‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 83 sur 106 · DU CALCIUM · texte numérisé non relu

DU CALCIUM

Ils se combinent à merveille avec tons les acides , et forment des sels qui sont sohibles on insolubles dans Feau.

Des Sels formés par les métaux de la première

classe.

Les dissolutions des sels de la première classe ne sont décomposées ni troublées par ranunoniaque^ ni par les sulfures solubles , ni par le cyanure jaune de potassium et de fer; ces caractères suffisent pour les distinguer des sels des autres classes.

Du Calcium.

Le calcium ne se trouve jamais dans la nature qu*à rétat de phtorure, de chlorare, etc., ou à l'état d'oxyde combiné avec divers acides , c'est-à-dire à l'état de sel. Ce métal n'a été obtenu qu'en très petite quantité, en sorte qu'il a été impossible d'étudier toutes ses propriétés: on sait qu'il est blanc ^ très brillant, et qu'il absorbe l'oxygène avec beaucoup de rapidité, pour passer a l'état d'oxydé; il est susceptible de former deux oxydes. Il existe au moins deux sulfures de calcium. Berzélius en admet trois. Le proto^suffure est incolore, d'une saveur acre et amère : on n'a pas essayé de l'obtenir cristallisé ; il résulte de l'action du charbon sur le sulfate de chaux à une (orte chaleur, ou de celle de l'acide sulfhydrique sur de la chaux suspendue dans l'eau. Il est formé d'un atome de soufre et d'un atome de calcium, i"" Le bisulfure hydraté en cristaux jaunes orangés, soluble dans 4oo parties d'eau à lô*" •+• o"* ; il est le résultat de l'action de l'eau bouillante et du soufre sur la chaux, tl" Le persuffijure qui s'obtient en faisant bouilUr le proto-sulfure avec de l'eau et du soufre.

Le phosphore peut former avec le calcium un phos-

46% pubmi^s partie.

phure brunâtre, qui décompose l'eau en dégageant de l'hydrogène phosphore Bpontancment inflammable, et en donnant naissance à de l'hypo-phosphite de chaux j il ed formé d'un atome de calcium et d'un atome de phosphore. Celui que l'pn pbtient en traitant la chaux à \m température élevée par le phosphore, contient du phosphate de chaux ( f^. pag. 4'î4)-

Le chlore f uni au calcium, donne un chlorure que l'on trouve dans les eaux de plusieurs fontaines et dans les matériaux salpûtrés, et qui a été long-temps désigné um les noms de muriale de chaux desséché, à'ammoma^ue fixe. Si on le chauffe dans un creuset, jl éprouve d'abord la fusion aqueuse s'il contient de l'eau, puis la fusion ignée; dans ce dernier état, il constitue le phosphore é Homberg; on l'a appelé ainsi, parce qu'après avoir été fondu et refroidi, il devient lumineux pi^r le frottcmenl, Sur-lout dans l'obscurité; dans cet état, ilestdenû-transparent, lamelieux, fixe, et ne conduit point rélectricité; sa saveur est ;'.crcj piquante et amère; il se dissout dans le quart de son poids d'eau à i5"; et il n'exige que la moitié de son poids du même liquide à o"; il attire puis^ samment l'bumidilé de l'air, ce qui le lend d'un très grand psage pour dessiitihcr les gaz , et pour obtenir des froids artiâciels. Sa dissolution aqueuse évaporée fournit it

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grande partie £i>rmé par ce chlorure ; il n^est eu effet vàéié que d'un peu de chaux , dont on le débaiffOflse aisément en traitant par Teau froide qui dissout rapidement tout le chlcmire.

Viode peut soupir au calcium et Ipnaer uA iodure composé d'un atome de métal et de deux atomes d'iode ; il est fusible au*dessu4 de la chaleur rouge ^ déliquescent et très soluble dans Teau. On l'obtient en combinant la phfLux â l^acide sulfhydrique et en calcinant fortement le jurotQxyde.

Le calcium eiuste très abondamment dans la uature combiné avec le phtore : ce composé ne peut pas être obtenu directement. Les minéralogistes le désignent sous le nom de spath fluor. Il est tantôt pur, incolore, cristallisé en cubes ou en octaèdres; tantôt, et le plua souvent, il est cpmbiné avec le silex , de l'argUe , etc. : alors il est coloré en bleu, en violet, en jaune ou en rose; il existe taa. France, en Saxe et en Angleterre. Il est insoluble dans Feau, insipide et inaltérable à Fair; il se dissout dans Tacide phtorhydrique. Si l'on jette sur les charbons rouges les cristaux cubiques fournis par la nature, ils décr^itent légèrement ; chauffés plus fortement , ik fondent et donnent un verre tran^arent. On l'en^loie (fena la préparation des acides phtorhydrique, phtoro-borique et phtwoiiUcîque, etc. {Fvy. pour les autres propriétés, de ce corps , les caractères des phtorures , p. 4 1 1 0 H est formé de S2>27 de calcium < t atome) et de a33>So de phtore (% atomes).

Préparation du Calcium. On prend un açl de chaux $ On en fait une pâte avec de l'eau; on lui donne la forme d'une petke capsule dans laquelle on met du mercure métalMque; on la place sur une plaque métallique, et on la soumet à Vaction d'un courant électrique, de manière que le fil vitré de la pile communique avec La plaque, et le fil résineux avec le mercure : bientôt après ^ l'adde et l'oxygène de l'oxyde sont attirés par le fil vitré , tandis que le cal-

464 phemièhe partie.

<dum l'est par le fll résineux , et se combine avec le mercnre; on distille cet amalgame dans une petite cornue contenant de l'huile de naphte pour empêcher l'oxydadoD do métal : cette huile et le mercure se vf^tilisent, et te métal que l'on cherche à obtenir rené dans la cornue.

Du protoxyde de Calcium (chaux).

La chaux est un des produits que l'on trouve le plus abondamment dans la nutnre , quoiqu'on ne la rencontre jamais pure ; le plus souvent elle est combinée avec les acides carbonique,' euUiiriqae^ phosphorique et azotique.

La chaux pure est blanche *, d'une saveur âcrej caïay tique , verdissant fortement le ^op de violettes , et rougissant la couleur du curcuma; son poids spécifique est de i,i. Si on élève fortement sa température au moyen du chalinuau à gaz de Brooli, elle fond et donne des lobules vitrifiés qtii ont la couleur de la cire jaune; cette fusion est accompagnée d'une flamme de couleur pourpre, et n'aui ait pas lieu au feu le plus violent de nos fonmeuix. Soumise à l'acUon de la pile voltaïque , la chaux se dé-

I)K LA CHArx. 4<>^

ceplible de décomposer Tenu et de se transformer en phosphate de chaux insoluble^ en hypo-phosphite de chaux soluble^ et en gaz hydrogène phosphore qui se dégage et s'enflanime spontanément lorsqu'il est en contact avec Fair j d'où il suit que le phosphore s'empare à la fois de l'oxygène et de l'hydrogène de l'eau. Pour obtenir ce phosphure ^ on met au fond d'un tube de verre ^ recouvert d'un lut argileux et fermé par un bout , environ un gros de phosphore coupé en petits morceaux^ et pardessus 2 ou 3 gros de chaux finement pulvérisée : on dispose le tube de manière à en faire passer l'extrémité inférieure d^environ un pouce à travers la grille; on met quelques charbons rouges autour de la partie du tube qui contient l'oxyde , et on élève la température jusqu'à le faire rougir ; alors on réduit le phosphore en vapeurs , à l'aide d'autres charbons dont on entoure la partie inférieure du, tube qui est au-dessous do la grille ; le phosphore tra^^rse l'oxyde, le décompose en partie, s'empare de son oxygène, passe à l'état diacide phosphorique, qui s^unit à la portion de chaux non décomposée; tandis que le calcium pi ovenant de l'oxyde décomposé se combine à une partie de phosphore pour donner naissance au phosphure dont nous parlons; l'excès de phosphore 'se répand dans l'air, en absorbe l'oxygène et produit une flamme très éclatante^

Le soufre agit également sur la chaux ; il suffit pour cela de le chairffer jusqu'au rouge avec elle; le proto-sulfure qui en résulte est mêlé d^hypb-sulfite de chaux soluble; si on le met dans Teau, il se dissout et fournit un solutum incolore. Le sulfure que l'on obtient au contraire en faisant bouillir la chaux et le soufre avec de Teau est un véritable bisulfure susceptible de fournir des cristaux jaunes; il se produit également de l'hjrpo-sulfite de chaux soluble, l'oxygène d'une partie de la chaux s'étant porté sur le soufre pour former de l'acide hypo-sulfiu-eux {voyez p. 459).

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r^ ■■-h.'iui M ':;:ciiiûe ivic ï-ut/.^ à une température roiig* "ans <piH ie dêiiaç» du jii oxygène; il en résnlle un »ûus-iû'ii:r'î -i: ihiiux 'fj- ^eniit fortement le sirop de vioiftttfts. On p-Ti.t rirp^Hi^-it ctteoir uq iodure de cri- (.ium tn càlciriij.-.-. :'.:rt.;ni:u': ui chaos et l'acide iodhy- (iriqaf..

Si l'on fait p^is^ti dachl:-ri' g^eiix parfaitement sec à travftrs dti protoxyde de calcium, dcut la température a f-té éle\'ée dans un tube de porcelaine , on obtient du gai oxygène et dn f;hlorure de c^jlcium. En faisant'arriver du r;hlorfî gazeux sur de la chiui cjteinte. en poudre fineet di'^Utjrée dans l'eau, il se forme un produit généralement r,onnu sous le nom de c.';.''jriift?iJ(?fftrfHX,etqiic nous avons dit i V. Hypo-chloriies <!-tre regardé aujoiu'd'liui comme lin composé d'h^^io-chlùrile de chaux et de chlorure de calcium. Si, au lieu d'agir ainsi, on combine le chlore gazeux avec de la chaux vire hydratée, fortement pnlréri»<<-c, on obUent un composé analogue sec, contenant pIiiR <le chaux que le précédent. Voici les proportions des principe» constituants de ces produits, indiquées par les chîmi^iles qui les ont considérés comme des chlorures

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