iS l'KEUlfclUil'Aiait
des criâtaux qui peuvent être d'une autre uature que les 1 premiers : la même chose a lieu si on pousse encore plus loin révaporàtion. Dans ces cas, les deux sels peuvent finir par se décomposer : ainsi , par exemple , que l'on mêle parties égales de sulfate de potasse et de chlorure de magnésium en dissolution , la liqueur ne se trouble pas; d l'on fait évaporer , il se déposera d'abord des cristaux de sulfate dépotasse^ en continuant révaporatioD, on obtiendra du chlorure de potassium^ du sulfate de potasse , et du sulfate de potasse et de magnésie ; enfin , tà l'on continue à faire évaporer, U se formera du chlorure de potasdum et du sulfate de magnésie, etl'eaamère contiendra \m .peu de chaque sel. Ce &i:t et une multitude d'autres, que nous passons sous silence , nous permettent d'affirmer que les phénomènes que présentent les deux sels solubles, dans ce cas particulier, varient suivant la concentratioa de la liqueur, les proportions dans lesquelles les sels sont mêlés , et l'action qu'ils exercent les uns sur les autres.
action des sels solubles sur les sels insolubles. Toutes les fois qu'un sel solùble et un sel insoluble renferment les cléments propres à donner naissance ù deux sels inso-
décomposition est forcée : ainsi y par exemple , le chlorhydrate d*ammoniaqae et le carbonate de chanx se transforment à ime température élevée, en carbonate d'ammoniaque volatil y et en chlorure de calcium fixe ; cette décomposition a même lieu dans le cas où il peut se former un ou deux sels fusibles.
Composition des oxjsels. Ces sels sont composés de telle manière y qu^un atome S! acide est uni à un atome y à un atome et demi y à deux ou trois y etc., atomes de base ; ou bien qu'un atome de base est combiné avec un , un et demij deux ou trois y etc. y atomes d'acide; delà les dénominations de sel neutre y sesquisely bisely trisel^ etc.; c'est-à-dire, de sels renfermant ime fois et demie, deux fois , trois fois , etc. , autant d'acide que la même espèce de sel neutre, ou de sélssesqui basiques y bibasiques, tribasiqueSy etc., c'est-à-dire de sels contenant une fois et demie , deux fois, trois fois, etc. , autant de base que le sel neutre de la même espèce. On ne peut pas dire qu'un sel neutre soit toujours formé d'un atome d'acide et d'w/^ atome de base ; en effet , pour citer quelques exemples , les c^bonates neutres de potasse, de soude, de baryte, de strontiane , de magnésie , etc. , contiennent deux atomes d'acide pour un de base ; tandis que le carbonate neutre de chaux , contient un atome d'acide et un atome de base : }çs phosphates neutres de potasse , de soude , de baryte , de strontiane, de chaux, etc. , renferment deux atomes de base et un atome d'acide ; les arséniates, les arsénites , sont pour la plupart dans ce cas. Toutefois , il faut avouer que le plus souvent les sels neutres sont composés d'un atome d'acide et d^un atome de base ; et Ton peut assurer que lorsqu'un sel est ainsi composé , Il est généralement neutre.
Examinons maintenant s'il existe des rapports entre les quantités d'oxygène contenues dans l'acide et dans la base d'un même sel. L'oxyde de tous les sels d'un même genre , par exemple de tous les sulfates , des carbonates ,
43o PREMIÈRE PARTIE.
etc. , ait même degré de saturation ( c'est-à-dire que l'on compare ud suliate , un carbonate neutre , à un autre suliiate ou à un autre carbonate neutre , ou bien un bicarbonate à un autre bicarbonate, etc. )> renferme une quantité d'oxygène proportionnelle ;i la quantité d'atâde avec lequelil estunij ou ce qui revient au même à la quantité d'oxygène de cet acide. Ainsi, dans tout suffate neutre ^ la quantité d'oxygène de l'acide est trois fois ausâ considérable que celui qui existe dans la base j il en est Ùt iaéme des séléniatesy dea hj po-azolates , etc. y dans la carbonates neutres , le rapport de l'oxygène de l'adde à celui de la base, est comme ^ : \; dans les bicarbonates comme 4 = ^ j dans les chlorates comme 7:1; dans les chloriies , les iodites, les bromates , les hjpo-sulfatesA les azotates , comme 5 : i j dans les phosphates et les arséniates comme a i : i j dans les sulfites , les se'léniks comme 2 : 1 ; dans \es phosphites y les arsénites comme I ; : 1 j dans les silicates comme i : i , et dans les borates comme 6:1.
, Ces données ont conduit M. Berzélius à formuler la Im fiuÎTante : deux corps oxydés se combinent toujours tua avec l'autre^ dans des proportions telles, que la guantiié d'oc^ gène contenue dans l'un, soit unmvlt\pleparutt pombrc entier ( on considère i l comme im nombre
Les détails dans lesquels nous venons d'entrer, rendent parfaitement raison d'un fait important , relatif au mélange de deux sels neutres. Lorsque on mêle deux sels neutres dissous dans VeaUj ils conservent lew neutralité j même quand ils se décomposent; en effet y il résulte de ce qui précède , qu'un acide a pour toutes les bases la même capacité de saturation ^ ou ce qui revient au mâme^ que les quantités de différentes bases qui saturent un poids donné d'un même acide ^ doivent toujours contenir la même proportion d* oxygène : ainsi , admettons , ce qui est réel, que 100 parties d'acide suif urique exigent pour former du sulfate neutre dépotasse 117,7a p. de protoxydede potassium, dans lesquels il entre 19,96 p. d'oxygène ( 1 17,72 de ce protoxydc contiennent en effet 97,76 de potassium el 19,96 d'oxygène ;, 100 parties de tout autre sulfate neutre renfermeront une quantité de base dans laquelle il y aura 19^96 p. d'oxygène : l'expérience prouve d'un autre côté que dans Y azotate neutre de baryte y 100 parties d'acide azotique sont combinées avec une quantité de baryte qui contient 14^76 p. d'oxygène , et qu'il en est de même de tous les autres azotates neutres. Si on vient à mêler ces deux sels en proportions convenables , il se formera du sulfate neutre de baryte insoluble, et de l'azotate neutre de potasse solàbîe , et il ne pourra pas ne pas se produire deux seb neutres. Voici quelles sont ces proportions.
an.îii de CA.^- 1« -.^^ „«« *v..^ ....,.♦ .117,^2 de potasse
^fff -^ j j .^cide — 100 une proport. ( '\. \ ^
mime de iP . ^^ * *T ) contiennent iq,û6
!S'f **!?' y^cide i35,iaunepropert. |'9°'f ^^^'^'î xotate de <n , . ' ^ ^ J^ ^^» i renferment iq.qd i«ryte. ^ «««-yl» «90,93 une proport. ^ ^.^^^g^^^,^ 9'J«
* Si auliéu de i33,ia d^cïâeiA
. Ai
I'REMIi;F.K PARTIK.
Les résultats sont :
utlAiedc ^ii,--i-,«„«9„».„,„î!™. \ renferment içhflS
On voit qu'après la décompoaiiion mutnelle desdeni BeU, l'oxyde contena dans le sullate de baryte con&nl 19,96 d'oxygène , comme dans le sulfate de potasse ;ct que l'azotate de potasse en renfeime 14^76 comme l'aiotate de baryte, â on suppose qu'au lieu d'employer 1 35,ti d'adde azotique , on n'a fait usage que de 100 partiesde cet acide.
11 est donc évident j â on veut généraliser la propOEÎtion, que la quantité de potasse qui renferme t^,^ d'oxygène, est à une quantité de soude ou de baryte, on d'une base quelconque contenant 19,96 d'oxygène, comme une quantité de potasse renfermant lij^^ d'oiy gène , est à une quantité de soude ou de toute autre base,
oxydes en contact avec les acides , après les avoir réduits en poudre fine y ou mieux encore lorsqu^'ils sont récemment préparés et gélatineux : la combinaison a lieu tantôt avec dégagement de calorique y tantôt sans aucun phénomène sensible ; dans certains cas y on ne peut l'opérer qu'en élevant un peu la température y mais le plus souvent elle se fait très bien à froid : on peut se procurer tous les sels par ce procédé. 2"* On les obtient aussi presque tous en substituant aux oxydes leurs carbonates : dans ce cas^ il y a effervescence. 3* Presque tous les sels insolubles peuvent être préparés par la voie des doubles décompoâtions : ainsi le sullate de baryte insoluble peut être obtenu au moyen du sulfate de potasse et de l'azotate de baryte , sels qui se décomposent mutuellement y parce qu'ils peuvent donner naissance à un sel soluble et à un sel insoluble {vqy. p. 4^7 )• H suffit, pour réussir dans la préparation de ces sels ^ de prendre une dissolution saline dont l'acide soit le même que celui du sel insoluble que l'on veut avoir y et de la verser dans une autre dissolution saline dont l^oxyde soit aussi le même que celui du sel insoluble que Ton cherche à obtenir, pourvu toutefois que les deux dissolutions puissent donner naissance à un sel soluble et à un sel insoluble. Ainsi, dans l'exemple que nous avons choisi, pour avoir le suKate de baryte insoluble , on emploie deux dissolutions , dont l'une renferme Facide sulfurique et l'autre la baryte. Si l'on voulait préparer du phosphate de chaux insoluble, on prendrait ime dissolution de phosphate de potasse ou de soude, et une autre d'azotate de chaux, etc. En général, il faut que les dissolutions salines soient dans un état convenable de saturation. 4** Plusieurs sels peuvent être obtenus en faisant agir les métaux sur les acides concentrés : il y a décomposition d'une partie de l'acide , oxydation du métal , et combinaison de l'oxyde avec l'acide non décomposé : exemple , acide sulfurique concentré et mercure. Il y a des cas où il faut élever la température ; d'autres, au