'eauyies alcalis et le phosphore ; apparemment que les expériences de M. Rose ont été faites dans d'autres conditions.

Si Von mêle trois volumes de gaz protoxyde d'azote ou de gaz bioxyde d'azote (gazniireux), etim vohime de gaz hydrc^èrie phosphore , el que l'oii fasse passer

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