‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 82 sur 106 · DES OXYDES ALCALINS · texte numérisé non relu

DES OXYDES ALCALINS

lorsqu'on les met dans Teau y le sulfure se dtssoulrll avec la portion de sulfate produit ^ si toutefois celui-d est solubie. Nous renverrons^ pour plus de détails^ aux Mémoires de MM. Gay-Lussac ^ Vauquelin ^ Berzélius et Berthier y et aux articles sulfates et sulfures. (Voj. pag. 44^ c^ ^00, et Ann. de Chimie et de Phjrsiqûe, tom. vî;

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Lorsqu^on fait bouillir de Teau^ du soi{fhe et iin de ces alcalis y on obtient un véritable poïy-sulfure soluble^ et un hypo-sulfite soluble ou insoluble. ( f^. chacun de ces oxydes en particulier. )

Action du chlore, de Viode et du brome sur les alcalis. Si Ton fait passer du chlore gazeux parfaitement desséché à travers un tube de porcelaine contenant Tun ou l'autre de ces oxydes , et fortement chaufle y il se fôrmç un chlorure métallique^ de l'oxygène, et Toxyde se dégage. Les phénomènes varient si on fait arriver le courant de gaz dans de Téau tenant Toxydc en dissolution ou en suspension à la température ordinaire ; il se produit alors le plus souvent un chlorite et un chlorure métallique y ce qui peut s'expliquer aisément en admettant la décomposition de Toxyde y dont l'oxygène se porte sur le chlore pour former fadde chloreux y tandis que le métal s'uidt à une autre portion de chlore. — Si la dissolution de l'oxyde était très étendue , il se produirait un hjrpo" chlorite et un chlorure métalUqus composé que Ton a désigné jusqu'à présent sous le nom de chlorure de potasse ^ de soude j de chaux y etc. Parmi les faits qui tendent à prouver que les chlorures d'oxydes sont des composés d*hypo-chlorite d'oxyde et d'un chlorure métallique y nous citerons le suivant :

Que Ton fasse arriver du chlore gazeux dans tme dissolution saturée de chlorure de potassiom y on ne tardera pas à remarquer qu'une portion de ce chlorure cristallise ; donc il s'est formé du chlorure de potassium, qui, se trouvant en plus grande quantité f que

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l'eau ne peut en cUasoudrcj s'est déposé ; mais s'il s'est prodi^t du chlonire de potassium , il faut admettre qne lecblore gazeux a décomposé une portion de potasse, qu'il s'est'emparéàlafois^ du potassium pour donnernaissanu à du chlorure depotassiiun, et de l'oxygène pour former un adde que l'on croit être un acide particulier , distincl des autres acides composés d'oxygène et de chlore, et qne l'on déagne sous le nom d'acide hypo-chloreux.

L'action de l'iode sur ces oxydes dissous ou suspendus dans l'eau est analogue à celle du chlore ; il se forme de l'iodite peu soluble et un iodure métaUique très soluble.

Le brome ^t sur les oxydes alcalins comme le chlore et l'iode.

Lapotasse, la soude, la chaux et la baryte , sur-tout lorsqu'on les mêle avec l'eau, foiu'nissenl de l'ammoniaque , si on les chauffe jusqu'au rouge avec certains métaux, tels que le potassium^ le fer, le zinc , l'étainj le plomï) et l'arsenic ; tandis que ces mêmes oxydes , chauffés seuls , n'en donnent point. Quelle peut être , dans ce cas , la source de l'azote , sans lequel il est impossible de concevoir la fonuation de l'ammoniaque ? l'oxyde alca-

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