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DES SELS DE MANGANÈSE

Sulfate de sesquioxyde, Mii20^, SSO^. — On l’oblieiit en faisant agir <à froid du bioxyde de manganèse sur l’acide sulfurique concentré ou étendu d’eau ; à l’aide d’une très-douce chaleur, on parvient à faire dissoudre une plus grande quantité de bioxyde, qui se trouve probablement transformé en sesquioxyde et en acide permanganique. Calciné avec de la potasse ou de la soude, il fournit du caméléon. Mêlé avec du sulfate de potasse ou d’ammoniaque et évaporé, il donne des octaèdres qui constituent un véritable alun manganésienMn203,3S03,K0,S03,24H0. 11 sert à reconnaître les corps avides d’oxygène, qui jouissent, comme je l’ai déjà dit, de la propriété de le décolorer.

Emploi des préparations de manganèse en médecine. D’après M. Hannon , les préparations de manganèse sont indiquées dans les affections qui ont profondément débilité l’organisme; elles doivent être placées sur la même ligne que les préparations martiales. Elles ne présentent pas d’incompatibilités avec les autres toniques usités en thérapeutique; ainsi, comme le tannin ne les précipite pas, on peut les administrer avec une foule de substances astringentes, qui altèrent au contraire les composés ferrugineux. Elles s’assimilent avec une grande rapidité, ce qui fait qu’on ne doit pas les employer aussi longtemps que les préparations martiales. On s’en est servi avec succès dans l’anémie produite par un étal nerveux chlorotique, par des hémorrhagies traumatiques, par un mauvais régime, par l’épuisement, par une cachexie quelconque, par les scrofules, par la syphilis ; on les a également employées pour prévenir le retour de lièvres intermittentes, pour dissiper laleucophlegmasie et les engorgements de la rate qui succèdent à ces fièvres longtemps prolongées, pour combattre le catarrhe uréthro-vaginal chlorotique, les blennorrhagies chroniques, etc. On les applique aussi à l’extérieur comme astringentes.— Les préparations usitées sont le protoxyde, le carbonate, le phosphate (insolubles), puis le tartrate, le malate, l’iodure et le chlorure (solubles). Il convient de commencer d’abord par les composés insolubles : les doses sont à peu près les mêmes que pour les préparations ferrugineuses {Journal de pharmacie , juillet, septembre et novembre 1849). Il est juste de dire que, dès l’année 1793, Schrodler avait employé le bioxyde de manganèse dans le traitement des fièvres inflammatoires, et que depuis, Brera, Jacques, Jadelot, Gallot, Morelot et Kapp, en ont proposé l’usage daus un grand nombre d’affections internes ou externes.

DV ZlIVC. Zd. Équivalent = 406,6 (1).

On ne trouve jamais ce métal pur dans la nature; il existe : 1" à l’état de calamine, minerai dans lequel il entre, entre autres produits, de l’oxyde de zinc, du silicate du même métal, et quelquefois du carbonate (voy. la note de la p. 474); 2° à l’état de zinc oxydé ferrifère, manganésifère ou aluminifère ; 3” à l’éiat de blende (sulfure de zinc et de fer) ; 4° à l’état de carbonate et de sulfate. Le zinc est un métal solide, d’une couleur blanche bleuâtre, d’une odeur particulière, d’une structure lamelleuse, peu dur; son poids spécifique est de 7,20 s’il a été laminé, et de 6,86 s’il a été simplement fondu ; il est ductile ; à 130“ ou à 150“ c., il est malléable ; à 200", il est très-cassant et peut être pulvérisé.

Chauffé dans une cornue de grès, sans le contact de l’air, il fond à 412“ c., et cristallise en prismes hexagones si on le laisse refroidir lentement; il se volatilise et bout si on le chauffe jusqu’au rouge blanc ; la vapeur qui en résulte se condense en partie dans le col de la cornue, en partie dans le récipient dans lequel on a mis de l’eau. Si le zinc fondu est en contact avec le gaz oxygène, et qu’on l’agite, il absorbe ce gaz avec énergie ; il y a dégagement de calorique , et il se produit une belle flamme blanche tirant un peu sur le bleu verdâtre , extrêmement éclatante : le zinc passe à l’état de protoxyde blanc. L’air atmosphérique agit sur lui de la même manière, mais avec moins d’intensité, comme on 'peut s’en assurer en faisant fondre ce métal dans un creuset ouvert, et en l’agitant : l’oxyde blanc formé est entraîné par l’air dans l’atmosphère, en raison de sa légèreté; il est évident que dans cette expérience l’azote est mis à nu. L’oxygène et l’air secs n’agissent pas sur le zinc à froid; mais s’ils sont humides, il y a oxydation ; cependant l’action est faible ; il passe aussi en partie à l’état de carbonate, à l’air.

Vhydrogène et le bore n’exercent aucune action sur le zinc. Le carbone ne se combine pas avec lui directement ; toutefois il existe un carbure de zinc noir et pulvérulent qui brûle avec flamme sur les charbons ardents, et que l’on obtient en chauffant du cyanure de zinc; on sait d’ailleurs que le zinc du commerce contient toujours un peu de carbone.

Le phosphore ne paraît pas avoir une très-grande tendance à s’unir avec ce métal: cependant on peut opérer cette combinaison en jetant

, 1) Le poids de l’équivalent du zinc serait de 414 d’après M. Jacquelaia , et de 512,63 d'après M. Favre.

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